Cookies

Utilisation des cookies

Pour le bon fonctionnement du site, nous utilisons des cookies techniques qui permettent de gérer votre connexion.
Nous utilisons des cookies Google Analytics pour le suivi anonyme de la navigation. Vous pouvez désactiver ces derniers à tout moment ici.

Confirmation

Par défaut, nous conservons votre acceptation durant 13 mois.
Gérez vos cookies ici.



Personnaliser

Black Book Éditions, le site de référence des jeux de rôle

Casus Belli #5 disponible! 321

Forums > Magazine & Site Internet > Parlons du magazine

avatar
Merci à vous pour ces remarques et contradictions constructives. Je suis tout prêt à changer de point de vue, d'autant plus facilement que, ainsi que je l'ai dit, quoi que je pense de la relation client / marchand, je suis aussi un lecteur qui apprécie d'avoir du contenu de qualité et pas spécialement à cheval sur les délais (même si, comme tous les sales gosses lecteurs de ce forum, je trépigne toujours d'impatience à l'idée de trouver "mon" Casus dans la boîte aux lettres).
Je reconnais que le marché du JdR est sans doute particulier, et que, finalement, c'est à tout point de vue une "niche", c'est à dire une activité animée par des passionnés, trop marginale pour être réellement rentable économiquement. C'est effectivement un élément important et qui m'échappe, ne travaillant pas du tout dans ce domaine. Effectivement, ça change la donne. Mon voisin fait partie d'une chorale d'amateurs, mais de haut niveau, et j'assiste régulièrement à ses concerts. il ne me viendrait pas à l'idée de me plaindre parce que son concert du mois de janvier a été annulé, faute de financement. OK. Ma comparaison n'est pas très bonne, mais je pense que j'ai saisi l'idée.
Probablement est-ce du également au fait que j'ai connu Casus à l'époque des tirages importants, où il y avait une place pour un magazine de JdR professionnel, c'est à dire permettant aux rédacteurs de vivre de leur plume. Encore une fois, je n'ai pas la connaissance de l'état du marché, pas plus à l'époque qu'aujourd'hui.
Je comprends du coup les remarques de Kobbold, de Ralph B. et de manière plus générale, de ceux qui fournissent du contenu. Puisque, de toute façon, ce n'est pas le JdR qui vous fait vivre, alors c'est votre avis qui prime, et votre décision de produire de la qualité, un contenu dont vous pouvez être fier. D'accord. Mais de fait, la remarque dans mon post initial qui consistait à dire qu'en adoptant ce point de vue, vous prenez aussi le risque de ne pas être lu, ou en tout cas, par un nombre réduit, trouve toute sa pertinence.
Kobbold donne une comparaison avec la télé, c'est bien vu. Tu cites (je me permets le tutoiement) l'Ile des Vérités et Kaamelott. On pourrait également faire remarquer que TF1 et Arte n'ont pas la même audience, alors qu'une chaîne essaie de nous ouvrir l'esprit en présentant des programmes inédits et intelligents, quand l'autre vend du temps de cerveau disponible. L'une a fait le choix de la qualité au détriment de l'audience, tandis que l'autre à fait le choix diamétralement opposé. Nous savons tous, hélas, laquelle risquerait de disparaitre si les financements et subventions de l'audiovisuel français disparaissaient.
De fait, de la même manière qu'Arte assume son statut de chaîne de télé élitiste et à faible audience, j'ai l'impression -et c'est là que je veux en venir- que l'on s'enferme plus ou moins volontairement dans cette logique de niche, ou qu'on la "subie" en prenant ce fait pour acquis :
- le marché est trop petit et ne permet pas à des "professionnels" d'exister (au sens "ils ne vivent que de ça")
- donc on est sur un marché de niche, animé par des passionnés quasiment non rémunérés
- donc on produit de la qualité, faites par des passionnés, pour d'autres passionnés, et c'est le seul critère qui compte (et c'est très logique dans ce contexte de lecteurs et de rédacteurs animés d'une même passion)
- donc on a certains des défauts de l'édition amateur : obligation de changer le contenu à la dernière minute parce qu'un auteur qui devait fournir à lui seul 20% du magazine n'est pas prêt à temps, retard chronique parce que nos sous-traitants s'occupent de nous quand ils ont le temps et que l'on ne peut pas y faire grand chose
- donc on déroute un peu les lecteurs, on risque fortement de décevoir ceux qui croyaient encore à une édition "professionnelle" (au sens que j'ai défini plus haut), on donne moins de visibilité au magazine qui ne sort pas selon la périodicité annoncée
- donc on risque de réduire sa base de lecteurs
- donc on se retrouve encore plus sur un marché de niche
- etc...
Si ce fonctionnement est un choix conscient, très bien. Si, tout simplement, il n'y en a pas d'autre possible (encore une fois, l'édition et le JdR sont deux "marchés" que je ne connais pas), alors OK.
Simplement, je trouve cela un peu dommage, d'une part parce que l'équipe qui fabrique le magazine a largement le niveau "professionnel", et d'autre part parce qu'il me semble évident que ce genre de logique ou de fonctionnement, même s'il est subi et qu'il n'est pas possible d'en changer, ne permet hélas pas des aventures à très long terme (j'en veux pour preuve....Casus Belli, dans ses incarnations 2 et 3)
Moi, je veux bien changer de point de vue, et dire "non, je ne suis pas un lecteur, qui paye un abonnement à un marchand de magazine pour avoir le droit de recevoir une publication, mais je suis un passionné de JdR, qui donne un peu d'argent à une équipe d'autres passionnés, pour qu'ils puissent prendre sur leur temps libre afin d'écrire des articles de qualité, et, lorsque suffisamment de matériel a été créé, me faire parvenir un magazine de qualité, sans en être de leur poche". D'ailleurs, à vrai dire, c'est déjà l'état d'esprit dans lequel je suis, lorsque benoîtement je m'abonne à chaque version de Casus et que je reçois.... 1 seul magazine.
Simplement, si c'est la logique, je ne crois pas que cela puisse durer très longtemps (et je le déplore), car au bout d'un moment, quoi qu'il arrive, devant la somme colossale d'énergie qui doit être mise en jeu (et qui se perçoit justement dans la haute qualité du mag'), la réalité économique agit comme une puissante force de rappel.
Par ailleurs, il me semble que c'est aussi une question d'état d'esprit.
Pour expliquer mon point de vue, je vais faire une petite digression. Je suis consultant, dans un domaine hyper spécialisé, et mes clients sont parmi les premières entreprises mondiales (du genre de celle qui ont un peu ruiné la planète...). Il y a peu, étrangement alors que nous évoluons dans des milieux radicalement différents, j'ai été confronté au même type de choix. Avec la crise économique, mes clients se sont mis à fixer des délais et des budgets déraisonnables, voire totalement irréalistes. Alors que pendant longtemps on me fournissait les moyens matériels de produire de la qualité et d'obtenir pour mes clients des résultats dont je pouvais légitimement être fier, soudainement, j'ai du choisir entre m'agripper fermement à mes valeurs et à mes hauts standards de qualité (après tous, il y a des milliers de personnes comme vous et moi qui au quotidien utilisent les produits que je mets en place), et me voir donc progressivement sorti du marché ; Soit donner à mes clients ce qu'il est humainement possible de faire avec les moyens qui me sont alloués, c'est à dire pour être clair, sacrifier la qualité.
C'est mon travail et la soupe est bonne, alors j'ai choisi la seconde solution. Intellectuellement, ça n'est pas très satisfaisant, et psychologiquement, ça n'est pas très motivant de savoir que l'on a contenter le client en lui donnant ce qu'il attendait, mais qu'il n'y a franchement pas lieu d'en être fier.
J'ai finalement résolu le problème en revoyant la manière dont je travaille et mon positionnement sur le marché, et c'est là où je veux en venir en disant que ce n'est peut être qu'un état d'esprit à avoir : les conditions de marché changent et ne permettent plus de travailler comme avant, nous confrontant à un choix insoluble (vendre de la daube et gagner sa vie, ou s'accrocher à ses valeurs comme avant et devoir rapidement se trouver un nouveau job) ; Alors revoyons le business model, changeons le positionnement et les méthode, bref, faisons évoluer le produit, pour qu'avec des conditions de marché devenues plus difficiles, il soit toujours possible de produire un résultat satisfaisant, qui correspond au besoin et ne sacrifie pas à la qualité.
L'édition papier est, me semble t'il, en perte de vitesse. Si des grands quotidiens d'information qui tirent encore en dizaines de milliers d'exemplaires sont au bord du gouffre, que penser de l'avenir d'une petite publication spécialisée comme Casus Belli ? Par ailleurs, la fin prématurée de pas moins de 3 précédentes incarnations doit également faire réfléchir. A ce propos, on peut d'ailleurs noter un beau paradoxe : quand on interroge les lecteurs sur le contenu qu'ils souhaitent, basiquement la réponse est "exactement la même chose que dans les versions précédentes". Oui, mais les versions précédentes, elles se sont cassées la gueule !
De fait, plutôt que d'accepter cet état de fait et les risques portés par un journal "de passionnés, fait pour les passionnés", ne pourrait-on revoir le modèle ?
N'y connaissant rien, je vais sans doute dire des bêtises, mais je propose quand même, car il me semble qu'il y a plein de pistes :
- Faire participer la communauté à la rédaction du contenu. De ce point de vue, le GROG me semble un très bon exemple. Bien entendu, ce n'est pas le même contenu que Casus, mais quelle longévité ! Et quelle base de donnée, avec des critiques souvent de qualité, constituée, si je ne m'abuse, sans rémunérer personne. Parmi les rôlistes, combien ont un jeu amateur intéressant dans les tiroirs ? Des aides de jeu intéressantes à proposer (il n'y a qu'à voir le contenu des forums !) ? Combien sont capable, de temps en temps, de rédiger la critique d'un bouquin qu'ils ont lu et accepteraient de fournir gratuitement ce contenu ? Mais peut être n'est-ce pas possible pour des raisons légales
- Avec le numérique, il y a également pas mal de possibilités, pourquoi se contenter d'un PDF ? On parle souvent de la presse et de l'impossibilité d'évoluer vers un modèle en ligne payant. Le jeu de rôle et la qualité fournie par Casus Belli sont justement ce qui pourrait me convaincre de payer quelques euros par mois pour accéder à un magazine en ligne. Sans compter la richesse de contenu que cela autorise (liens directs vers les éditeurs ou produits cités, interview sous forme de vidéo...). De plus, plutôt que recevoir 250 pages tous les deux mois, la mise à jour pourrait être hebdomadaire, voire au fil de l'eau. Concrètement, ça revient au même, mais avoir 30 pages toutes les semaines plutôt que 250 tous les 2 mois me donnerait certainement l'impression d'en avoir plus pour mon argent et créerait sans doute un lien plus fort entre les lecteurs / acheteurs et les rédacteurs, puisque c'est toutes les semaines que je me connecterais au site. Last but not least, si quelque chose est en retard, ça ne serait pas bien grave, il y aurait quand même du contenu hebdomadaire nouveau, juste 15 pages au lieu de 30.
- Casus est la propriété de BBE, pourquoi ne pas essayer de créer plus de synergies entre les deux entités ? Il ne s'agit pas de remettre en cause l'impartialité des rédacteurs, mais, par exemple et de manière triviale, pourquoi ne pas proposer des classes de perso inédites dans Casus ? (Ouais, le truc de base que tous les mag de JdR faisaient dans les années 90). C'est bête comme exemple, mais l'idée derrière est de permettre à du contenu plus "qualitatif" d'exister à perte en le finançant avec du contenu plus "facile" et susceptible de plaire et d'attirer le plus grand nombre. Un peu comme les maisons de haute-couture financent leurs défilés dispendieux avec la vente de parfum, largement bénéficiaire.
- Autre piste intéressante tirée de Casus Belli n°5 : le financement communautaire de type "kick-starter".
Bref, puisque la presse "papier" est en perte de vitesse, repenser la relation entre le lecteur et le fournisseur de contenu, et essayer de trouver de nouveaux moyens de diffuser l'information et d'être rémunéré pour cela. Je ne doute pas que cette réflexion ait déjà été engagée, alors je me pose la question : pourquoi ai-je toujours entre les mains un magazine papier qui, c'est confirmé par Ralph et Kobbold, ne permet pas à ceux qui le produisent avec talent d'en tirer une contrepartie autre que la satisfaction morale d'avoir fait du bon boulot, et pourquoi à la lecture du contenu du numéro à venir, me demandais-je toujours si je l'aurais effectivement entre les mains, ce numéro à venir ?
PS pour pheres : je rédigeais cette réponse beaucoup trop longue pendant que tu écrivais la tienne. Il n'est bien sur pas question de devenir riche avec le JdR. Quoi que quelques uns aient pu le devenir, on sait tous que la probabilité doit être la même que celle de gagner au loto. Mais entre ça et être en permanence sur la corde raide, comme le sont pas mal de publication spécialisées, il doit être possible de trouver un juste milieu, ce juste milieu étant "permettre à des passionnés de pouvoir sereinement et à long terme fournir leur dose régulière d'information relative au JdR à d'autres passionnés avide de cette information".
De la même manière, nous sommes clairement d'avis divergents lorsque je pose la question "ne faudrait-il pas fournir au lecteur ce qu'il demande, même si ça n'est pas terrible ?" et que tu réponds "Casus doit être fait par les rédacteurs, et non par les clients". Tu noteras d'ailleurs que je pose la question en sous-entendant "afin d'assurer la pérennité du journal" mais que personnellement ce n'est pas ce que je souhaite. Entre ces deux points de vue extrêmes, il y a certainement place pour toute une zone de gris qui consiste à fidéliser les lecteurs en leur donnant ce qu'ils veulent, tout en réservant une part du magazine à l'expérimentation des auteurs.
L'exemple du club de foot est pas mal. Même si sur le fond, tu as bien entendu raison, j'aurais tendance à penser que si les petits sont contents de faire du foot pendant 3 semaines, et rien que du foot, pourquoi ne pas les contenter ? (moi, avec les petits, j'adopte toujours le chemin de la moindre résistance. Heureusement, je n'ai pas de gamins !)
Par ailleurs, dans un domaine plus proche du JdR car artistique : combien de chanteurs ont écoulés des millions d'albums sans jamais se renouveler, produisant à chaque fois la même chose parce que c'est ce qui plaisait au public, puis, bien légitimement, en ont eu marre et on sorti des albums conceptuels, expérimentaux, qui leur plaisaient vraiment.... et les ont mis sur la paille parce que ce n'est pas ce que le public voulait entendre ? J'ai des exemples en tête.
Mais encore une fois, c'est ce que j'ai essayé de proposer dans ce post, il doit certainement être possible de réfléchir à un moyen évitant d'être confronté au choix entre produire de la qualité sans pouvoir en vivre, et fournir du "low-cost" à la masse afin de perdurer. Ce que je veux dire, c'est que si on pose le problème uniquement en ces termes, alors oui, ça ne peut que mal finir. Il faut remettre les fondamentaux en question afin d'éviter que ce choix se présente. Peut-être est-ce impossible et suis-je simplement trop optimiste de penser qu'il n'y a point de problème que l'inventivité humaine ne puisse résoudre ? Mais avec toute la matière grise contenue dans les pages du magazine et sur ce forum, je crois que j'ai au contraire de bonnes raisons d'être optimiste. Réfléchissons, posons des questions, renversons les acquis, inventons. A la rigueur et pour être volontairement provocant : pourquoi Casus Belli devrait-il avoir la forme d'un magazine, et pourquoi devrait-il parler de jeu de rôles ?
avatar
Apprendre à résumer sa pensée et ne pas partir dans tous les sens, c'est bien aussi.
Parce que là te lire est assez pénible. J'ai l'impression d'un concours de celui qui écrira le plus gros pavé.
Et on commence à s'éloigner du sujet qui est le Casus n°5. Smiley
D'ailleurs, je n'ai toujours pas reçu mon exemplaire. Est-ce normal ?  Smiley
avatar
il doit certainement être possible de réfléchir à un moyen évitant d'être confronté au choix entre produire de la qualité sans pouvoir en vivre, et fournir du "low-cost" à la masse afin de perdurer. Zazen
Faux problème. Il n'y a pas de masse dans le milieu du JdR. Même en sortant régulièrement CB, à date fixe, avec du contenu plaisant à tous les rolistes, tu en écoulera combien ? Tu resteras toujours un petit face à un imprimeur ou un routeur.
Le reste, c'est une agréable construction intellectuelle...
avatar
Je trouve que Zazen avait de bons arguments, bien présentés. Les réduire à "le client est roi" me semble un peu cavalier.
K.

En même temps, c'est le sentiment que j'ai eu, mais j'ai été influencé par le reste de la discussion aussi!
Mais c'est vrai qu'il faut se méfier des forums, on y discute parfois pendant des heures sur des problèmes que l'on réglerait en 5 minutes si on étais tous réunis autour d'une table...
avatar
Bien d'accord avec Pheres (et Ralph juste au dessus).
Mais je suis pas sûr que certains soient capables de comprendre cet état de fait. Comme ils ont beau dire qu'ils ne seront plus "clients", ils continueront de venir déverser leurs demandes abracadabrantes ("me faut un Casus sur mesure") sur le forum (et peut être acheter malgré tout, parce qu'un petit peu sera toujours mieux que rien du tout).
avatar
Apprendre à résumer sa pensée et ne pas partir dans tous les sens, c'est bien aussi.
Parce que là te lire est assez pénible. J'ai l'impression d'un concours de celui qui écrira le plus gros pavé.
Et on commence à s'éloigner du sujet qui est le Casus n°5. Smiley
D'ailleurs, je n'ai toujours pas reçu mon exemplaire. Est-ce normal ?  Smiley
sunao
Bien sur, tu as raison. Mais tout ce qui est compliqué est inutilisable, et tout ce qui est simple est faux. Si on était autour d'une table, comme pheres l'écrit, 5 minutes de débats seraient plus productifs, hélas, le medium est ici l'écrit, et si je veux être constructif, il ne faut pas que ma pensée soit mal interprétée. Alors, oui, c'est trop long.
Mais tu n'es pas obligé de tout lire. D'ailleurs, ta dernière phrase montre que la discussion ne t'intéresse pas, c'est ton droit (elle montre que tu trolles un peu, aussi Smiley )
Faux problème. Il n'y a pas de masse dans le milieu du JdR. Même en sortant régulièrement CB, à date fixe, avec du contenu plaisant à tous les rolistes, tu en écoulera combien ? (...)
Ravachol
Je ne prétends pas avoir raison, et si c'est un faux problème et que l'on ne peut sortir de l'équation "je dois produire un contenu de qualité, ce qui a un coût, et le nombre de personne acceptant de payer est très réduit", alors il y a tout lieu d'être pessimiste.
avatar
@Zazen: P... Tu fais c... avec tes longues réponses, il ma faut du temps pour te lire!!!!  Smiley (je plaisante...)
Sinon, je ne donnais pas l'exemple d'un club de foot, où l'on doit faire du foot, mais d'une colonie de vacance. Où le but est de faire passer de bons moments au gamins tout en leurs ouvrant l'esprit. Il y a un objectif d'éducation, là.
Pour moi, il y a deux logiques qui peuvent être opposées, parfois. La logique consumériste et commerciale pure où le but est d'avoir une entreprise rentable qui génère du bénéfice et dont le seul but est de faire de l'argent. L'important ici, n'étant pas d'enrichir le client (enrichir dans tous les sens), mais de faire suffisamment de fric.
La deuxième est celle qui veut faire partager quelque chose à un maximum de gens, qui bien qu'étant aussi des clients ne sont pas réduit seulement à cet état de fait par l'entreprise...
Je pense que dans le monde du jeu de rôle, le travail est fait par des passionnés, pour des passionnés et que l'on est donc de fait dans la deuxième catégorie...
Je suis d'accord avec toi Zazen, sur un point important, c'est que une entreprise non subventionnée doit être auto-suffisante financièrement et, même si l'on est dans la deuxième catégorie précédente, l'on doit respecter celà. C'est une question de survie (comme tu l'as dit aussi).
Pour info, la dernière mouture de Casus a entrepris la réflexion dont tu parle, pour assurer sa survie, et le fait que le dernier Casus n'est distribué qu'en boutique spécialisée est un des résultats de cette réflexion (Il y a une interview de Stéphane Gallot qui en parle très bien).
avatar
si c'est un faux problème et que l'on ne peut sortir de l'équation "je dois produire un contenu de qualité, ce qui a un coût, et le nombre de personne acceptant de payer est très réduit", alors il y a tout lieu d'être pessimiste.
Zazen
Mais je suis pessimiste sur l'avenir du JdR. Il y a 20 ans, j'achetais mes jeux de plateau dans une boutique de JdR. Aujourd'hui, j'achète mes JdR dans une boutique de jeux de plateau...
avatar
Et bien moi j'ai lu tout les pavés de Zazen. C'est bien construits et les arguments se valent enfin surtout dans le dernier pavé. Ce qui est rassurant c'est  de voir tout le monde vouloir oeuvré pour que l'icone Casus perdure et ca c'est déjà pas mal non ? Après je crois Zazen que tu est peut être trop imprégné de principe économique. Je comprends ton discours car je suis chef d'entreprise, le principe de l'alimentaire ne m'est pas inconnu.
Toutefois je ne crois pas que cela doit s'appliquer dans ce cas là. Au final si on recentre le débat, le problème de départ c'est le retard, rien d'autre ? non ?
Au lieu de débattre autour du système économique on pourrait peut être réfléchir sur un autre problème celui de "instantanéité" de notre société ou toute chose doit être immédiate et de qualité. En un clic je commande et demain c'est chez moi. Tout dois devenir rapide et du coup tout devient éphémère, je sais je philosophe un peu là ! Mais cette "vision" s'amplifie.
Pour revenir au sujet on peut pas demandé a des passionnés de faire de l'alimentaire et en plus de ne pas ou peu se faire rémunérer pour une histoire de date.
Ton métier c'est apparemment ( excuse moi si je me trompe !) l'organisation et l'optimisation, moi dans le mien (je suis tailleur de pierre) on apprend une vieille leçon, il faut du temps pour faire les choses bien et c'est bien sur complètement à contresens des principes économiques actuels (c'est pour cela d'ailleurs que l'on disparaît...)
Moi aussi je suis un abonné de longue date à Casus, et je ne sais pas pourquoi (peut etre l'âge) mais je lis beaucoup plus assidûment cette dernière version ! leur seule erreur est de donner une date de sortie mais je pense que c'est une barrière pour justement arriver à tout boucler dans les temps !
Pour ma part le retard je m'en contrefous car je sais qu'il y a une équipe sérieuse derrière et que le jour ou je le reçoit et bien c'est une bonne surprise ! Je me réabonnerais sans hésitation et j’espère que ces "simples" retard ne causeront pas la perte de notre magasine.
avatar
Bien sur, tu as raison. Mais tout ce qui est compliqué est inutilisable, et tout ce qui est simple est faux.
Mais tu n'es pas obligé de tout lire. D'ailleurs, ta dernière phrase montre que la discussion ne t'intéresse pas, c'est ton droit (elle montre que tu trolles un peu, aussi Smiley )
Zazen

Je donnais juste un conseil sur la concision. C'est assez pénible de lire de longs posts sur un ordinateur.
Alors de longs posts à répétition... Si tu veux toucher plus de monde, apprends à résumer ta pensée sur un forum. Et au fait, cette phrase "Mais tout ce qui est compliqué est inutilisable, et tout ce qui est simple est faux." ne veut absolument rien dire. De plus, j'apprécie moyennement d'être traité de troll.
On ne doit pas avoir la même définition de ce terme.
Vous partez tous en ce moment sur une discussion qui n'a plus rien à voir avec le Casus n°5 qui est pourtant le titre de ce topic. Elle est sans doute intéressante, mais elle n'a rien à faire ici.
Vous n'avez qu'à créer un topic sur le sujet et en discuter. Je ne viendrai pas vous y embêter.
Par contre, ma demande sur l'arrivée du Casus n°5 est légitime. En effet, il y a eu un problème de routeur donc notre Casus n'est pas arrivé la semaine dernière. Mais il n'est pas arrivé pour moi cette semaine dans ma boîte aux lettres. Donc je demandais s'il n'y avait pas un autre souci qui s'était greffé au précédent.
avatar
Je trouve que Zazen avait de bons arguments, bien présentés. Les réduire à "le client est roi" me semble un peu cavalier.
K.

Tout à fait. J'ai d'ailleurs bien fait attention de ne pas tomber dans ce travers, en ciblant mes "victimes". Je sais que la nuance s'est peut-être perdue dans un post bien trop loooong, mais elle est pourtant bien présente (dès la première phrase de mon message d'ailleurs) (et attention aussi aux phrases sorties de leur contexte).
Tu parlais de caricature ? Smiley
avatar
Finalement, si nous divergeons sur les moyens à appliquer, nous sommes d'accord sur le fond. L'objectif n'est pas de dégager des bénéfices, mais quand même de pouvoir durer dans le temps, c'est à dire de ne pas perdre d'argent.
Il y a débat parce que Casus n'est pas un fanzine, qu'il a de hautes ambitions en terme de contenu, de qualité et de quantité, ce qui nécessite plus que la simple bonne volonté des rédacteurs. C'est du coup, ce qui suscite des craintes en terme de pérennité du titre.
Ton métier c'est apparemment ( excuse moi si je me trompe !) l'organisation et l'optimisation arcaen

Tu ne te trompes pas. Mon métier c'est bel et bien de faire toujours plus, toujours plus vite, avec toujours moins. J'avoue également une tendance naturelle à aborder les questions sous l'angle de l'économie, qui est celui que je connais le mieux, et ça explique en grande partie mes prises de position.
PS : et oui, je peux faire court aussi.
avatar
Je donnais juste un conseil sur la concision. C'est assez pénible de lire de longs posts sur un ordinateur. sunao
Une explication ou une solution extrêmement complexe à un problème donné sera, en pratique, impossible à mettre en oeuvre, inutilisable. A l'inverse, une explication simple est nécessairement fausse, car nous évoluons dans un monde physique qui est tout sauf simple.
C'était une maxime que nous citait volontiers mon professeur d'économie et qui me semblait appropriée pour justifier la longueur de la réponse.
Je suggérais par ailleurs que ta dernière phrase était volontairement provocatrice, puisqu'il a été expliqué une bonne dizaine de fois dans ce fil de discussion, que les problèmes de distribution du magazine sont totalement indépendants de l'équipe du magazine, qui peut nous dire quand les Casus sont partis, mais ne peut en aucune manière nous dire quand ils arriveront chez nous. Il n'est donc pas utile de poser la question, et tu n'es pas seul : je n'ai pas reçu le mien.
Je taquinais et n'avais aucunement l'intention de te blesser ou de t'insulter, si c'est ainsi que tu l'as pris, j'en suis navré et te présente mes excuses.
Et maintenant, j'ai du boulot, alors vous êtes tranquille pour ce qui est des post à rallonge  Smiley
avatar
Kobbold donne une comparaison avec la télé, c'est bien vu. Tu cites (je me permets le tutoiement) l'Ile des Vérités et Kaamelott. On pourrait également faire remarquer que TF1 et Arte n'ont pas la même audience, alors qu'une chaîne essaie de nous ouvrir l'esprit en présentant des programmes inédits et intelligents, quand l'autre vend du temps de cerveau disponible. L'une a fait le choix de la qualité au détriment de l'audience, tandis que l'autre à fait le choix diamétralement opposé. Nous savons tous, hélas, laquelle risquerait de disparaitre si les financements et subventions de l'audiovisuel français disparaissaient. Zazen

C'est bien pour ça que je comparais des contenus, et non des médias. Et pour le coup deux contenus qui "marchent" (ou marchaient), sur deux ressorts différents.
TF1 ne produit que peu de contenu de qualité mais ils en importent, par exemple (les diverses séries qu'ils achètent aux US, par exemple)
Bref, tout ça pour dire (et redire) que quel que soit ton niveau (et personnellement je vis de la production de contenu), l'important à mon sens c'est simplement d'être avant tout satisfait de son boulot.
Si ce fonctionnement est un choix conscient, très bien. Si, tout simplement, il n'y en a pas d'autre possible (encore une fois, l'édition et le JdR sont deux "marchés" que je ne connais pas), alors OK.

S'il y en avait une autre possible en france, les éditeurs en seraient plus qu'heureux. Smiley
Simplement, je trouve cela un peu dommage, d'une part parce que l'équipe qui fabrique le magazine a largement le niveau "professionnel", et d'autre part parce qu'il me semble évident que ce genre de logique ou de fonctionnement, même s'il est subi et qu'il n'est pas possible d'en changer, ne permet hélas pas des aventures à très long terme (j'en veux pour preuve....Casus Belli, dans ses incarnations 2 et 3)

Incarnations qui étaient distribuées en kiosque et étaient donc moins faciles à gérer, demandant plus d'investissement.
C'est pour ça que BBE a décidé de se concentrer sur les boutiques spécialisées, d'ailleurs.
avatar
Une explication ou une solution extrêmement complexe à un problème donné sera, en pratique, impossible à mettre en oeuvre, inutilisable. A l'inverse, une explication simple est nécessairement fausse, car nous évoluons dans un monde physique qui est tout sauf simple.
C'était une maxime que nous citait volontiers mon professeur d'économie et qui me semblait appropriée pour justifier la longueur de la réponse.
Je suggérais par ailleurs que ta dernière phrase était volontairement provocatrice, puisqu'il a été expliqué une bonne dizaine de fois dans ce fil de discussion, que les problèmes de distribution du magazine sont totalement indépendants de l'équipe du magazine, qui peut nous dire quand les Casus sont partis, mais ne peut en aucune manière nous dire quand ils arriveront chez nous. Il n'est donc pas utile de poser la question, et tu n'es pas seul : je n'ai pas reçu le mien.
Je taquinais et n'avais aucunement l'intention de te blesser ou de t'insulter, si c'est ainsi que tu l'as pris, j'en suis navré et te présente mes excuses.
Et maintenant, j'ai du boulot, alors vous êtes tranquille pour ce qui est des post à rallonge  Smiley
Zazen

La maxime de ton prof est très intéressante et je suis sûr qu'elle est valable en économie (suivant l'échelle) car les problèmes économiques ont de multiples variables. Mais tu crois que c'est vraiment adapté à un problème de longueur de texte sur un forum ?^^
Sinon ce n'est pas une plainte, ma demande, c'est juste une information. Je sais très bien que ce n'est pas BBE qui fait l'envoi. Ils l'ont bien expliqué. Ils nous ont dit qu'on devrait normalement le recevoir cette semaine. J'ai attendu toute la semaine et je n'ai rien. Donc je demande juste s'il y a un autre souci.
Si par exemple, le routeur les a prévenus qu'il y aurait un retard. Si je suis seul dans ce cas ou non. Il n'y avait absolument aucune provocation.
Sinon j'accepte tes excuses et je te présente les miennes si j'ai pu t'énerver en n'émettant qu'un simple conseil. Enfin ce que j'ai cru être un simple conseil. Mais c'est l'effet forum, sans doute. Smiley
J'arrête sur ce de poster sur ce fil que j'ai contribué à opacifier. Et j'attends une information ou tout simplement l'arrivée de notre Casus la semaine prochaine.
avatar
Je trouve que Zazen avait de bons arguments, bien présentés. Les réduire à "le client est roi" me semble un peu cavalier.
K.

Tout à fait. J'ai d'ailleurs bien fait attention de ne pas tomber dans ce travers, en ciblant mes "victimes". Je sais que la nuance s'est peut-être perdue dans un post bien trop loooong, mais elle est pourtant bien présente (dès la première phrase de mon message d'ailleurs) (et attention aussi aux phrases sorties de leur contexte).
Tu parlais de caricature ? Smiley
Ralph B.
Ma remarque ne s'adressait pas à toi Smiley
avatar
Pour moi, Casus est de qualité (enfin cette fois y'a beaucoup trop de PF, mais raison déjà expliqué et accepté).
Le problème que moi j'ai eu, c'est plus avec le "style" des réponses de David. J'ai surement mal interprété sa phrase, mais je me suis vraiment senti comme la 5eme roue du carrosse...
Je reste sur la position qui veut que même si BBe n'est pas fautifs pour le retard pour les abonnés, ils restent, pour moi, les responsables de ce retard (dans le sens responsable de la publication).
Maintenant, cela n’empêche pas de les excuser pour autant Smiley
Pour ma défense, je suis abonnée à CB, que j'attends, mais j'ai aussi préco la collector de EP...
avatar
Pour moi, Casus est de qualité (enfin cette fois y'a beaucoup trop de PF, mais raison déjà expliqué et accepté).
Le problème que moi j'ai eu, c'est plus avec le "style" des réponses de David. J'ai surement mal interprété sa phrase, mais je me suis vraiment senti comme la 5eme roue du carrosse...
Je reste sur la position qui veut que même si BBe n'est pas fautifs pour le retard pour les abonnés, ils restent, pour moi, les responsables de ce retard (dans le sens responsable de la publication).
Maintenant, cela n’empêche pas de les excuser pour autant Smiley
Pour ma défense, je suis abonnée à CB, que j'attends, mais j'ai aussi préco la collector de EP...
DimiBD

Ouai, je me demande quel part a pris l'effet forum dans la réponse de David et ta lecture de sa réponse... Je soupçonne que si vous aviez été face à face, plutôt que de dégénérer (le terme est peut être un peu fort), ça se serait fini en grande bringue avec deux gugusse qui rentre au petit matin bras dessus bras dessous!
Sinon, j'ai l'impression que l'on attend tous Casus (les abonnés). Mais à la décharge de BBe, ils ont changé d'imprimeur et de distributeur sur Casus pour résoudre les problèmes de retards du à l'impression et au routage qu'ils avaient précédemment (Si j'ai bien compris, car je me demande si ce n'est pas seulement pour les bouquins qu'ils ont fait ça)...
C'est quand même pas de bol si il y a eu encore un problème!
Je crois que ces problèmes vont finir par se régler et qu'à l'avenir ça devrait rouler.
En tous cas, je souhaite une longue vie à cette version de Casus.
Quand au contenu, je sais que je ne lis pas tout (du moins tout de suite), mais que dans l'ensemble le contenu me convient, même si j'aimerais bien y lire des articles qui parlent de la construction des châteaux forts médiévaux, par exemple, comme cité plus haut (par Zazen, je crois, mais j'ai la flemme de tout relire pour m'en assurer).
Plus généralement, un article de temps en temps sur des inspis issus de notre univers réel, et non pas du monde de l'imaginaire, me plairait bien. Surtout si il s'agit d'un article qui parle d'un sujet que je ne connais pas. Mais, bon, ça n'engage peut être que moi!
avatar
Bon,
va falloir que je rattrape 2 pages (notamment les posts de Kobbold, Zazen et Ralph B.), et j'ai une question très pragmatique : j'aimerais savoir de la part d'abonnés s'ils ont reçu leur Casus.
Parce que le routage au fil de l'eau, OK, mais je fais à priori partie des 150 premiers abonnés de cette nouvelle version, ma lettre de nom de famille est le "B", et je n'ai encore rien reçu !
Je suis donc pour le moins dubitatif sur le fait que certains aient reçu leur exemplaire papier...
Smiley
EDIT : ah, oui, en plus, ni sur CasusNo, ni ici, je n'ai vu un abonné écrire textuellement : "Ayé, je l'ai reçu !!"
avatar
Non je ne l'ai pas reçu non plus, et j'ai aussi un nom de famille en B. Donc tu n'es pas seul Smiley