CR Frantz : Campagne des 5 soleils (spoilers!!) 8

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Et encore un compte-rendu.
Ce sera pour moi l'occasion de poser quelques questions.
Niveau joueurs, nous avons :
-Ange
-Charles de Cazauban
-Remy le Boucher
-de Vercourt (joué par le MJ)
D'où vient le prénom "Xabi"? C'est pas vraiment d'époque.
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Initiation pour les joueurs et le MJ.
Ouverture classique, ils se font recruter et s'installent sur le navire.
Ils accompagnent le capitaine accompagnés de N'Serengi et sont pris en embuscade.
Le sieur de Cazauban occis les malandrins avec forces figures réthoriques (et sa rapière).
A noter que Remy parvient à maintenir en vie de Clichy bon an mal an. Par ailleurs, ils interrogent le brigand survivant.
Arrivée au domaine des de Clichy et serment sur l'honneur du Gascon "de pourfendre les misérables qui ont commis une telle infamie", etc. Je fais court, vous voyez le genre.
Retour au navire, convocation chez le contre-amiral. Ils perçoivent que celui-ci n'est pas dupe.
Arrivée du capitaine de Sailly et départ en mer. Rétrogradation de de Vercourt (joué par votre serviteur) qui devient mauvais comme la gale vis-à-vis du capitaine.
Les brimades commence et Prigent, le matelot d'Ange, fait office de martyr.
Notre Gascon national plait beaucoup à Eglantine Gauthier qui ne tarde pas à canaliser la fougue du jeune imbécile. "Pour la France!"
Ils font le tour des popotes pour rallier à la mutinerie l'équipage. Problème du pilote. Grand moment quand de Vercourt leur fait : "Vous cherchez un pilote? Je peux m'en charger, vous savez", alors qu'ils viennent de ramer pendant un bon moment.
Vient finalement le moment de passer à l'action. J'ai été cool sur la problématique des armes, mais je le ferai sentir sur l'effectif survivant.
Vient une question : comment gérer les combats de masse de façon dynamique?
Autant la gestion se fait toute seule au moyen de la table magique, autant ça prend du temps avec des groupes de taille >20. J'avais dans la salle du conseil 50 gardes contre 100 marins, je me retrouve avec un combat où on en perd 10 d'un côté, 5 de l'autre et on recommence. Vu que les PJs n'ont pas de prise directe, ça tue le rythme. Une option, est de faire jouer ça en toile de fond et animer les actions des PJs. Mais je suis un peu juste en actions "impactantes" sur le déroulement du combat :
-tuer le chef
-s'occuper des canons de muraille (dans ce cas précis)
-sauver un camarade
-autres?
Mais à mon avis, je me suis concentré sur les règles dans un premier temps.
Par ailleurs, Ange s'est faite chargé par deux gardes. Moralité coma.
Je donne la fiche de de Vercourt à la joueuse. Tir de mitraille -> couché
N'Serengi jouant de la hache, deux gardes -> sérieusement blessé à la poitrine.
Ma question : me suis-je trompé ou bien le combat multiple à 2 contre 1 est un vrai carnage? Les jets sans opposition ont tendance à faire très mal. Et Ange n'est pas un gros gabarit.
S'ensuit un passage homérique où Remy soigne Ange et de Vercourt dans des conditions effroyables au milieu des cris et de la fumée. Je ne me suis pas encore penché sur les séquelles.
Pendant ce temps, notre Gascon a défait en combat singulier de Jarnac après une entrée tonitruante par la galerie de Poupe.
A peine remis de leurs émotions, le navire de Vane se profil. Le coup des boulets ramés a beaucoup vexés. Ils ont bien essayé de préparer les canons, mais n'ont pu en faire tirer que quelques uns et de toute façon, le pirate avait interposé la flute entre lui et eux. Ils ont coulé la flûte pour ne pas avoir trop d'incertitudes sur la suite des évènements.
Voilà, maintenant je vais m'attaquer à la constitution de l'équipage pirate.
Je me dis qu'un capitaine PNJ c'est un peu dommage mais ce peut être une occasion de RP très intéressante.
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D'où vient le prénom "Xabi"? C'est pas vraiment d'époque.
Frantz

Ah ? C'est un joueur gascon qui l'avait proposé pour son perso.
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Première remarque : les combats de groupe sont aussi rapides pour 10000 personnes que pour 5, puisque les pertes infligées sont proportionnelles aux attaquants.
Seconde remarque : les PJ doivent rester au coeur de l'action : tu leur demandes chacun ce qu'ils font, et, à la même initiative que leur chef, ce que font leurs hommes.
Troisième remarque : oui, les combats, ça décalque, et à deux contre un, ça fait très mal. Cependant, tu peux esquiver ton second attaquant. Donc l'Esquive... c'est utile pour qui veut rester en vie. Ca incite les joueurs à se retrancher dans des zones où les adversaires ne peuvent attaquer qu'à un contre un (soit dans une porte, soit en se battant côte à côte avec des compagnons pour limiter la ligne de front). Ca vaut aussi pour les groupes: si tu maintiens une ligne de front (Test de Meneur d'Hommes (Expression ou Charisme)) alors que tu es en sous-nombre, le nombre d'assaillant à utiliser pour déterminer les pertes est limité à 1x, 2x ou 3x (selon la forme de la ligne de front) le nombre d'hommes de ton côté. Tu peux également faire une ligne de front pour protéger une blessé ou permettre la recharge d'un canon.
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Voilà, il me semblait bien que j'avais dû oublier un élément.
Je vais étudier l'idée de la ligne de front.
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Une fois la fumée des combats dissipée, les mutins purent savourer leur victoire. Les quelques gardes marine survivants furent mis aux fers et l’équipage, sous l’impulsion de de Vercourt, commença la peu ragoûtante tache du nettoyage. Pendant ce temps, Rémy « Le Boucher », entama ce qui allait de devenir un véritable marathon de médecine, soignant, amputant à tour de bras, sans sembler importuner par les cris de ses patients.
Tandis que Xabi et de Vercourt fouillaient les quartiers du capitaine de Sailly, un navire passa non loin de l’Espadon. Malgré les gardes marines au garde-à-vous le long du bastingage, le linge mis à sécher, les matelots jouant aux dés sur le pont, le second, dans son pourpoint de calicot rouge négligemment appuyé en haut du gaillard arrière, tout semblait respirer le laisser-aller. C’est à ce moment que les pirates, dissimulés derrière les gardes marines, firent feu à travers de la tête des malheureux tandis que les sabords s’ouvraient brusquement, les canons projetant mitraille et boulets ramés. Les dégâts sur l’Espadon furent terribles : non seulement l’équipage, déjà bien amoché, perdit encore une vingtaine d’hommes, mais le grand mât et son gréement furent emportés par l’attaque. Les pirates s’en furent ensuite vers la flûte, ignorant le soudain moins fier Espadon.
Une fois la catastrophe maîtrisée, le pont étant encombré par les bouts et autres haubans coupés, de Vercourt prit carrément la direction des opérations. Bichon et Ange auraient bien voulu procéder à un vote et à la rédaction d’une chasse-partie digne de ce nom, mais il y avait urgence. La priorité devait aller aux réparations.
C’est à ce moment qu’Eglantine, bien partie pour devenir Madame de Cazauban, fit connaître la véritable raison de l’expédition. La Dame Jeanne ne transportait pas de matériel de construction à destination des colons. Il s’agissait d’un prétexte pour la transporter, elle et son père, aux Indes occidentales. En effet, alors que ceux-ci se trouvaient à Madrid, ayant fui de méchantes affaires suite à la mort de Louis XIV, Hubert et Eglantine Gauthier s’installèrent à Madrid, lui en tant qu’aubergiste, elle comme brillante étudiante à l’université. Un soir, un homme vint mourir dans la salle commune, pourchassée par un spadassin. Eglantine fit alors appeler la garde en regardant l’assassin droit dans les yeux, qui s’enfuit. Ce fut heureux, car de garde pour une pauvre auberge, point. En fouillant le mort, les deux français s’aperçurent qu’ils avaient là le cadavre de Don Melchor Berenguer Hugo de Azlor y Vitro de Vera, baron de Panzano. Celui-ci portait sur lui divers papiers dont un parchemin incomplet à la destination obscure ainsi qu’une lettre évoquant or, bijoux, cité maya. Reprenant contact avec une de ses connaissances, Charles Joubert de la Bastide, marquis de Châteaumorand et actuel gouverneur de Saint-Domingue, Hubert Gauthier fit ainsi organiser l’expédition depuis Brest. La suite est connue : la tentative d’assassinat du capitaine de Clichy, probablement par son second, Monsieur de Jarnac, son remplacement par le piètre capitaine de Sailly, la manipulation dont il fut la victime, toujours du fait du second et enfin, la mutinerie. En conclusion, Eglantine expliqua qu’elle s’était séparée de son père et était venue sur la frégate non par caprice mais afin de partager le parchemin par mesure de sécurité.
Les « indépendants » allèrent donc sur la flûte afin de récupérer ce qui pouvait l’être mais ne trouvèrent que le cadavre d’Hubert Gauthier, interrogé par celui qui semblait bien être le pirate Charles Vane. Et de parchemin, point derechef. De retour sur la frégate, ils furent accueillis par Rémy, couvert de sang, les yeux fixes, qui les informa qu’il avait fait le nécessaire pour l’équipage.
De Vercourt exposa la situation à l’équipage avec beaucoup de fougue, soutenu par l’ombre de N’Serengi : rhum, réparation à Port Margot, vengeance ! Après une nuit de beuverie pour fêter la liberté retrouvée, les marins se rendirent à l’anse de Port Margot qui, horreur, ne disposait d’aucune maison close ! Ayant toute les peines à tenir les hommes, de Vercourt tenta d’obtenir l’aide des habitants. Hélas, ceux-ci prirent tout de suite leurs jambes à leur cou et partir se cacher dans la forêt. Toutefois, l’affaire prit un tour plus positif lorsque l’équipage, et surtout le maître charpentier « Bras d’Acier », eu la joie de découvrir une machine à remâter.
Il ne restait plus qu’à réorganiser l’équipage…
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En vitesse, pour répondre au prénom: ça s'écrit Xavi, c'est le diminutif de Xavier en Catalogne. Mais ça se dit Xabi...
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Je comprends mieux.
Sinon, ce compte-rendu est, comme vous l'avez peut-être deviné, destiné à mes joueurs.
D'où un certain nombre d'informations déjà connues ici.