CR Elijah - [MJ only - spoilers] La Campagne des Cinq Soleils 9

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Bonjour,
Comme je l'ai sous-entendu dans certains posts, j'ai commencé la campagne des cinqs soleils avec ma table de joueurs habituels.
Pour info, nous avons plusieurs tables en cours (Je leur maîtrise Vampire et Shadowrun, le joueur qui incarne Ange dans la campagne nous maîtrise COPS, le joueur qui incarne de Vercourt dans la campagne nous maîtrise Aberrant et le joueur qui incarne N'Serengi dans la campagne nous maîtrise Deadlands (jeu que j'ai moi-même maîtrisé il y a une dizaine d'années)).
Les personnages joueurs :
  • Francis de Vercourt
  • Xabi de Cazauban
  • N'Serengi
  • Pierre "Ange" Jardin

Première partie, racontée par Ange :
   En mai 1718, alors que je suis sur le quai du port de Brest, juste devant le Fou de Bassan, l'Espadon arrive. Le Navire n'entre pas dans le port parce que celui-ci est encombré par la flotte du Vice-Amiral d'Estrée. M. Eric de Clichy, Capitaine de l'Espadon, descend à terre, accompagné de son Maître d'équipage. Comme quelques autres marins, je fais la file le lendemain pour m'engager. Le Bosco n'a pas l'air commode, même avec son bras gauche amputé, il me fout un peu la trouille ; il a un regard inquisiteur, il faudra que je me méfie de lui.
   En milieu d'après-midi, nous prenons une chaloupe pour monter à bord de l'espadon. Un marin qui parle beaucoup, Bichon, essaye d'engager la conversation avec moi ; puisque je suis en train de jauger les matelots sur l'embarcation, je ne réponds trop à ce turbulent marin.
   Arrivés sur le Navire, on apprend qu'on va repartir le lendemain pour les Caraïbes. On doit escorter une Flûte commerciale (la Dame Jeanne) qui y apporte du matériel lourd pour les plantations (j'espère que ce n'est pas vers la Martinique qu'on va, je n'ai pas envie de revoir la plantation de M. LaMarque).
   Le Capitaine monte sur le Navire par tribord, accompagné d'un haut gradé, de trois passagers (2 hommes et 1 femme) et d'un nouvel officier. Après un discours paternaliste qui le ferait presque passé pour quelqu'un de bienveillant à l'égard de son équipage, je l'entend dire qu'il va aller dîner dans sa maison. Je suis réquisitionnée pour escorter la calèche.
   Dans la calèche, il y a le Capitaine de Clichy, sa femme, sa fille, le nouvel officier (qui s'appelle Francis de Vercourt, Xabi de Cazauban, le marchand (M. Hubert Gauthier) et sa fille (Melle. Églantine Gauthier). Bichon monte à l'avant avec le cocher et je vais à l'arrière avec le colosse nègre (N'Serengi)
   Après deux heures de route, alors que le soleil se couche, on entend une détonation de mousquet à gauche et on voit 3 cavaliers arriver vers nous au galop. J'essaye de sauter sur l'un d'entre eux, mais le manque de très peu. Je me retrouve donc relativement loin de l'action. Par contre, je remarque que 3 autres malandrins arrivent à cheval par l'arrière et 2 par la droite. Ceux qui viennent sur moi, n'ont pas l'air de prêter grande attention à mon égard. J'en désarçonne un et lui prend ses deux pistolets. J'en tue plusieurs, mais le Capitaine de Clichy tombe sous les balles de certains. Alors que la poudre retombe, que Bichon et N'Serengi s'occupent du Capitaine et de M. de Vercourt, je fouille les hommes morts sur le côté gauche (ils avaient chacun 3 Louis d'or sur eux, exactement trois pièces d'un Louis d'or, sûrement un payement). L'un d'entre eux était toujours vivant, j'arrive à lui arracher un nom : Larmor Baden, un bouge de Brest. Je l'égorge prestement pour garder cette cruciale information pour moi. Lorsque j'arrive du côté droit de la calèche, j'ai l'idée de fouiller les autres corps, mais la proximité des autres m'en empêche ; d'ailleurs, Bichon ne tarde pas à fouiller lui aussi les malandrins et d'arriver à la même conclusion que moi. N'Serengi, quant à lui, braille comme un enfant qui a perdu son père : M. de Clichy est mort.
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Bonjour,
La deuxième partie ne s'est pas super bien passée ...
N'Serengi et Xabi jouent leur rôle :
La Gascon reste dans les quartiers des officiers et discute avec Lecamp, de Bourg et de Jarnac.
Le marron joue l'intégration déjà établie avec l'équipage (ils ont tous un document avec les noms des membres d'équipage + une photo pour une trentaine d'entre eux) ; il discute principalement avec Bichon, Collin, Prigent et Pierre Lamorue.
Ange et de Vercourt ont fait de l'anti-jeu :
le Huguenot, après avoir été rétrogradé n'a plus rien fait, n'a plus participé au jeu et, sur le coup de 23h30 (15 minutes après sa discussion avec de Sailly), il nous a dit sèchement qu'il travaillait le lendemain et qu'on devait arrêter là ...
L'envoyée de Vane ne s'intègre pas à l'équipage et ne fait, je le cite, "que faire le travail qu'on attend d'elle, pas plus, pas moins". Le joueur n'essaye pas de nouer des contacts avec les matelots et gabiers, malgré mes essais, et ceux de N'Serengi ...
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C'est dommage.
- Le joueur de De Vertcourt à vécu sa rétrogradation comme une punition personnelle ? (du joueur pas du perso)
- Comment Ange veut faire son boulot sans se mêler à l'équipage ?
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C'est dommage.
- Le joueur de De Vertcourt à vécu sa rétrogradation comme une punition personnelle ? (du joueur pas du perso) lepropre

Probablement oui, mais il est resté énervé lorsque je lui ai montré le chapitre de la campagne où c'était expliqué
- Comment Ange veut faire son boulot sans se mêler à l'équipage ?
lepropre

Je ne sais pas, sûrement qu'il attend un combat (où il pourra régler les actions par des jets de dés plutôt que par le role-play).
Je ne sais pas du tout si je vais continuer ... Je vais encore faire un essai pendant lequel ils n'arriveront pas encore au large de Porto Rico.
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AMHA une petite discussion avec tes joueurs sur ce que tu comptes faire jouer dans la campagne me parait utile.
Les miens quand je leur ait dit :
- Vous êtes sur un navire de guerre ont immédiatement répondu : "Ok donc on doit se mutiner"
Partant de là la blessure du capitaine, les punitions injustes étaient vue comme des arguments pour lancer la mutinerie.
Ils avaient aussi tout de suite compris que pour être les dirigeants du futur navire il fallait se faire bien voir.
J'ai l'impréssion qu'ils sont pas parti dans ce trip.
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Je crois que c'est de Vercourt qui va fomenter la mutinerie.
Il me reste à :
  • faire venir Eglantine sur l'Espadon
  • diminuer les rations de rhum
  • Bichon et Prigent qui s’énervent à cause de la mauvaise qualité de la nourriture + leur punition
  • leur faire vivre une tempête que de Sailly n'aura pas vu venir + la mort de Thierry Gentil
  • la pendaison de Raspal et de Gaboriot
  • + les conséquences de leurs actions
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Oublie pas surtout de créer le lien avec Eglantine.
Mes joueurs quand ils ont éllaborés la chasse partie ont voulu la virer du navire car c'était une femme.
Fort heureusement pou moi (elle n'avait pas encore parlé du trésor) un des joueurs (jouant un perso ressemblant fortement à N'Serengi) été tombé sous son charme.
Bilan il a pu négocier que les femmes soient autorisées à bord.
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Oublie pas surtout de créer le lien avec Eglantine.
Mes joueurs quand ils ont éllaborés la chasse partie ont voulu la virer du navire car c'était une femme.
Fort heureusement pou moi (elle n'avait pas encore parlé du trésor) un des joueurs (jouant un perso ressemblant fortement à N'Serengi) été tombé sous son charme.
Bilan il a pu négocier que les femmes soient autorisées à bord.
lepropre

Je n'oublie pas, non. Je pensais la faire chaperonner par de Vercourt lorsqu'il n'est pas en apprentissage de son nouveau poste.
Je pense que je vais aussi faire intervenir un calme plat (PN LR p. 109) pendant 2-3 jours (même si ce n'est pas très logique dans l'Atlantique (je n'en sais rien en fait)). Et c'est à ce moment-là que Bichon et Prigent vont "péter les plombs".
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Je viens de recevoir le compte-rendu de partie du joueur qui joue Xabi. Je vous le livre tel quel :
Apres quelques minutes, l'escarmouche terminée, nous commençons à réaliser les conséquences de ce qui vient de se produire.
Le capitaine De Clichy est passé de vie à trépas, avec monsieur De Vercourt, nous calmons comme nous pouvons N'Serengi, totalement désemparé par la mort de son capitaine ainsi que l'épouse et la fille de ce dernier. Monsieur de Vercourt prend alors les choses en main et nous décidons de ramener la dépouille de monsieur De Clichy en son domaine.
Après s'être bien assurés qu'aucun n'indice ne nous a échappé, nous remontons donc dans la calèche. Le corps du capitaine, la famille de celui-ci, ainsi que M et Melle Gauthier sont montent à l'intérieur, N'Serengi et Ange à l'arrière, M de Vercourt nous suis à cheval et Bichon et moi même à l'avant, aux rennes. Bichon ne semble pas très a son aise, je l'aiderai si nécessaire.
Dans la nuit, le trajet d'une demi heure jusqu'au domaine De Clichy se déroule sans encombre, Bichon est un peu maladroit lors que nous devons ralentir, je l'aide calmement.
Arrivés au domaine, nous sommes accueillis par les serviteurs noirs du capitaine. Ceux-ci sont habillés de vêtement très convenables et sont plutôt rondelets, monsieur De Clichy semblait éprouver beaucoup d'empathie envers ses sujets. Mr De Vercourt, N'Serengi et moi-même entrons dans la demeure, la dépouille du capitaine est remise aux bons soins de ses domestiques. La fille du capitaine se retire dans ses appartements. Nous restons quelques instants auprès de madame De Clichy, l'informons que nous devons retourner à Brest, afin d'avertir les autorités et l'amirauté.  Nous convenons que la calèche que nous empruntons pour retourner à Brest sera récupérée le lendemain par un des domestiques. Vu les circonstances, nous prenons rapidement congé en lui présentant nos condoléances.
Pour le retour, la disposition est identique, sauf que M de Vercourt et moi-même prenons place à l'intérieur. Après quelques kilomètres et une conduite saccadée avec des arrêts. Je remonte à l'avant afin de reprendre les rennes que Bichon me tend timidement et terminer le voyage plus sereinement.
Vers 23h, nous voilà de retour à Brest. Nous décidons nous rendre d'abord à la maréchaussée. Ange nous annonce. La sentinelle nous informe que le commandant va être prévenu de notre visite et nous demande d'attendre. Après une demi-heure d'attente, nous sommes appelés auprès de l'officier de la caserne. J'accompagne M de Vercourt. Ce dernier détaille les faits au commandant, sans que celui-ci ne fasse grand cas de notre affaire. Il nous dit que des hommes seront envoyés sur place le lendemain afin de mener l'enquête. Nous lui laissons la calèche des De Clichy, ses hommes s’occuperont de la parquer et des chevaux.
Ceci fait, nous traversons l'embouchure de la Penfeld. Afin de nous rendre au Fou de Bassant ou séjourne encore le vice-amiral Destrée. Arrivés à l'auberge, le 3eme lieutenant prend audience avec le Duc Destrée afin de lui faire part de la situation. Le vice-amiral semble quelque peu perturbé et nous donne l'ordre de remonter a bord de l'espadon, d'y attendre ses ordres et d'informer le second du décès du capitaine. Nous reprenons donc la yole, afin de rejoindre la frégate. M et Melle Gauthier,
qui embarqueront dans la dame Jeanne à l'arrivée de cette dernière, rejoignent leurs quartiers à l'auberge.
Montés à bord, N'Serengi, Bichon et Ange rejoignent l'équipage. Nous rejoignons avec M de Vercourt le quartier des officiers. Le 3eme lieutenant va directement annoncer la nouvelle à M De Jarnac. Apres cet entretien je discute un peu avec lui afin de faire le point sur la situation. La conversation n’aboutit sur rien de nouveau. Nous rejoignons alors nos quartiers respectifs pour dormir un peu.
La journée suivante, le second rassemble tout l'équipage pour officiellement lui annoncer la mauvaise nouvelle. La grande majorité des hommes montrent cependant une mine déconfite, la rumeur a tourné, ce n'est surprise que pour peu de marins.
Les heures et les journées qui suivent sont rythmées par le son de la cloche et les changements de quart. Mr De Jarnac donne l'ordre à l'équipage de nettoyer le navire de fond en comble pour la venue du vice-amiral. Telle une ruche, le pont de l'Espadon se met alors à grouiller dans tous les sens pendant le travail des marins. Le temps me semble long, je tente de discuter comme je peux avec les officiers, mais un semi-mutisme empêche les discutions d'aller bien loin. La question de savoir qui deviendra capitaine doit se poser dans la tête des officiers. Le Maitre Canonnier, M Le camp, me prête néanmoins un ouvrage sur les tactiques nautiques du XVI eme siècle. J'entame la lecture de celui-ci. C'est assez ardu, mais M Lecamp m'explique de temps à autre l'une ou l'autre subtilité de ce bouquin. M De Vercourt me fait faire la visite de la frégate, dans les zones les moins encombrées. Le 3eme lieutenant me semble confus et ne m'explique que brièvement les divers éléments du bateau. Pas de nouvelle de l'amirauté.
 
Un matin, des bruits à l'extérieur de ma cabine m'attirent sur la dunette. Une bonne partie de l'équipage est amassée le long de la muraille en regardant vers le port. Au loin, une embarcation semble être le centre des attentions sur les quais de Brest. L'embarcation quitte quelques temps plus tard le port de Brest en se dirigeant vers l'Espadon. Au loin, venant de la mer, la flute, la Dame Jeanne se profile à l'horizon. La yole s'approche, au bout de quelques dizaines de minutes, je peu distinguer la silhouette du Duc Destrée, accompagné de quelques gardes marines et d'un homme plutôt fin. Une dizaine de minutes plus tard, aidé par quelques uns de ses hommes, le Duc monte a bord de l'Espadon et vient rejoindre la dunette.
Dos à l'équipage à qui le discourt est répété par le maitre d'équipage et face aux officiers, le Vice-amiral exprime ses regrets suite à la perte du capitaine de Clichy et rapidement annonce qui prendra la relève de ce dernier. A la grande surprise de tous ce ne sera ni M. De Jarnac ou un des autres officiers qui va prendre le commandement de la frégate. M. Destrée annonce que M. De Sailly est le nouveau capitaine du bâtiment.
Le capitaine De Sailly prend ensuite la parole et donne rapidement ses ordres. Mon voyage va pouvoir continuer. Le vice-amiral quitte le navire et nous prenons le large. Le nouveau commandant rassemble les officiers dans la grande salle du conseil. Je n'y suis bien sur pas convié. Après cette réunion Mr de Vercourt est appelé dans la cabine du capitaine. Un long moment se passe avant que le lieutenant ne ressorte sans ses galons et aille rejoindre le reste de l'équipage. Je ne comprends pas se qui se passe. Mr de Vercourt me semblait plutôt un bon élément. Pourquoi ce sort lui-est il administré? Je tacherai d'en savoir davantage plus tard. Je demande audience au capitaine, celle-ci m'est refusée. M. De Sailly passe beaucoup dans sa cabine et mes efforts pour le saluer sont un échec.
La routine reprend vite le dessus, cloche, quarts qui se succèdent les uns après les autres. Le Maitre Canonnier a remplacé M. De Vercourt au poste de 3 eme lieutenant. Le nouveau Maitre Canonnier est Mr Collin
Personne dans le navire n'a l'air de savoir grand chose sur mon affaire. Je continue la lecture du livre de M. Lecamp. Sur le navire, je suis assez libre, certaines zones comme a la plus grande partie de l'équipage me sont interdites et je dois éviter les zones où les marins travaillent, afin de ne pas perturber la manœuvre. Je me ballade sur le navire, j'ai pu retrouver N'Serengi, Bichon, Ange et M. De Vercourt. Ce dernier est devenu sous-officier, assistant de Mr Collin. Je tente d'en savoir plus sur les raisons qui l'ont amené à être rétrogradé a un tel point, mais sa réponse n'est pas claire, il ne me dit pas tout au sujet de cette discutions qu'il a eue avec le capitaine. Je peux cependant lire un certain désespoir dans son regard. Le reste de l'équipage semble accepter son sort et continue le travail avec ardeur. Je rencontre également M Jacques TOURNAY, un solide gaillard balafré, un des gardes marines, il semble relativement blasé de ce qui se passe dans le bateau. Accompagné de ce garde, je retourne à la dunette, je vais tenter de discuter un peu avec M. De Jarnac, il à l'air également d'accepter son sort, mais la déception doit le ronger.