Scènes courtes, briques scénaristiques 2

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Bonjour,

Je souhaiterais lancer ce fil pour que l'on y dépose des descriptions courtes de scènes marquantes/ visuelles, de morceaux d'intrigues, anecdotes, ...

Bref des petites briques à ré-utiliser pour :

  • improviser une scène ou un scénario
  • ajouter de la couleur à une description ou meubler un temps mort
  • servir de bac à sable ou d'élément de table aléatoire
  • ...
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Le chrirugien du bord, qui a toujours rêvé d'être capitaine, supplie son équipage de lui refiler une vieille flûte de prise et d'y embarquer avec une centaine d'esclaves libérés sans connaissance de la mer. Lui-même n'y connaissait rien.

Nos héros se dirigent ensuite vers la Vera Cruz, où ils sont pris dans une tempête. Notre chirurgien, ne sachant trop quoi faire, donne des ordres stupides, qui lui valent de faire accoter (chavirer) son navire. Les esclaves meurent noyés, et lui monte sur la coque, seul ou presque du navire dont les mâts s'inclinent vers le fond.

Ses compagnons, sur un magnifique chebec dont ils ont rêvé depuis au moins 5 scénarios, décide de ne pas laisser le boulet couler par le fond avec son rafiot. Allant vent arrière à sec de toile, ils envoient les tréous (voiles carrées de gros temps très peu efficaces) et lofent pour remonter au près. Le vent soufflant tout de même à décorner les boeufs (force 11), même avec un très bon capitaine et un très bon équipage, ils accotent à leur tour, ce qui les oblige à perdre mâts, tréous, vergues, mais aussi les antennes, les voiles latines et les maraboutins. C'était particulièrement douloureux, puisque le principal défaut du chebec (voir Les Carnets... vol 1 p 376 et p 379) c'est de nécessiter des matériaux de grande qualité qu'on ne trouve qu'en Europe du Nord et en Méditerranée.

Totalement dégoûtés de perdre un si précieux matériel pour un parfait incompétent et ne voulant pas risquer d'avantage, ils repartent sans mât ni espar ni voile, abandonnant leur compagnon. Celui-ci ne le vit pas très bien. Un navire vient à passer. Par manque de chance, il s'agissait d'un garde-côte espagnol. Sans même qu'on ait besoin de le torturé, il indique au capitaine que des pirates vont attaquer Vera Cruz, ville qui aura tout le temps de se préparer à leur arrivée, sans qu'ils n'en sachent rien.