Mages de guilde 2

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Bonjour,

Page 275 du livre de base on trouve : "Les sorts de guilde de magie peuvent être écrits sur rouleau de papier et dans les livres de magie puis appris à partir de ces supports sans maître d’apprentissage."

Un de mes personnages est mage de guilde, et avec ma MJ on se pause la question du commerce ou de l'échange de sort. Comment la magie "papier" circule t elle ? A la D&D avec des vendeurs ? Chaque guilde est il un lieu de savoir et d'échange ou tous mettent en commun leur savoir ? Toutes les guildes font elles du troc ?

On ne trouve rien sur les forum allemand, donc à priori ce n'est pas géré par des rêgles (ou on l'a loupé ce qui est très possible). Donc qu'est ce qui serait le plus logique / cohérent avec le monde ?

Personnellement je verrais bien chaque "tradition" (grise, blanche ou noir) échanger et donner librement en interne, et faire des échanges plus commerciaux ou protocolaires entres elles. Un peut comme de grosses universités. Mais bon il est aussi probable que le Codex Albyricus (que je ne connais pas) gère ça.

Merci.

Vu le titre du sujet je rajoute une réponse passionnante d'Oog des Meesters sur le port de l'armure chez les mages de guilde, qu'il serait dommage de perdre dans le sujet fleuve Des nouvelles.

Distinguons les différents niveaux. Au niveau de la "physique magique", il y a une seule contrainte dominante: le problème du fer. N'importe quel magicien (elfe, sorcière, ...) souffre de cette contrainte universelle. D'où l'absence générale de protections lourdes métalliques et d'armes lourdes. Clairement l'emploi d'armes avec une composante métallique en soi n'est pas un problème, comme le démontrent les magiciens blanc de l'académie de Gareth, les rapières de magiciens très en vogue en Fertilia, ou encore les armes élégantes des elfes.

Il n'empêche que le fer est un gêne, et en plus la surgrande majorité des magiciens n'a jamais reçu une formation de combattant. Ce sera donc rare de voir un personnage magique se promener avec de tels outils encombrants qui lui sont maladroits. Mais là on est dans les habitudes et non plus dans les problèmes formels! Mais rien n'empêche un magicien de prendre des leçons d'escrime, ne fut-ce pour pouvoir défendre son honneur à la cour de Saltes... Pas en pratique en tout cas.

Alors, pour les magiciens de guilde, c'est un peu particulier. Ils profitent d'un statut légal particulier, sous condition d'appartenir de un, à une des trois grandes guildes, et de deux, de respecter le Codex Albyricus (le canon de droit magique donc). Dans ce cas-là ils ont le droit de se faire juger en justice par le tribunal de leur guilde. Vous comprenez que c'est un privilège énorme, surtout que les guildes ont des jurisprudences très divergentes. On devine facilement que la guilde blanche tient beaucoup plus aux hiérarchies et aux normes que la guilde noire (raison pour laquelle la guilde noire n'est pas si bien vu dans les cercles politico-sociales évidemment). Les magiciens blancs sont censés se tenir scrupuleusement aux normes vestimentaires et requièrent en effet une dispense officielle pour pouvoir utiliser des équipements "militaires". Par contre, dans la guilde noire, qui est très individualiste, on s'en tape complètement des habits de quelqu'un, c'est sa compétence et la force de sa personnalité qui compte. Mais rares sont les mages dans cette guilde-là aussi qui vont se profiler comme de rudes "ouvriers à la main"... Toutes les guildes tiennent toutefois à un des principes du Codex Albyricus: il faut pouvoir reconnaître à vue un magicien pour ce qu'il est. Tout comme un baron ne se promène pas en paysan, un magicien est fièr de son statut - et c'est pas très crédible d'invoquer ses privilèges dans un habit comme le porte chacun. Bien sûr, la quantité de pragmatisme est variable: un magicien gris qui voyage dans les montagens sauvages se préparera avec le nécessaire... En ce qui concerne les sorcières etc. ils apartiennent à des populations locales et vont utiliser les habits et les équipements typiques pour leur population.

Tout ce que je viens de dire est évidemment que de la trame... Il n'y a pas de règle formelle dans le système de jeu qui interdit quoi que ce soit au-delà du fer (et même là il y a des solutions). Mais c'est ainsi que les choses se vivent dans le monde de l'Aventurie. Parmi un grupe de vagabonds SDF, pardon, de héros, un magicien est libre de portes des vêtements qu'il veut pour partir en aventure. Mais alors qu'il tient compte du fait que ses intéractions sociales risquent d'en pâtir.

Cela répond à vos questions? En gros, une règle formelle: le problème du fer. Tout le reste c'est des constructions sociales du monde dans lequel on joue!

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C'est exactement ça Lorialet, comme tu le décris à la fin.

À ma connaissance, il n'y a pas de commerce organisée. Perso, j'y serais plutôt opposé. On parlera plutôt de "don" ou de "récompense" lorsqu'une académie donnera accès aux écrits sur un sort à une personne extérieure.

Sinon, je te renvoie à l'Almanach qui parle un peu de ça :

[...]les livres de magie, dans lesquels les magiciens de guilde consignent leurs formules magiques [sont encore écrits à la main et pas imprimés]. Jusqu'à aujourd'hui, on n'a pas réussi à imprimer l’essence d’un sort pour qu’un magicien soit capable de l'apprendre, bien que la Presse Adamante, l'imprimerie de l’Académie d'¼uf draconique de Kunchom, expérimente depuis longtemps l’utilisation de blocs d’impressions magiques.

Et notamment à la description du codex Albyricus :

[...]le codex contient de nombreuses instructions et règles concernant la tenue d'un magicien, les règlements pour le quotidien des académies et des normes pour uniformiser les échanges de savoirs entre les magiciens de guildes, les établissement d’enseignement et les trois guildes.[...]

Pas plus d'infos là-dessus sur le codex. Soit Oog en dira plus, soit la vo a volontairement gardé un flou sur les textes pour qu'on fasse un peu ce qu'on veut.