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Rémunération 181

Forums > Magazine & Site Internet

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Rui

Si tu veux payer des gens, il faut que tu puisses avoir la structure légale pour les payer. Donc il te faut une structure légale, a minima associative.

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  • Rui
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Julien Dutel

C'est ce que je craignais..

Merci pour la réponse rapide

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  • Julien Dutel
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Rui

A moins ceci dit que les relecteurs et auteurs facturent. Là je pense qu'ils peuvent te facturer en tant que particulier. Mais tu as quand même besoin d'établir des contrats pour les droits et cie (notamment pour les illustrations, les textes... mais aussi le design de la maquette)

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  • Rui
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Julien Dutel

Ouais c'était mon idée de prendre que de la prestation de service et de faire des sessions de droits d'exploitations partielles.

Je vais creuser ça. Merci pour les précisions

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Artiste auteur. Au passage se mettre en auto-entreprise est une erreur (trop de charges). Il y a un autre statut pour ceux qui veulent se faire payer en droits d'auteurs (et non en note d'auteur) qui est plus proche du statut des professions libérales (je n'ai plus le nom en tête, pour ma part pour le moment je me fais payer en notes d'auteur, plus simple).

Julien Dutel

Oui, puisque l'auteur du sujet veut des conseils, en voilà un. Ne vous laissez pas entourlouper par les éditeurs qui vous incitent à devenir auto-entrepreneur pour se débarasser des charges et de la paperasse (vécu). L'année d'après, après avoir essuyé cent sollicitations sans réponse, vous serez dans le caca et devrez payer des charges même si vous exercez chez vous (vous payerez deux fois : impôts locaux + lieu de travail).

Faites-vous payer en note de droit d'auteur en effet. Les éditeurs vous fourniront un formulaire vierge avec des formules, il suffira d'enter le brut (tarif X nbre de signes ou de mots ou de pages) et les cotisations seront calculées, il s'occupera de les verser à l'Agessa.

Pour une fois c'est simple en France : pas besoin de statut, d'être déclaré, et ça n'a aucune influence sur vos revenus sociaux. Il faut juste le déclarer aux impôts (il existe une case "droits d'auteur"). Et vu les montants vous ne risquez pas de changer de palier.

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  • Edwin
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Oui, puisque l'auteur du sujet veut des conseils, en voilà un. Ne vous laissez pas entourlouper par les éditeurs qui vous incitent à devenir auto-entrepreneur pour se débarasser des charges et de la paperasse (vécu).

Florent

Hors-Sujet : C'est une vieille (vilaine) ficelle éculée. A noter que si tu es en situation de monoclient avec ces donneurs d'ordre indélicats et même encore mieux, sur site, pour caractériser un lien de subordination, tu peux demander la requalification en activité salariée. Voir la jurisprudence.

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  • No.oB-61-35143
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Thegrom

Ce d'autant plus qu'ensuite l'éditeur en question ne m'envoyait pas les fichiers à relire malgré mes relances, et a fini par m'envoyer bouler parce qu'"il n'avait pas que ça à faire." Je ne le citerai pas, il a déjà aassez mauvaise réputaton.

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Que de réponses, c'est vraiment enthousiasmant !

Thegrom je te remercie pour les éléments que tu donnes, et ça a été très intéressant pour moi de voir ton point de vue, différent de celui de Psyché. Finalement j'ai l'impression que la différence de vision entre vous deux est la même que celle qui peut exister entre un salarié "à l'heure" et un cadre au forfait jour, (modulo le fait que vous êtes indépendants et qu'il faut prendre en compte les charges afférentes).

En tout cas je ne trouve pas ton témoignage "amer", il décrit une réalité assez difficile mais qui me conforte dans mon idée de départ : d'un coté les ouvrages (par exemple de jeu de rôle puisqu'on en parle ici) suscitent beaucoup d'engouement et de l'autre coté les auteurs (ou la plupart, il semble) ne sont pas très bien payés. On peut trouver ça difficile, ou au peut au contraire se dire qu'il y a justement une opportunité de trouver un business model qui soit plus rémunérateur pour les auteurs et qui vienne challenger l'édition telle qu'elle existe. En tout cas je vois les choses de cette façon, partout où le marché existant ne marche pas bien, il existe une possibilité de faire mieux.

En dehors de ça, je vois que la question de dévoiler ou pas sa rémunération suscite du débat ! Pour ma part, venant du secteur financier, c'est quelque chose d'assez classique d'échanger dessus, ça ne me choque donc pas et je suis aussi assez d'accord avec la personne de ce fil qui dit que lorsque les salaires sont mals connus ça ouvre surtout des opportunités aux employeurs de les tirer vers le bas.

Mais une fois cela dit je suis bien d'accord avec Julien Dutel (que je remercie pour ces contributions !) et ce que d'autres aussi ont dit : diffuser ou non sa rémunération c'est un choix complètement privé, si quelqu'un n'est pas à l'aise avec ça, ou que ça lui ferait perdre un avantage concurrentiel je ne vois pas pourquoi il y serait obligé. Protéger sa vie privée, c'est la base de la base.

En tout cas, pour ma part, je ne suis ni auteur ni graphiste, et assez loin du milieu de l'édition ou de la création, je connais un peu celui de la traduction (mais la comparaison ne me semblait pas 100% pertinente). C'est bien pour ça que je me suis permis de venir poser cette question sur ce forum car, lorsqu'on a un projet et qu'on veut esquisser un business plan, il faut se faire une idée des coûts, c'est le sens de mon interrogation (et pas du tout de connaitre la rémunération de telle ou telle personne)

Et vraiment merci à tous pour vos contributions, je ne m'attendait pas à un tel engouement !

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d'un coté les ouvrages (par exemple de jeu de rôle puisqu'on en parle ici) suscitent beaucoup d'engouement

Attention quand même. On est sur des ventes assez basses, malgré les chiffres parfois étonnants des CF. On est très loin des ventes de BD ou livres provoquant "beaucoup d'engouement" dans l'édition classique.

on peut au contraire se dire qu'il y a justement une opportunité de trouver un business model qui soit plus rémunérateur pour les auteurs et qui vienne challenger l'édition telle qu'elle existe.

En fait on a eu, dans les 10 dernières années, des personnes qui sont arrivées régulièrement en challegeant le "business model" actuel et qui déclairaient qu'elles savaient mieux que les actuels comment rendre le JDR rentable et payer tout le monde à des tarifs incroyables.

Tous se sont cassés la figure ou retrouvé face à la réalité des ventes du marché.

La réalité c'est aussi que bien des éditeurs essaient déjà de rémunérer au mieux, et ne se font pas des cojones en or, loin de là. Chez BBE, la rémunération est plus que très correcte pour le marché. Dès qu'ils peuvent augmenter, ils augmentent. Et les choix faits sont, pour ce que j'en ai vu, souvent à l'avantage de l'auteur (par exemple), une fois les calculs faits.

En dehors de ça, je vois que la question de dévoiler ou pas sa rémunération suscite du débat ! Pour ma part, venant du secteur financier, c'est quelque chose d'assez classique d'échanger dessus, ça ne me choque donc pas et je suis aussi assez d'accord avec la personne de ce fil qui dit que lorsque les salaires sont mals connus ça ouvre surtout des opportunités aux employeurs de les tirer vers le bas.

Personnellement j'ai juste dit que je ne dévoilais pas ça au public (contrairement aux collègues, c'est une situation très différente). Il y a plein de raisons à ça, mais l'une est le fait que je suis une personne plus ou moins publique, et qu'on connait le rapport à l'argent dans nos métiers. J'ai eu mon lot de donneurs de leçons (du genre "tu pourrais donner tes textes", "la passion ça se paie pas", "les métiers passion ne devraient pas exister", voire "si tu en fais un métier, tu n'es plus dans ta passion", ou "l'important c'est de faire du fric" vs les gentils et généreux passionnés bénévoles), et je n'ai pas envie de prêter le flanc à plus d'attaques (nauséabondes) de ce genre. Malheureusement, et je le déplore autant que Thom, nous ne sommes pas dans une relation saine à l'argent par chez nous.

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  • Jarsal
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Julien Dutel

Pour ma part je pense que le nombre de personnes ayant échoué par le passé n'est pas un argument pour ne pas imaginer de nouvelles choses à l'avenir. Bien entendu personne ne peut être sur qu'une nouvelle idée va marcher là ou dix ont échoué, mais les exemples sont innombrables d'innovations qui sont venues résoudre un problème qu'on pensait insoluble et régulièrement la solution vient justement d'une personne assez extérieure au domaine, que ce soit dans l'agriculture, les assurances, le transport, etc...

Et pour ce qui est de la rémunération de la création, je suis bien d'accord. Je suis souvent très surpris de cette opposition passion / rémunération. Au contraire la création est une compétence incroyable, c'est bien normal qu'elle soit bien rémunérée. Si c'est valable pour l'art contemporain je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas valable pour le jeu de rôle ou n'importe quel domaine créatif. Je comprends bien ton point de vue concernant tes propres revenus ! C'est ce que je développais dans le paragraphe après celui que tu cites.

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  • Thomas Robert
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Pour ma part je pense que le nombre de personnes ayant échoué par le passé n'est pas un argument pour ne pas imaginer de nouvelles choses à l'avenir.

Ce n'est pas ce que je dis. Je dis que souvent on se dit qu'on peut révolutionner le tout, mais la réalité (des volumes de vente, notamment) rattrappe imanquablement le projet. Le soucis c'est que si le marché augmente régulièrement, il faut bien prendre en compte que le gateau est mangé à 80% (facilement) par D&D, et que le reste du gateau se partage entre tout un tas de projets. Et que la part de D&D n'est pas prête de se réduire : il est la vraie locomotive du marché, totalement à part du reste.

On a l'avantage d'avoir des collectionneurs qui ont assez d'argent pour pledger à un certain nombre de projets. Mais La part restante est toujours assez maigre.

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Comment ce fait-il qu'il n'y a ait pas plus de petits projets édités à la demande avec des imprimeurs comme Lulu? Surcoût financier? Problème de droits?

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  • Julien Dutel
  • et
  • Thomas Robert
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Jarsal

Je ne pense pas que c'est ce que Julien entendait par sa remarque.

Mais pour imaginer un nouveau business model, il faut tout de même connaître les réalités de base du milieu, qui sont, d'après mes propres connaissances (c'est qqc qui évolue chaque année, donc c'est qqc qui est toujours à remettre à jour).

  • En jdr, 1000 exemplaires c'est déjà un succès, plus de 2500 c'est un hit (sachant que les vrais rabais chez un imprimeur viennent parfois au-dessus de ces chiffres)
  • L'un des standards actuels, c'est la quadrichromie couverture dure. Et ça a un prix. Il y a d'autres standards moins chers, il y a eu pas mal d'innovation à ce chapitre ces dernières années MAIS cela ampute parfois d'un certain nombre de ventes.
  • Les gens vont râler et/ou tu vas vendre moins s'il n'y a pas beaucoup d'illustrations dans un ouvrage (et les illustrateur-rices-s se défendent un peu mieux que les auteur-rice-s en matière de rémunération, surtout lorsqu'ils ou elles ont du talent*)
  • Chaque supplément se vend moins bien que le précédent, surtout qu'un livre de base.
  • Les distributeurs de jdr sont aussi distributeurs d'un tas d'autres trucs, et ils ne font pas beaucoup de sentiment en ce qui a trait à leur marge nette. Marché de niche ou pas. Petit tirage ou non.

Face à cela, on est beaucoup à penser que la meilleure voie pour améliorer la situation et la rémunération, c'est d'augmenter les tirages, et donc de faire venir plus de monde au jdr content

Thom'

* Et je n'en conçois aucune amertume, au contraire. Je suis pour tirer tout le monde vers le haut et non l'inverse.

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  • Jarsal
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NapalmGlop

Si tu veux un prix correct au vu du matos physique fourni, le bénéfice Lulu reste assez ridicule. C'est très bien pour de l'auto-édition où tu fais tout toi-même. Mais un éditeur ? Ce n'est pas rentable je pense, sincèrement.

Drivethru doit avoir une répartition différente, mais c'est pas non plus la panacée.

Sachant que ça ne facilite pas la comm, que ces sites (en France) ne sont pas massivements fréquentés, et que c'est d'autant plus compliqué de placer en boutique vu que tu zappes le circuit normal.

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NapalmGlop

Entre lulu, l'autoédition et itch.io, je trouve au contraire qu'il y a une multitude d'expériences à ce niveau !

Après, je pense qu'il y a, du point de vue des auteurs/autrices en devenir, un goût du produit final qui reste bien souvent dans l'imaginaire le livre en dur. Je suis un amoureux des livres moi-même, et j'ai vraiment du mal à imaginer un monde où les livres seraient 100% dématerialisés, par ex.

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Thomas Robert

Je pense que, quel que soit le métier, les gens "du métier" ont un gros avantage : ils connaissent le métier et ses fondamentaux (ce qui n'est pas mon cas, c'est pour cela que je cherche à me documenter notamment ici grâce à vous !)

Et les gens du métier ont aussi un gros défaut : ils connaissent le métier ! Et ça les empêche parfois d'imaginer des choses à l'extérieur de ces fondamentaux. J'ai plusieurs exemples en tête et récents, sans avoir besoin de chercher loin, où les acteurs traditionnels d'un secteur disaient tous "impossible de faire mieux", puis une start-up attaque le marché avec une vision complètement innovante, souvent ça se plante, mais de temps en temps ça fonctionne très bien, ça devient une entreprise majeure, cotée etc... Et le pire c'est que les acteurs traditionnels du marché viennent ensuite dire "ah mais c'était évident !"

Non pas que le jeu de rôle, qui est un loisir de niche, possède un potentiel démentiel de volume, mais tout de même. D'ailleurs là où on peut voir des problèmes (DD qui trust le marché) on peut aussi voir des avantages (ça démocratise le loisir) etc. Sans vouloir faire de la citation instagram, on peut voir des problèmes ou on peut voir des solutions. En tout cas jamais dans l'histoire des jeux ce loisir n'a été aussi populaire, et ça c'est quand même bien !

En tout cas, je commence à me faire mon idée ! Concernant le marché du jeu de rôle en lui même, j'ai du mal à trouver des chiffres détaillés fiables, même si j'ai fini par récupérer quelques petites choses dans les présentations investisseurs de Wizard of the Coast / Hasbro. (Mais 1000 exemplaires pour le marché mondial ça me semble assez faible quand même), je vais essayer de mettre en place une étude de marché fiable, si possible.

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D'ailleurs là on on peut voir des problèmes (DD qui trust le marché) on peut aussi voir des avantages (ça démocratise le loisir) etc.

Non, ça démocratise D&D. Ce n'est pas pour rien qu'aux US D&D est souvent synonyme de TRPG. Et comme on disait "on va jouer à la Nintendo" fut un temps, on dit "on va se faire un D&D".

Alors tu vas me dire "oui mais maintenant on dit plus Nintendo pour parler de console". Oui. On a eu quelques acteurs concurents qui ont émergés. SEGA est mort, Sony et sa Playstation et Microsoft et sa X-Box. Quel est le point commun entre les deux concurrents qui ont émergé ? La puissance financière.

En JDR c'est la même : difficile de se confronter à une compagnie détenue par Hasbro qui est en train de placer D&D de partout. Qui s'est payé une place dans The Big Bang Theory (ben oui, le placement ne fut pas gratuit), puis Stranger Things (de même). Qui se paie des actual play de luxe qu'aucun autre éditeur n'est en mesure de se payer, avec des stars, et qui lui ramènent 60% de ses nouveaux acheteurs. Qui va se payer un film (voire plusieurs) et une série. Qui relance la licence via du jeu vidéo, etc.

Il y a D&D, et il y a les JDR. Et ça c'est une position qu'il est important de comprendre : personne n'est en capacité de rivaliser maintenant que D&D est installé.

Alors oui, Edwin aimera rappeler le cas de l'oeil noir en Allemagne : l'exception qui confirme la règle. Un jeu qui avait la profondeur demandée par le public et qui est arrivé avant que D&D ne s'installe totalement, le repoussant dans les cordes. Mais c'est quelque chose qu'il serait plus de complexe de reproduire ici. Ca n'empêche pas d'essayer. Mais on ne peut pas dire que la tâche sera simple ou alors il faudrait qu'une entreprise puissante entre dans la danse. Ce n'est pas le cas pour le moment, et clairement pas avec l'intention de proposer une alternative puissante à D&D en France (et encore moins aux US).

Il y a quand même des questions de moyens. Et croire que D&D ramène des gens aux JDR est utopique. En grande majorité, D&D ramène des gens à D&D (et des fois, quelques énergumènes passent à autre chose).

Et le pire c'est que les acteurs traditionnels du marché viennent ensuite dire "ah mais c'était évident !", je vais essayer de mettre en place une étude de marché fiable, si possible.

Et c'est là où on voit la problématique : aucun acteur du milieu, hors Hasbro, n'a aujourd'hui les épaules pour financer une véritable étude de marché. à l'échelle nationale content

En tout cas jamais dans l'histoire des jeux ce loisir n'a été aussi populaire, et ça c'est quand même bien !

Je le redis : jamais D&D n'a été si populaire (et la distinction est importante).

En tout cas, je commence à me faire mon idée ! Concernant le marché du jeu de rôle en lui même, j'ai du mal à trouver des chiffres détaillés fiables, même si j'ai fini par récupérer quelques petites choses dans les présentations investisseurs de Wizard of the Coast / Hasbro. (Mais 1000 exemplaires le marché mondial ça me semble assez faible quand même).

Jarsal

Hasbro ne vend pas 1000 exemplaires au mondial. Mais...

  1. En France, 1000 exemplaires, c'est une bonne vente pour un éditeur FR (hors D&D)
  2. Les anglophones n'en ont pas grand chose à battre des créas Françaises. Tu trouveras quelques exceptions, rares et peu impactantes. Mais 90% du temps, une créa Française aux US est considérée comme un petit jeu indé et ses ventes ne sont pas mirobolantes
  3. Le marché mondial, c'est très majoritairement le marché anglophone. On doit être le second marché derrière les anglophones en France et c'est peanuts (again). (outre les japonais mais bon, pour pénétrer le marché japonais... c'est encore une autre histoire)

C'est pour ça qu'il faut que tu sépares absolument D&D du reste. Aujourd'hui, à moins que tu ais un Sony ou autre derrière toi prêt à créer une franchise, tu es comme un producteur de film face à Disney. Hasbro est clairement au JDR mondial ce que Disney est au cinéma aujourd'hui.

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C'est vrai que j'avais aussi l'intuition que le marché Français arrivait en seconde position derrière le marché américain. J'ai moins d'avis sur les autres marchés en Europe, de ce que je vois des publications Hasbro, ils ont tendance à traiter l'Europe comme un gros bloc. Le point sur l'Allemagne est intéressant, je n'ai aucune notion sur la popularité du jeu de rôle dans ce pays.

Par contre je trouve que le sujet dérive ! Et ce n'est pas comme si j'avais ouvert ce sujet en annonçant mon intention de créer une société pour détroner Dungeons & Dragons. Ce qui en effet me semblerait difficile plaisantin

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  • Julien Dutel
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Je me doute déjà de la non réponse mais je tente quand même plaisantin

Arrive-t-il que des auteurs/ traducteurs/etc soient payés (au moins partiellement) au noir ou par extension en livres de JDR ou tout autre rémunération particulère ?
En gros tu participes à l'édition d'une gamme et tu es payé avec l'ensemble de la gamme ?

Ce message a reçu 2 réponses de
  • Laurendi
  • et
  • Julien Dutel
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alanthyr

Toi tu cherches les ennuies !