[COF] Le Tombeau d'Andromède 1

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SCENARIO 1 : UN MORT EN EXIL - SCENE 1 : LA RENCONTRE AVEC ODION DE QUESTEN, ET LA PREPARATION AU VOYAGE

Côté MJ :

On a préparé les personnages, ainsi que ce qui les a poussé à chercher un travail à Xélys. Dette de famille, besoin de nourriture, petite soeur à nourrir... Toute cette préparation se faisait en tête-à-tête, puisque les autres n'avaient pas à savoir... De même que les scènes se déroulant avant leur rencontre avec Odion de Questen.

Encore une chose ; j'ai échangé Xélys et Forterive ; cette dernière est donc devenue, pour la partie, une cité troglodyte, et Xélys, une citée divisée en deux ; la partie basse, des mercenaires, et la haute, celle des marchands.

Ensuite, j'avais prévu, à chaque auberge, des clients prêts à jouer aux cartes, ou à faire des bras de fer, ou encore une échauffourrée entre deux clients bourrés, afin que l'une des joueuses, la barbare, commence à comprendre les tests, et les combats. Puis, j'avais préparé les interventions une fois à Louances, et à Gravaël.

Ils devaient recevoir l'aide de Ser Gogne, le lieutenant de la Baillesse, puisque j'ai décidé d'en faire un personnage assez important, sans oublier celle de Kael de Cromnar, le prêtre de Morn du domaine (ainsi, j'ai pu accentuer le côté "catastrophe" de l'intervention des goules, puisque le prêtre s'était éloigné, et donc le champ de protection encore plus faible...).

Ensuite, alors que j'avais préparé la première moitié du scénario (jusqu'à la découverte de la disparition du corps d'Odion de Questen), dès le début de l'enquête, j'ai improvisé, jusqu'au combat final contre les goules, que j'ai rythmé de manière identique à celui du nécromancien, dans la BI ; selon le nombre de tours où ils parviendraient à tenir, le champ serait rétabli, Mirna blessée, ou morte, le prêtre également...

Et enfin, voilà l'histoire, telle qu'elle est vue par les joueurs ;

Côté Joueurs :

[Le journal étant tenu par une seule joueuse, en l'occurence la psionique, vous n'aurez accès qu'à ce qu'elle a vu, ou entendu, ou vécu. Les scènes inconnues d'elle ne seront pas retransmises ici.]

Jour 1 : Aujourd'hui a été une journée très étrange. Alors que je cherchais un emploi à Xélys, comme tous les jours durant ces deux derniers mois, un gamin m'a pris par la main, et, disant que son maître voulait me voir, m'a entraîné dans les faubourgs de la ville. Il m'a mené jusqu'à une auberge assez miteuse, le Scorpion Bourré. Puis, il m'a indiqué une table, où se tenaient déjà quelques personnes, et s'est enfui en courant.

Je me suis assise, et dévisagé les autres assis à la table ; une sorte de géant vert, sans doute un demi-orque, qui avait une immense hache sanglée dans le dos, une femme rousse, à l'air assez étrange, qui, comme moi scrutait tout le monde, la main sur son arc, un très vieil homme, l'air malade et fatigué, et deux elfes ; l'une semblait être une religieuse, et l'autre, un archer.

Le vieil homme prit alors la parole : "Je suis Odion de Questen, Triarque de la Compagnie des Scorpions Pourpres". Ces mots ne m'inspiraient rien, mais le deuxième elfe et le semi-orque, l'ai subitement plus intéressés, relevèrent la tête. Qui que soit cet homme, il avait l'air puissant, et reconnu. Il poursuivit :

"J'ai besoin d'aller dans une abbaye, dans le domaine de Gravaël, au nord, afin de me faire soigner. Je ne peux employer des soldats de ma propre compagnie, je ne veux pas qu'ils voient ma faiblesse.

Ainsi donc, il était le chef d'une compagnie de mercenaires. Rien de bien extraordinaire, à Xélys, elles courent les rues.

"Je veux que vous vous chargiez de vous procurer cinq chevaux, ainsi qu'une charrette fermée et meublée pour moi, et que vous m'accompagniez jusqu'à ce domaine. En échange de quoi, je vous offrirais un emploi dans ma compagnie. Bien entendu, vous serez payé", finit-il, répondant à ma question muette.

Un emploi.. Après tout c'est ce qu'il me faut, je n'ai pas trop le choix.

"Je suis d'accord. Quand partons-nous ?", ai-je dit.

"Demain, au lever du soleil. Et vous ?" répondit-il, en se tournant vers les autres.

Ils acquiescèrent les uns après les autres, et il nous confia vingt pièces d'argent chacun, avant de quitter la taverne d'un pas pressé.

Je surveillais mes nouveaux compagnons du coin de l'oeil ; 20 pa, c'était beaucoup, et certains auraient pu décider de s'enfuir. Mais aucun ne fit mine de s'échapper, et nous nous sommes dirigés vers le seul maréchal-ferrant dont les prix étaient accessibles pour le commun des habitants de Xélys.

Après un rapide regard vers nos habits dépareillés et sales, et un commentaire raciste envers le demi-orque, il accepta de nous vendre cinq chevaux et une charrette, pour la modique somme de 125 pa.

Cependant, après une négociation... musclée, menée par le demi-orque, le prix baissa rapidement à 100pa, et, de mauvaise foi, il nous mena devant les chevaux.

Une fois les achats faits, je me suis dirigée vers la place principale de Xélys. Hors de question de rentrer chez moi avec un cheval qui, de toute façon, sera trop large et haut pour entrer dans ma rue. La caravane était derrière moi, puisque les autres me l'avaient confiée, avant de repartir en direction des bas-fonds de la cité.

Je suis entrée dans la caravane, et y ait dormi jusqu'au matin...