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[CR] Vengeance 28

Forums > Jeux de rôle > JdR Black Book > Chroniques Oubliées (boite d'initiation)

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Rampart - Alazaïr, Félindra, Karoom, Krush, Rodrick (Séance 17)

En vue de Rampart, Krush demande au cavalier elfe de son griffon de survoler la ville tandis que les autres préfèrent une arriveé discrète en atterrissant à quelques centaines de mètres de la ville, et se mettent rapidement à couvert dans la forêt.

Du ciel, Krush voit tout de suite que quelque chose ne va pas dans la cité qui paraît anormalement calme. En se rapprochant, il peut voir des silhouettes immobiles : les cadavres de gardes recouverts par des ronces et, sur les ramparts, là encore des cadavres, mais qui semblent avoir "fondu", leur équipement se confondant dans leur chair.

C'est avec ces inquiétantes informations qu'il rejoint les autres à l'abri dans la forêt. Ils'ensuit naturellement une longue discussion pour savoir quoi faire, interrompue par les elfes qui leur disent qu'ils vont monter le camp pour la nuit et repartiront à l'aube le lendemain matin pour retourner en aide à Thomar.

Le groupe décide alors de faire une expédition rapide avant la tombée de la nuit afin de tenter de comprendre ce qui s'est tramé dans la ville, censée abriter des centaines de soldats d'Arly, laissant les elfes s'occuper de leurs griffons et de l'installation d'un camp de fortune pour la nuit.

Karoom demande à Thürdim de lui déployer ses ailes afin d'aller voir les morts sur les ramparts de la garnison et pense qu'une sorte d'acide a dû faire fondre leurs chair et leur équipement. En bas, les autres voient que les ronces ont forcé le chemin entre les pavés pour atteindre les corps des soldats qui se trouvent au sol, mais à part cela, les rues semblent épargnées.

Ce n'est pas l'avis de Karoom qui peut constater que la cité a été séparée en quatre zones : celle du milieu d'où sort un immense amas de ronces qui a atteint le haut d'une muraille centrale, et trois zones de taille équivalente ; celle où se trouvent ses compagnons semble épargnée à part les ronces sur les quelques cadavres qui gisent çà et là, mais les deux autres zones semblent bien plus touchées.

Alors qu'il observe la ville vue de haut, Félindra repère du mouvement entre les maisons. Prudents, ceux qui sont près d'elle se figent, arme à la main, à l'affût. Quelques secondes plus tard, ils voient se diriger vers eux deux créatures abominables, constituées de ce qui ressemble au corps d'un ours surmonté d'une tête de reptile aux grands crocs aiguisés et muni d'une queue de ronces au bout pointu. Alors que le combat s'engage, une troisième, puis une quatrième et même une cinquième créature finissent par arriver en renfort. Félindra en abattra une grâce à des flèches à la précision foudroyante tirées à l'aide de son arc d'Arly, pendant que Krush usera de son épée telle une moulinette dévastatrice, avec l'aide toujours précieuse d'Alazaïr qui n'est pas en reste. Rodrick profitera de la confusion pour prendre l'une de ces créatures en tenaille avec Krush, donnant quelques coups de rapière efficaces alors que Karoom a seulement le temps d'observer les choses de sa position surélevée.

Moins d'une minute après l'apparition des démons, le silence, presque surnaturel, retombe sur la garnison.

"Mais qu'est-ce que c'était que ces horreurs ? demande Félindra.

- Des sourpents, lui répond Rodrick, sur une subite inspiration.

- On ferait mieux de retourner dans la forêt, pour ce soir, la nuit va bientôt tomber", leur rappelle Karoom.

Et c'est ainsi qu'ils regagnèrent le camp de fortune monté par les elfes. Fourbus par leur périple sur les griffons et leur arrivée choquante et mouvementée, ne comprenant pas où ont disparu les soldats, ils sombrent rapidement dans un sommeil profond.

Au matin, les elfes leur apprennent que des sourpents ont tenté d'attaquer le camp pendant la nuit, mais qu'ils sont parvenus à les éliminer. Après de rapides adieux, les elfes s'envolent, emportant Gisdalle avec eux, afin de rejoindre le prince Thomar, à temps espèrent-ils pour la bataille qui s'annonce contre les forces du Ponant.

Alors que les silhouettes des griffons disparaissent dans le lointain, les aventuriers entrent à nouveau dans la cité, bien préparés à rencontrer d'éventuels sourpents.

Après une rapide inspection des lieux, Karoom se dirige vers le fortin qui semble être la commanderie du lieu et il y trouve facilement le livre tenu par le commandant de la garnison, apprenant ainsi que depuis la création de la ville il y a douze ans, nombre de soldats furent envoyés à Rampart pour ne plus la quitter, seuls les officiers semblant pouvoir en repartir. La construction des différentes murailles, étalée dans le temps, y apparaît aussi clairement, mais à part ces rapports, rien de plus n'est noté dans ce grand livre et Karoom rejoint bientôt les autres qui semblent intéressés par ce que Félindra leur montre près du pont qui enjambe l'Irénie.

La rôdeuse leur explique qu'au vu des traces, presque l'entièreté de la garnison a pris la route de l'ouest, la seule qui mène à Rampart. Alazaïr confirme qu'il n'y a plus personne dans les murs, elle a visité les trois secteurs de la ville : le premier qui semblait être une ville de garnison ordinaire, avec sa taverne, ses baraquements, sa forge, sa commanderie, c'est-à-dire celui par lequel ils sont entrés dans la ville et où se trouvent les cadavres percés par les ronces.

Le deuxième comportait des constructions faites de bric et de broc et des petits jardins potagers, alors que le troisième, apparemment pllus difficile d'accès, était envahi de ronces dans lesquelles des tunnels et des niches plus ou moins habitables ont été creusés.

"Bon, on va suivre la route et les rattraper", annonce Karoom.

Alors qu'ils s'éloignent du pont de pierre, un cerf blessé aupoitrail surgit des bois pour s'écrouler, mourant, à une dizaine de mètres d'eux. Maëla se précipite pour le faire boire à la coupe et l'animal guéri, après les avoir bien regardés, bondit vers la ville. Les aventuriers le suivent juste à temps pour le voir s'engouffrer dans la Plaie du Dragon, au milieu des énormes ronces qui en sortent.

"Bon, ben on va le suivre", annonce Karoom.

C'est ainsi, qu'inquiets, ils pénètrent dans le puits formé par les ronces au centre de Rampart, puits qui se transforme ensuite en tunnel sur plusieurs mètres. Bien qu'ils y progressent prudemment, les ronces accrochent tout de même leurs habits, puis subitement, s'enroulent autour d'eux, enfonçant leurs griffes dans leur chair afin de les emporter vers les profondeurs de la terre, les étouffant et les transperçant à la fois, aspirant leur sang et leur énergie vitale.

Impuissants, c'est avec horreur et désespoir qu'ils sentent les griffes glacées de la mort se refermer sur leur cœur.

Mais alors qu'ils ont perdu tout espoir et sentent leur dernier souffle venu, une douce chaleur s'empare d'eux pour repousser les ténèbres et la douleur, la silhouette lumineuse d'un cerf majestueux flottant devant leurs yeux.

L'instant d'après, comme par magie, ils se retrouvent dans une grotte semblable à celle qu'ils viennent de quitter. Derrière eux, nulle trace du chemin qu'ils ont emprunté et, devant eux, une lueur verdâtre émane de la sortie de la grotte. Les armes qu'ils ont reçues lors de l'épreuve des rois luisent d'une lumière dorée, le cerf a disparu.

Prenant leur courage à deux mains, ils s'aventurent en dehors de la grotte sous un ciel verdâtre au soleil maladif. Rapidement, ils reconnaissent Rampart, mais la cité est en ruine et envahie de ronces. Progressant avec prudence, ils se cachent dans les ronces en entendant des pas et voient passer quelques soldats aux couleurs d'Arly rongés par la lèpre reptilienne.

Ils finissent par faire le tour de la ville et en déduisent que trois chemins en partent. Karoom demande l'avis des autres pour tenter de trouver une façon de superposer ces ruines à Rampart afin de s'orienter et de comprendre dans quelles directions ces chemins s'éloigneraient dans le monde réel. L'un d'eux, certainement vers Myrlune, et un autre, vers Ferrance. Pour le troisième, c'est plus compliqué, mais il est entre les deux.

Songeant à ce qui menace le royaume, ils décident d'aller d'abord vers la direction supposée de la capitale. Ils s'enfoncent dans une forêt de ronces gigantesques où règne un silence surnaturel et, au bout d'une durée qu'ils ne parviennent à évaluer, était-ce une heure, un jour ?, ils finissent par arriver au pied d'une tour au haut de laquelle, malgré l'absence de vent, flotte un étendard rouge . Dessus, un crâne de dragon orné de bois de cerf, noir.

Une grande porte de métal à double battant barre l'entrée de la tour. Forçant un peu, Krush parvient à l'ouvrir sur une salle de garde où se trouvent trois soldats lépreux. Mais si se défendre la veille contre les créatures qu'ils appellent des sourpents avait été presque une formalité, ces soldats semblent avoir des ressources tactiques et de plus, alors qu'ils engagent le combat, un coup de tonnerre assourdissant retentit, claquant autour de la tour dans un éclat de lumière vert émeraude ! Une longue seconde d'un silence assourdissant passe et ils entendent avec horreur la voix de Roncecroc qui les menace.

Les premiers coups d'épée s'achangent et heureusement le dragon est trop grand pour entrer dans la tour, mais bientôt, son museau face à la porte restée ouverte, il souffle, faisant fondre l'acier et brûlant les chairs. Hurlant, nos amis se précipitent dans l'escalier qui borde le ventre de la tour, afin de ne pas rester dans la salle si exposée au dragon.

Mais deux nouveaux soldats surgissent en haut des marches et les bloquent dans l'escalier qui mène à l'étage, coincés entre eux et les soldats d'en bas. Mue par le désespoir, Félindra se jette sur l'un des soldats en haut des marches pour basculer dans le vide et s'écraser trois mètres plus bas ! Darcos, resté en bas, l'aidera à achever le soldat qui lui a servi de protection pour amortir sa chute et, terrifiée par le dragon, elle se réfugiera ensuite avec son loup sous les marches de l'escalier.

Pendant ce temps, le combat fait rage avec les soldats restant sur les marches, Krush et Alazaïr ne cessant de se gêner et Rodrick et Maëla tentant de se faire tout petits, coincés au milieu tandis que Karoom contient les soldats du bas.

Au terme d'échanges de lames ponctués par les menaces du dragon qui cercle autour de l'édifice, les héros finissent par se débarrasser des lépreux enragés et arrivent au premier étage de la tour, crevé de quelques meurtrières par lesquelles ils peuvent voir presque s'enrouler le corps serpentin de Roncecroc.

Au fond de la salle, un trône devant lequel repose, sur une table basse, un énorme crâne de cristal, ressemblant à ce qu'ils imaginent être un crâne de dragon.

Alors qu'ils se dirigent vers celui-ci, un cri terrible retentit et résonne entre les murs de la tour. Ce cri est si terrifiant et glaçant que trois d'entre eux sont paralysés le temps de voir une mèche de leurs cheveux blanchir sous le choc : Félindra, Krush, et même Alazaïr !

Rodrick et Maëla, cachés l'une derrière le trône et l'autre sous la table du crâne, ont dû bénéficier quelque peu d'une protection tandis que Karoom, priant son dieu avec ferveur, a été naturellement épargné.

Enhardi, Rodrick décide alors d'expliquer à Krush qu'il leur faut tirer la table vers l'escalier pour faire chuter le crâne afin qu'il se brise, mais celle-ci est vraiment très lourde avec son trophée dessus. Alors qu'ils subissent les assauts du dragon qui leur envoie son souffle par une meurtrière et les foudroie d'un faisceau de flammes, Alazaïr et Karoom tentent de détruire le crâne, l'un avec son épée d'Arly, l'autre avec le marteau de son dieu. Coup après coup, ponctués par les hurlements de Roncecroc, quelques éclats volent, le crâne se fendille et finalement, Alazaïr lui donne le coup final, faisant voler le crâne en éclats de cristal coupants tandis qu'au dehors résonne un long cri déchirant.

Mais les éclats de cristal ont ajouté des blessures à celles déjà nombreuses d'Alazaïr qui a tout donné, ayant même fait rempart de son corps pour protéger le nain, et la chevaleresse sembe rendre son dernier souffle alors qu'elle s'effondre au sol. Une hésitation plus tard, Maëla s'agenouille auprès d'elle pour la faire boire à la Coupe de vie.

Après quelques instants pour reprendre leurs esprits, ils descendent retrouver Félindra qui est toujours sous son escalier, vivante.

Ils sont toujours un peu désorientés quand là, dans l'encadrement de la porte, une silhouette féminine noire et manifestement en colère brandit son épée et leur hurle "C'est vous qui avez transformé mon fils en lavette !"

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De l'autre côté du miroir - Alazaïr, Karoom, Krush, Maëla (Séance 18 )

On ne voit pas le visage de la femme, perdu dans sa capuche noire surmontée d'une couronne d'épines. La lame de son épée est parcourue de flammes noires et certaines sont projetées vers Krush alors qu'elle le désigne de l'arme.

Félinda et Rodrick, encore secoués par l'explosion du crâne de cristal, restent en arrière avec Darcos tandis que Maëla envoie une boule de feu sur la silhouette encapuchonnée, mais celle-ci semble résister et, si sa couronne fume de quelques flammèches, elle parvient à avancer dans la tour et à envoyer une autre rafale de flammes noires sur la magicienne. En retour, Maëla récite le sort du grimoire de Gardamus, mais peu familière de celui-ci, elle fait sans doute une erreur et perd la vue ! Heureusement, cela ne dure que quelques instants.

Krush s'avance et lui donne un coup d'épée fantastique, renforcé dans sa détermination par Alazaïr qui le seconde, mais alors que l'orque bascule en arrière contre le corps d'un des soldats encore à terre, elle décide d'envoyer, à l'aide de son Heaume d'Arly, un éclair dans la capuche ténébreuse qui lui fait face. La silhouette explose dans un éclat de lumière pourpre et le calme revient sur la tour, où les seuls bruits audible sont ceux produits par les aventuriers dans un silence surnaturel.

Tandis que Karoom soigne Krush et Maëla, Alazaïr monte ausommet de la tour pour s'emparer de l'étendard qui y flotte et, après un bon moment à attendre une suite des événements qui ne vient pas, ils décident de repartir d'où ils sont venus.

Quelques minutes ou heures plus tard, ils sont de retour dans le reflet en ruine de Rampart ; entendant des brits de pas derrière les ronces, ils se dissimulent pour échapper aux patrouilles de soldats lépreux et retrouvent le chemin qui s'éloigne vers la position supposée de Myrlune.

Après un temps incertain, ils voient un arbre majestueux s'élever loin au-dessus de la cime des ronces et finissent par arriver dans sa clairière. L'arbre est magnifique, mais quelque chose, ses feuilles semblant trop sèches, leur vert trop pâle...

Ils font tout de suite le rapprochement avec l'arbre-cœur et, voyant que la base du tronc est couverte de plaques écailleuses sombres, Karoom s'empresse de verser dessus de l'eau guérisseuse de la Coupe de vie.

À peine les écailles ont-elles disparu que le visage de Lémarviel se forme à la surface du tronc. Les aventuriers sont heureux de le voir là, à peu près vivant, et le questionnent sur sa présence en ce lieu incongru.

Lémarviel leur explique qu'il y a quelque temps (mais quand était-ce ? Combien de temps a bien pu passer depuis ?), il a supposé que le mal qui touchait la région avec ses ronces noires devait venir de la Plaie du Dragon, à Rampart, et qu'il s'y est rendu pour enquêter, ayant revêtu la forme d'un petit moineau.

Après avoir constaté qu'énormément de soldats étaient touchés par la lèpre reptilienne, il s'est engagé dans le trou formé par la Plaie et, tout comme les aventuriers après lui et malgré sa petite taille d'oiseau, il s'est fait happer par les ronces et a repris connaissance dans ce monde au ciel glauque.

Il voletait d'un endroit à l'autre à travers la forêt de ronces lorsque Roncecroc est revenu d'entre les morts. Lémarviel s'est ainsi vu forcé de fusionner avec le reflet de l'arbre-cœur, àla fois pour échapper au dragon, mais aussi pour aider le chêne à combattre la corruption qui l'afflige désormais avec une force décuplée.

De leur côté, les aventuriers lui narrent leurs aventures depuis la bataille de la Croisée des Chemins et il comprend qu'ils ont tué le dragon mort-vivant. Il les félicite et leur dit que si les ronces noires apaprtenaient au dragon, la lèpre vient de la culpabilité de la reine et qu'il leur faut la soigner. Ensuite, enfin, ils pourront ensemble semer les germes d'un nouvel espoir.

Mais pour l'heure, la lèpre reprend le dessus et le visage de Lémarviel reflue dans le tronc.

C'est avec ces informations qu'ils reprennent leur chemin, empruntant le deuxième sentier qui s'éloigne de la clairière de l'arbre-cœur, pour finir par arriver dans ce qui ressemble fortement à la clairière de l'arbre-deuil du hameau de Verfeuille.

Les ruines des habitations elfiques couvertes de ronces, l'arbre-deuil au tronc désormais noirci et les sombres ronces, tout est à l'identique ou presque, dans le clairière qui abrite l'arbre au pied duquel se trouve une petite fille qui semble avoir à peine trois ans. Vêtue d'une robe blanche, elle pleure doucement...

Alors que Rodrick se dit "Mais c'est Luthielle, la fille de Lysandre et Laurelith !", Maëla fait quelques pas vers la petite fille et lui demande son prénom.

"Luthielle, répond la petite entre deux sanglots.

- Et ta maman ?

- Lysandre."

Perplexes, les aventuriers se regardent et Krush, laconiquement, lâche "Ah, c'est la fille de la reine", surprenant tout le monde.

"Mais pourquoi tu pleure ? continue Maëla.

- Parce que, le dragon a tué tout le monde. Et à cause de lui, ma maman s'est sentie tellement coupable qu'il en a profité pour lui arracher le cœur ! Mais vous pouvez peut-être soigner ma maman, en trouvant les racines du mal ?"

Soudain, Luthielle tourne la tête vers les ruines où se trouve un homme qui lui fait signe. "C'est papa !" Courant vers lui, elle glisse sa petite main dans celle de Laurelith et ils disparaissent tous les deux, perdant leur substance au fur et à mesure qu'ils deviennent de plus en transparents.

Immédiatement, Karoom avise les ronces au pied de l'arbre et pense à ses racines. Fébrilement, il prend la Coupe, commence à la remplir et BAM ! un éclair vert émeraude illumine le ciel tandis que la silhouette à la couronne de ronces apparaît au milieu de la clairière et BIM ! elle lance les flammes noires de son épée sur Karoom qui en lâche la Coupe !

Un nouveau combat s'engage, Maëla la bombarde d'une de ses fameuses boules de feu, provoquant au passage un incendie dans les ronces, Krush se rapproche pour mouliner de son épée d'Arly sous les encouragement d'Alazaïr qui donne elle aussi de l'épée sur la reine fumante qui, submergée, pousse un terrible et incroyable cri !

Karoom prend dix ans d'un coup, et une mèche de cheveux blancs vient orner sa barbe, tout comme la chevelure de Maël, mais, le temps n'ayant pas de prise sur l'elfe, son visage ne prend aucune ride.

Mais cette fois-ci, Alzaïr et Krush étaient prêts à supporter ce cri et ils redoublent leurs coups contre leur adversaire, tandis que Karoom s'agenouille pour fouiller la terre à la recherche des racines du mal. Les mains ensanglantées par les ronces, il finit par sentir ce qu'il cherche et sort de la terre un cœur battant enserré de ronces qui le font saigner. Rapidement, alors que les autres occupent toujours l'attention de la reine, il arrose le cœur à l'aide de la Coupe. Les ronces fument et disparaissent, comme brûlées par de l'acide, les plaies du cœur se soignent, et en cet instant la reine disparaît dans un aveuglant éclat de lumière pourpre.

Dans un sinistre craquement, l'arbre-deuil tombe et un silence assourdissant s'abat sur la clairière.

Reprenant leurs esprits, les aventuriers se hâtent de retourner à la clairière de l'arbre-cœur auprès de Lémarviel. L'arbre est maintenant guéri et d'ailleurs les ronces, çà et là sur leur chemin, leur ont paru plus sèches, moins noires... Le visage du vieux druide leur appraît à nouveau à la surface du tronc de l'arbre.

"Vous avez soigné la reine, bravo, mes amis ! Mais maintenant, il nous reste à planter la graine d'un nouvel espoir, là où se trouvait l'arbre-deuil, et à nous dépêcher de quitter ce monde auquel nous n'appartenons pas."

Un gland tombe alors de l'arbre, un gland en forme de cœur dont Karoom s'empare avant que tous courent retourner à la clairière du hameau de Verfeuille. Là, le nain creuse tendrement un trou, y dépose la graine, remet doucement de la terre dessus puis l'arrose avec l'eau de la Coupe.

Aussitôt, une petite pousse sort de terre, grandissant vers le ciel aux teintes verdâtres, des petites branches poussent, des feuilles s'épanouissent, le tronc s'épaissit... dans le même temps, les ronces de la clairière laissent la place à une verte prairie parsemée de fleurs alors que les maisons à l'architecture elfique retrouvent leur splendeur passée. Bientôt, c'est un chêne d'au moins quarante ans qui se trouve au centre de ce hameau idyllique.

Mais inquiets à l'idée de rester prisonniers dans ce monde, ils se rassemblent rapidement pour reprendre le sentier qui mène à l'arbre-cœur quand une femme au visage sévère mais bienveillant apparaît devant eux et leur dit "Merci. Vous m'avez sauvée et surtout, vous avez sauvé Arly de Roncecroc, merci de tout mon cœur. Il est temps pour moi de trouver le repos. Mais vous avez encore à faire pour complètement sauver la principauté et mon fils, et j'ai confiance en vous et vous avez une armée à mener à la bataille..."

Tout autour d'eux, dans la clairière, les anciens habitants du hameau apparaissent et s'inclinent en signe de respect. Lysandre retourne vers Laurelith et prend Luthielle dans ses bras, la petite fille faisant un signe d'adieu aux héros avec toute la reconnaissance du monde dans son regard, qui vaut bien l'or du royaume !

Tout devient noir.

Puis les héros s'éveillent au sommet d'une colline, entourés de soldats semblant eux aussi s'éveiller d'un long sommeil et, au loin, dans la plaine au pied de l'ancienne forteresse naine de Goruz-Kal, deux armées s'apprêtent à se rencontrer.

Prenant aussitôt la mesure de la situation, Alazaïr brandit son épée d'Arly vers le ciel, sa lame désormais lumineuse, pour regrouper les hommes devant elle et les galvaniser !

Maëla se joint à son discours pour l'appuyer et Karoom, après elles, fait une belle prière pour bénir ces soldats puis convoque son cerf, le cerf d'Arly...

C'est donc un grand bataillon d'armée déterminé à obéir à leurs ordres qu'ils peuvent mener vers la plaine en renfort des forces du prince qui, pour l'instant, sont en bien piètre effectif comparées à celles du Ponant.

Encore loin, ils se mettent en route et peuvent voir avec horreur la cavalerie du Ponant charger la petite armée du prince, mais au dernier moment, alors que le choc semblait inévitable, des pieux sont levés du sol où ils étaient dissimulés, embrochant les chevaux et parfois leurs cavaliers, mettant à terre les autres et créant le plus grand chaos au sein de la cavalerie ennemi. Thomar en profite alors pour mener sa charge de cavalerie, redonnant l'espoir au bataillon de Rampart d'arriver à temps pour favoriser l'issue de la guerre.

Au loin, ils aperçoivent les nains de Morga Fortehache faisant de leur mieux pour réduire la distance qui les sépare eux aussi du champ de bataille.

Soudain, un énorme bruit retentit, comme un coup de tonnerre, et quelque chose s'abat au milieu de leurs troupes, en plusieurs endroits, blessant Maëla et Krush dans des gerbes de terre projetées vers le ciel. Des boulets lancés par bombardes disposées en face sur le flanc de la montagne !

Une fois les troupes relevées et à nouveau rassemblées, Maëla décide d'emmener les archers sur le côté, au sommet d'une colline d'où ils seront bien disposés pour harasser l'ennemi avec les flèches, alors que Karoom déploie ses ailes pour voler vers les bombardes afin de les neutraliser.

Rodrick et Félindra, avec Darcos, quittent le bataillon pour passer derrière l'ennemi afin de se joindre aux nains pendant que Krush et Alazaïr emmènent au pas de course leurs soldats vers le choc contre l'ennemi.

Ne voyant pas grand-chose au-delà des soldats collés contre lui, Krush profite d'un court instant de répit pour boire ce qui lui reste de sa potion d'agrandissement et domine enfin le champ de bataille, embrochant à tour de bras les soldats du Ponant, projetant au loin les inconvenants soldats, Alazaïr à ses côtés, qui lui crie d'essayer de situer le prince Thomar et de s'en rapprocher.

Pendant ce temps, les archers de Maëla font pleuvoir leurs flèches sur le flanc gauche du Ponant et Karoom décime les servants d'une bombarde en attendant l'arrivée d'un petit détachement de nains de Fort-Colline venus l'aider avec Rodrick et Félindra et il se met à chanter pour encourager Arly, juste avant de s'attaquer à la deuxième bombarde.

Au sein de la bataille, les soldats s'éloignant comme ils le peuvent du géant orque qui les décime, une rumeur se fait entendre, d'abord timide, puis de plus en plus forte, on entend clairement les soldats du comte Nosra scander "Grizzli !! Grizzli ! Grizzli !" et Krush voit des soldats refluer vers lui, laissant place à un géant armuré qui dépasse l'orque d'un bon mètre de haut. L'homme, si c'en est un, traverse la marée de combattants, s'y frayant un chemin à coups de fléau, sans prendre de la peine de vérifier s'il s'agit d'hommes d'Arly ou du Ponant, et se dirige droit sur... Arthos. Le prince Thomar, seul qui reste pour s'opposer à ce géant et un cercle se forme autour d'eux, scandant cet horrible "GRIZZLY !", frappant leurs armes sur leurs boucliers, de plus en plus fort alors que le Grizzli abat son énorme fléau sur le minuscule prince.

Alazaïr et Krush font de leur mieux pour se déplacer vers les duellistes et enfin, jouant des coudes, la chevaleresse arrive juste à temps pour voir l'écu de Thomar voler en éclats sous un coup du fléau ! Le Grizzli, dont elle sait qu'il est le fils du comte, relève son fléau pour acherver le prince et, alors qu'il l'abat, d'un coup une silhouette de lumière dorée lève son épée pour arrêter le coup ! La reine fait un formidable saut et, tournoyant sur elle-même, enfonce son épée de flammes lumineuses dans la visière du Grizzli qui fait deux pas en arrière, sous le choc et la douleur. Tandis que Thomar regagne ses rangs à l'abri de ses soldats, Lysandre tourne la tête vers Alazaïr et la salue de son épée de lumière avant de disparaître. La chevaleresse entend la voix de la reine résonner dans sa tête : "Pour Arly..."

Au loin, Karoom décide de chevaucher son cerf et de se dépêcher de rejoindre ses amis. Il descend la pente de la montagne à toute vitesse, laissant la dernière bombarde au soin des nains et, arrivé en bas, trace un sillon sanglant parmi les forces ennemies.

De son côté, Maëla, après avoir échappé à son lot de chevaliers du Ponant, décide d'abandonner son contingent d'archers pour se transformer en brume afin de venir en aide à ses amis.

Félindra et Rodrick, eux, rejoignent Thomar et combattent à ses côtés, car le combat fait rage partout sur le champ, et l'on pourra voir Rodrick apparaître soudain dans le dos de ses ennemis pour se confondre ensuite dans les ombres avant de revenir asséner un nouveau coup de dague, tandis que Félindra, armée de son arc d'Arly, faisait tomber les soldats du Ponant trois par trois ! Darcos, lui, se battait contre les mollets du prince, assurant ses arrières.

Alazaïr se dresse face au Grizzly et aux hurlements "GRIZZLY !" s'en mêlent d'autres, "ARLY !", et le monstre lève son fléau pour l'abattre sur la chevaleresse juste au moment où un autre géant, Krush, arrive pour le prendre à revers. Le combat à trois qui s'engage est furieux, sanglant, ouvrant de nombreuses plaies dans les corps des bellligérants, Karoom arrivant à soutenir la santé de ses amis. Alazaïr et Krush ne lâchent rien, elle envoyant la foudre de son heaume, lui taillant l'armure de son épée flamboyante, quand le Grizzli, en fier combattant qui sent son heure arriver, prend sur ses dernières ressources pour leur infliger un formidable tournoiement de son fléau qui les envoie tous les deux à terre !

Le Grizzly, le sang suintant de toutes parts de son armure, lève les bras, brandissant son fléau pour l'abattre à nouveau sur ses valeureux adversaires. C'est ce moment que choisit Maëla pour se matérialiser sur les épaules du géant, bâton contre son heaume, lui infligeant le coup de grâce sous la forme d'un de ses redoutables éclairs. Le Grizzli s'effondre. À l'aide de la hache de Tom Bradefer, Karoom tranche la tête du géant. La rumeur enfle "ARLY ! FIER ET FORT ! ARLY !"

La défaite du Grizzli se répandant sur le champ de bataille, le reste des combats fut plus une formalité qu'autre chose et bientôt la principauté d'Arly se rendit maître de la plaine tandis que ceux du Ponant qui le pouvaient tentaient de fuir pour regagner la frontière.

On a cru Krush mort, mais il s'est miraculeusement relevé, juste après la chute du Grizzli.

Amarange le Bel, barde posté sur les hauteurs, n'a rien perdu du spectacle.

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Ferrance

Suite à l'éclatante victoire de la principauté d'Arly face à l'intrusion du Ponant, une cérémonie est organisée à Ferrance, sur la place du palais, en honneur aux héros de Clairval. Tout du long ils ont soutenu le prince sans jamais faillir, témoignant d'une amitié indéfectible et d'un soutien convaincu pour leur pays.

La foule en liesse est présente, jetant des pétales de fleurs, revenues après la fin de la sécheresse, et les trompettes résonnent pour demander le silence et l'attention.

Les héros sont sur une estrade, le prince Thomar en leur compagnie, leur remettant leur récompense.

À chacun, une étoile d'Arly en or. Les six étoiles sont disposées sur un petit coussin rouge et, chaque fois que Thomar en prend une, il prononce les mots "Pour la gloire d'Arly." et l'étoile se met à luire tandis qu'il l'épingle sur la poitrine du héros.

Le chancelier de la cour déclame qu'ils recevront aussi la somme de 500 PO chacun, ainsi qu'un fief dans la région de Wyks, chacun.

La foule les acclame et une grande fête a lieu à Ferrance en l'honneur des héros, mais surtout, du bien-aimé prince Thomar.

Dans l'intimité, celui-ci leur proposera une offre adaptée à chacun, et c'est ainsi que Maëla acceptera d'être l'ambassadrice d'Arly auprès des elfes de la forêt de Hautesylve et de leur capitale Syndoril.

Alazaïr aura la tête d'une unité d'élite chargée de remplir des missions coup de poing en divers endroits frontaliers d'Arly, chaque fois que le besoin s'en fera sentir.

Rodrick sera espion à la cour du prince et Krush le garde du corps rapproché de Thomar.

Félindra aura elle aussi un rôle d'espionne, mais au sein d'Arly et parfois par-delà ses frontières.
Quant à Karoom, il sera conseiller officiel du prince et œuvrera longtemps à la cour pour faire reconnaître l'importance des petites gens, nains et halfelins, dans de la principauté.

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Épilogue

Un an après ces événements, le baron Arnis de Hautepierre, à Clairval, décéda sans héritier. À la surprise de tous, il a nommé Rodrick Finelame à sa succession. Heureux de revenir respecté en son pays qu'il avait quitté sous les fourches de pères mécontents, Rodrick accepta le titre et la charge, quittant Ferrance avec l'accord du prince.

Nul hormis lui ne sait pourquoi, mais vingt ans plus tard, il devint aveugle, du jour au lendemain. Un sort de Maëla qui a mal tourné ?

Dix ans plus tard, Eusèbe Carillon décède à son tour, laissant la charge de bourgmestresse de Clairval à Alazaïr. La chevaleresse ayant fait la promesse à son père d'accepter ce rôle lorsqu'en viendrait le jour, elle abandonna, avec l'accord du prince, son poste au chevalier qu'elle formait depuis longtemps à cet effet, Dervin Mortemire.

Krush vit là l'occasion de demander au prince de le relever de ses fonctions : l'orque se faisait vieux et surtout, il ne s'était jamais acclimaté à la vie de la cour ou de la capitale. C'est avec soulagement qu'il s'installa près du village où on ne le voyait pas comme un monstre, ou plutôt, comme un monstre, mais très gentil, qui avait sauvé tous les enfants de Clairval maintenant devenus grands et qui laissaient sans peur leurs propres enfants jouer avec lui, mais attention, hein, sans le déranger !

C'est ainsi que Krush fabriqua sa petite cabane dans la clairière appelée aujourd'hui la clairière des Héros.

Vingt ans après les événements, Karoom, heureux conseiller à la cour de Ferrance, entendit l'appel de son dieu Thürdim. Celui-ci lui demandait d'aller à Clairval construire de ses mains, pierre par pierre, un temple en son honneur. Le nain, qui n'avait jamais eu à se plaindre de son dieu, trouva juste de lui rendre à son tour sa confiance et son respect. Il s'installa dans le bois de Myrviel, non loin de Clairval, au pied d'une éminence qu'il transforma en clairière afin de se fournir en pierres pour son temple. Dix ans de labeur plus tard, son œuvre est en voie d'achèvement. Il devise toujours avec le vieux Tom, à qui il a rendu sa hache il y a bien des années.

Maëla est toujours ambassadrice, mais étant donné le temps qu'elle passe à Syndoril, on ne sait plus trop si elle est l'ambassadrice de la principauté d'Arly ou des elfes de Hautesylve. Lors de ses déplacements, elle s'arrête parfois à Clairval où elle s'est installée une petite maison qui apparaît comme par magie chaque fois qu'elle entre dans la clairière des Héros. Elle ne manque jamais de rendre visite à Rodrick pour de secrets entretiens.

Félindra aussi est toujours au service de la principauté. Sa longévité héritée des elfes lui permet de conserver toutes ses compétences physiques et on ne sait jamais trop où elle est, toujours dans des déplacements mystérieux pour le compte du prince.

Lors de ses passages à Clarval, elle est censée partager la maison de Krush, mais comme elle n'est jamais là...

Darcos est mort alors qu'il avait plus de vingt ans. Elle le pleura un temps, puis un jour Krush lui mit ce minuscule louveteau dans les mains, qu'il avait trouvé on ne sait où. Si elle pense toujours à Darcos, elle a trouvé en Shade une compagne fidèle et redoutable.

De nombreuses chansons ont été écrites et chantées à la gloire des héros, mais les plus connues restent "La Geste des sauveurs", du vieux Brennus, et "Les Six d'Arly", d'Amarange le Bel, qui relate la bataille de Goruz-Kal.

Au fil des ans, le comte Nosra du Ponant garda profil bas. Après tout, il avait rompu le traité de Monastir et devait maintenant rentrer dans les grâces de tous ses signataires pour espérer un jour à nouveau être leur égal.

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Et voilà, c'est fini. content
Pour l'instant, en tout cas.

Un grand grand merci à Kegron qui nous a permis de vivre cette merveilleuse épopée. amoureux

Nous en garderons tous d'excellents souvenirs. coeur

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Et en bonus, ma petite accroche pour Anathazerïn (que nous jouerons peut-être, qui sait)...

Krush ouvrit grand la gueule et poussa son tonitruant cri de l’ours, faisant détaler tous les gobelins qui s’étaient aventurés dans le bois des châtaigniers. Il tapota le tronc de l’un d’eux à l’aide de sa canne, mais les fruits n’étaient pas encore prêts à tomber.

Il regagna la clairière des Héros et haussa légèrement les sourcils en voyant Karoom près de sa cabane. « Enfin te voilà ! Je suis venu te dire que je partirai à l’aube, je devrais être de retour pour l’équinoxe. Occupe-toi bien du temple en attendant mon retour ! »

Krush, guère bavard, se contenta de hocher la tête en signe d’assentiment et s’installa dans l’herbe de la clairière, profitant de la température encore agréable des rayons du soleil de ces dernières journées d’été ; ses rhumatismes le torturaient de plus en plus, mais pas question qu’il le montre ! Heureusement, Félindra était, comme souvent, en train de ramper dans un buisson quelque part loin d’ici, avec sa louve ; il allait pouvoir profiter de sa solitude pendant quelque temps. Il avait suffisamment fichu la frousse à ces satanés gobelins pour qu’ils lui fichent la paix, eux aussi !

Heureusement, Alazaïr, elle, ne venait pas le tourmenter sans arrêt, la chevaleresse avait le sens des convenances. Et puis, l’air de rien, même si Clairval n’était qu’un petit village, sa fonction de bourgmestresse lui prenait bien du temps.
Restait juste à espérer que Maëla ne choisirait pas ces quelques jours de tranquillité pour venir dans la région. Certes, dans ce cas elle résiderait au château de Rodrick, mais la satanée elfe ne manquait jamais de faire un détour par sa clairière ! Vieillir… elle ne savait même pas ce que ça pouvait faire. Et dire que si elle venait, il allait devoir faire bonne figure. Ha, décidément. Il ferma ses paupières et se détendit un peu, espérant juste être tranquille pour profiter de ces doux rayons de soleil en paix.

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Super coeur

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