du français vers l'anglais. 46

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Julien Dutel

Je veux dire admettons que je possède une compagnie d édition. Est ce que je peux engager un non pro?

Est ce que cette hypothétique compagnie peux se voir refuser de traduire par la compagnie qui a les droits.

Par exemple je monte une compagnie pour traduire COF. Est ce possible ? Est ce que BBE peux me refuser le droit de traduire si mon traducteur n'est pas pro?

Est ce plus clair ?

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Julien Dutel

Ok ça répond à ma question.

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Je veux dire admettons que je possède une compagnie d édition. Est ce que je peux engager un non pro?

tu fais ce que tu veux. C'est toi qui engage ta crédibilité si le résultat n'est pas à la hauteur, si ça prend trop de temps, ou autre.

Est ce que cette hypothétique compagnie peux se voir refuser de traduire par la compagnie qui a les droits.

Je suppose que si une compagnie te file une licence sur les droits d'un truc (et pas les droits) c'est que tu as montré patte blanche (obtenir des droits c'est une question de sous, certes, mais pas que : un éditeur de file pas une licence sur ses droits au premier venu qui aligne des sous. Ils veulent la garantie que le travail sera à la hauteur)

Par exemple je monte une compagnie pour traduire COF. Est ce possible ? Est ce que BBE peux me refuser le droit de traduire si mon traducteur n'est pas pro?

Est ce plus clair ?

Tiramisu Rex

Prenons donc ce cas hypothétique. Vraiment sous l'angle de la démonstration.

BBE te demandera certainement comment tu compte t'y prendre avant même de négocier la licence. Donc si tu leur dis que tu vas prendre un mec super mais pas professionnel mais bilingue, peut-être qu'ils ne trouveront pas ça super crédible de la part d'un éditeur pro.

En outre, après, comme dit plus haut, c'est ton affaire. Et c'est autant ta réputation que tes sous que tu vas mettre en jeu (une licence ça coute des sous, même une petite). A toi de voir si tu veux prendre le risque.

En fait tu prends le problème à l'envers. a la base, je te dis juste que les éditeurs prennent des gens dont c'est le boulot parce que... ben c'est leur boulot. Simplement. Et que donc ils ont une expertise dans leur domaine de compétence. Ca n'est pas une obligation mais en général quand tu engages quelqu'un pour un travail tu prends un mec qui sait faire ce travail.

Après, les licences, comment elles sont négociées, les termes des contrats de licence, les do et les don't... tout ça est aussi très relatif. Ca dépend du détenteur des droits, de ses ambitions, de ce qu'il exige, mais aussi de la relation que tu as avec l'éditeur. Un éditeur peut très bien contractuellement exiger un certain niveau de qualité. Et dans ce cas, charge à toi de le fournir.

Et les contrats de licence ayant une durée déterminée, si le produit n'a pas la qualité finale escomptée, tu peux te voir retirer la licence de trad à son terme.

Maintenant, si tu montes une compagnie pour traduire COF, tu as intérêt de montrer que tu as tout un réseau de distribution avec toi et que tu sais comment tu vas placer tout ça dans les hobby shops. Et ça sera certainement un plus grand obstacle à l'obtention de la licence de traduction que la personne qui traduit.

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  • Tiramisu Rex
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Julien Dutel

Donc pour conclure le coté technique si jamais COF doit être traduit l' Initiative ne peut venir que de BBE ou d'une autre compagnie qui aurait un contrat avec BBE et qui l aurait sollicité.

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  • Julien Dutel
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Tiramisu Rex

Non, rien dans ce que je dis ne dit ça.

L'initiative ne peut venir que de BBE, ou d'une autre compagnie que les soliciterait et ferait une proposition semblant correcte et réaliste à BBE, et qui aurait les moyens de ses ambitions.

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  • Tiramisu Rex
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Julien Dutel

"Donc pour conclure le coté technique si jamais COF doit être traduit l' Initiative ne peut venir que de BBE ou d'une autre compagnie qui aurait un contrat avec BBE et qui l aurait sollicité"

"L'initiative ne peut venir que de BBE, ou d'une autre compagnie que les soliciterait et ferait une proposition semblant correcte et réaliste à BBE,"

C'est ce que je vens de dire à peu de chose près non?

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  • Julien Dutel
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Tiramisu Rex

sans le "et qui aurait un contrat avec BBE". On sollicite avant d'obtenir un contrat. On va voir l'éditeur et on lui dit "salut, votre jeu est super, j'aimerais le traduire chez nous" avant d'avoir le contrat.

Donc quand tu dis "ou d'une autre compagnie qui aurait un contrat avec BBE et qui l aurait sollicité", ben non. Pas besoin qu'il y ait un contrat au préalable pour tenter de voir si on peut négocier un truc.

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  • Tiramisu Rex
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Julien Dutel

Ok, bon au moins on en arrive à la même conclusion. Ca doit se passer entre deux compagnies existantes.

Autre question du coup. BBE a t'elle éte contactée par une autre société pour traduire le jeu dans une autre langue?

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Ok, bon au moins on en arrive à la même conclusion. Ca doit se passer entre deux compagnies existantes.

Ah ben oui, si tu y vas avant de monter ta boite, à moins d'être un ponte du milieu dont on sait qu'il a les contacts, c'est plus compliqué.

Autre question du coup. BBE a t'elle était contacter par une autre société pour traduire le jeu dans une autre langue?

Tiramisu Rex

Il faut demander à BBE, qui n'en ont jamais parlé ici. Donc je ne sais pas.

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. BBE a t'elle était contacter par ...

Tiramisu Rex

Petite remarque ( sans vouloir être méchant, mon but est juste de donner un petit avis dans le contexte ) : en voyant cette partie d'une de tes réponses, je pense que le fait d'engager un pro s'impose.

Je crois que beaucoup ici seront d'accord pour dire que COF a beaucoup de "potentiel" clin d'oeil. Si tu arrives à y intéresser un public US cela ne peut être qu'une bonne chose.

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  • Tiramisu Rex
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Les détenteurs des droits gardent un droit de regard mais la plupart du temps, le jeu n'est pas seulement traduit, il est aussi adapté à la culture ciblée. C'est l'idéal en tout cas. L'éditeur du pays connait son public, c'est pour ça qu'il prendra les bonnes décisions pour son marché.

Ca c'est une affirmation qu'il va falloir vérifier. Autant les choix de traduction (dans un sens les choix des ouvrages à traduire quand on parle de suppléments) sont faits en fonction du marché, mais l'immense majorité des jeux sont traduits sans adaptation autre que l'adaptation du texte à la langue.

Les jeux sont adaptés.

Je vais te donner des exemples.

D'un jeu à l'autre cela demande plus ou moins de travail : exemple INS/MV qui est devenu In Nomine aux USA et n'a rien à voir car l'humour ne se serait pas bien exporté. Là c'est le cas extrême évidemment où le ton du jeu est différent dans la version traduite. Généralement ça ne va pas aussi loin. Le texte et l'ambiance de base sont conservés, voir traduits mot-à-mot. Mais la traduction du texte n'est pas la seule chose à prendre en compte. Souvent, les illustrations, la maquette et des tas d'autres choses peuvent être totalement repensées (ex : Cyberpunk 3.0) quand le jeu passe une frontière. Kuro a vu sa couverture refaite par exemple. C'est ce que je voulais dire par "il n'est pas seulement traduit, il est aussi adapté".

Je pourrais trouver des tas d'exemples en cherchant un peu, ces trois là je les ais donné de mémoire.

Bien sur, toutes ces adaptations sont à l'initiative de l'éditeur du pays cible, et bien sur il demande la permission de faire ces adaptations à l'auteur et à l'éditeur de départ (d'où le droit de regard dont je parlais). Mais en règle générale, le mieux placé pour savoir ce qu'il faut faire pour avoir du succès dans le pays ciblé est l'éditeur qui traduit (et non pas l'éditeur ou les auteurs de l'original) ce qui fait qu'on conseille en général aux auteurs de départ de "faire confiance" à la maison d'édition qui traduit.

Cela peut aller d'un supplément "France" (Hawkmoon ou plus récemment Tales From the Loop) à un redécoupage de certains suppléments, ou des traductions partielles de supplément, qui sont ensuite distribués différemment (j'ai en tête un supplément L5R comme ça ou des livres US ont été ajouté en annexe d'un autre tome car seul il ne se serait pas vendu, un truc sur le phoenix avec des sorts je crois). De multiples formes d'adaptations sont possible sans forcément toucher au coeur du jeu : un simple scénario d'introduction totalement nouveau et différent comme c'est le cas sur Kuro par exemple. Et ça peut aller jusqu'à l'extrême de INS où le jeu final n'a plus grand chose à voir avec le jeu de départ. Cela dépend.

Je pense qu'en plus il doit y avoir un jeu d'influence. Cela doit être difficile pour un traducteur de petite taille en France ou en Espagne de dire à un gros éditeur Américain comment ils doivent gérer, et d'avoir le dernier mot sur le contenu des traductions. Je suppose que ça doit dépendre de tas de paramètres, y compris contractuels.

Après j'ai l'impression qu'il y aussi pas mal d'échanges de bons procédés et de renvois d'ascenceur : Capharnaüm est traduit par Mindjammer Press, et inversement Mindjammer par les deadcrows... (j'imagine) Deux éditeurs de pays différents qui se rapprochent, et collaborent sur un projet, doivent surement regarder dans le catalogue de l'autre s'il n'y a pas des opportunités.

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Les jeux sont adaptés.

DES jeux sont adaptés.

Je vais te donner des exemples.

Ce sont des exemples. Tout un tas de jeux n'ont pas une once d'adaptation. Certains éditeurs refusent tout changement. on a certainement tout autant de contre exemples. Les absolus c'est le mal. content

En plus de ça, un certain nombre de trucs que tu cites ne sont pas pour moi des "adaptations" du jeu, mais des adaptations de la gamme comme ligne de produits (ce qui est à mes yeux très différent). Rajouter un supplément France n'est pas une adaptation du jeu en soi. Le jeu ne change pas en soi. C'est juste le développement d'un truc hors gamme officielle. Changer une maquette, chez nous en tous cas, c'est souvent une histoire de purs goûts. Rassembler deux livres en un ne change rien non plus en soi. Ce n'est pas le jeu en soi qui est adapté. C'est la manière de le vendre.

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  • Tiramisu Rex
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berolson

Corrigé.

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  • Dohnar
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Julien Dutel

Je pensais que les illustrations ne nécessitaient aucune adaptation. Est ce le cas ?

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  • Julien Dutel
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D'un jeu à l'autre cela demande plus ou moins de travail : exemple INS/MV qui est devenu In Nomine aux USA et n'a rien à voir car l'humour ne se serait pas bien exporté.

Pour le coup, l'humour noir qu'avait INS/MV est compris aux USA et aurait pu passer (Dogma a le même genre d'humour). Le gros problème c'est le puritanisme chrétien américain, sur un bien culturel, venant de l'étranger en plus: Ils ne peuvent pas le supporter. Pour le coup je trouve qu'INS/MV a beaucoup perdu en passant à "In nomine".

Kuro a vu sa couverture refaite par exemple. C'est ce que je voulais dire par "il n'est pas seulement traduit, il est aussi adapté".

Refaire une couverture n'est pas une traduction (donc pas adaptation dans ce sens là), c'est en effet un choix éditorial.

Cela peut aller d'un supplément "France" (Hawkmoon ou plus récemment Tales From the Loop) à un redécoupage de certains suppléments, ou des traductions partielles de supplément, qui sont ensuite distribués différemment

Comme le Dit Julien D., un supplément, ce n'est qu'un supplément, de plus Hawkmoon se passant en partie en "France" (post-apo ok, + UK), cela ne paraît pas abbhérant d'avoir un supplément France. Au même titre, qu'un supplément "Seattle" à ShadowRun.

jtrthehobbit

Et je réponds pour le coup à Tiramisu Rex au passage, concernant l'adaptation d'illustration. En général les illus de couverture sont souvent refaites (en tout cas quand on considère les bouquins en général), car les attraits culturels différent, ou alors, la collection dans lequel ça sort a une ligne éditorial spécifique, etc. En intérieur, les illustrations peuvent être refaites quand dans un pays, certaines choses peuvent mal passer voir être interdites (la nudité, l'alcool, le sang, la violence, etc)

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Tiramisu Rex

Lol. Il y a encore du boulot.

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  • Tiramisu Rex
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Tiramisu Rex

Il peut arriver qu'un éditeur ayant une licence trouve que le truc est pas à son goût et veuille les changer. Pour peu que le détenteur des droits originaux l'autorise.

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En plus de ça, un certain nombre de trucs que tu cites ne sont pas pour moi des "adaptations" du jeu, mais des adaptations de la gamme comme ligne de produits (ce qui est à mes yeux très différent). Rajouter un supplément France n'est pas une adaptation du jeu en soi. Le jeu ne change pas en soi. C'est juste le développement d'un truc hors gamme officielle. Changer une maquette, chez nous en tous cas, c'est souvent une histoire de purs goûts. Rassembler deux livres en un ne change rien non plus en soi. Ce n'est pas le jeu en soi qui est adapté. C'est la manière de le vendre.

J'essaie de communiquer et dire quelque chose. Quand je vois que les mots que j'emplois sont mal compris, j'essaie d'expliquer quel était mon propos à l'origine en employant d'autres mots. Donc là j'essaie d'expliquer ce que MOI je voulais dire par "adaptation".

Pour moi un JDR c'est bien plus que juste le texte brut d'un livre de base. L'univers graphique, et la "gamme" comme tu dit, tous ces "choix éditoriaux" font partie du jeu. Surtout si la gamme est déjà très étendue au moment où on fait le choix de la traduire ou pas... Si l'éditeur cible décide de faire des choix différent de ceux qui ont été fait dans la gamme d'origine, c'est qu'il "adapte" (faute d'un meilleur mot qui mettrais tout le monde d'accord) en fonction de son pays à lui.

Je t'accorde que ce n'est pas un "absolu". Il y a des jeux qui sont traduits "tels quels". Je ne pense pas que ce soit une majorité. Mais je n'ai pas de statistiques pour l'étayer. Donc comme disent les anglais "we can agree to disagree" sur ce sujet.

On pourrait aussi s'intéresser à savoir si ces produits traduits "tels quels" sont plus ou moins des succès, et dans quels pays ils parviennent à l'être, et en partant de quel pays d'origine, car certains cultures sont plus proches que d'autres. Peut-être qu'il y a moins de travail d'adaptation pour faire un succès d'un jeu américain en france que l'inverse. Ou que d'un jeu japonais ou suédois vers le français. A ce stade je ne l'ai pas fait.

Par contre, quand j'ai réalisé l'étude dont je parlais dans mon premier post, en discutant avec des auteurs et des traducteurs notamment, ben la conclusion, c'était qu'il fallait de préférence laisser le pays cible libre de faire des adaptations pour maximiser les chances de succès face à une culture qu'on ne connait pas aussi bien que les natifs. Que c'était justement quelque chose qui surprenait, voir gênait parfois les auteurs. Mais une réalité : celui qui connait le public visé, c'est l'éditeur qui traduit.

Et par adaptation je n'entends pas que des choses propre au coeur du jeu, mais aussi la façon de le vendre, de l'illustrer, de le "marketer". Tu as le droit de penser que ça ne fait pas partie "du produit" si tu veux. Moi je choisis d'évoquer le sujet parce que je pense que c'est important. Et c'est ce que j'avais en tête au départ en parlant d'adaptation.

Dans ce fil, on ne parles pas que de "traduire" un jeu, on le traduit pour "le vendre", donc qu'il soit un succès. Et le succès dépendra de tous les facteurs. Moi pour tout auteur français qui voudrait s'exporter dans un autre pays (ex : allemagne, espagne, uk et us) je conseillerais personnellement de trouver un partenaire local et d'écouter ses conseils en terme d'adaptation (et pas que faire une traduction en brut).

J'espère que ce que je cherches à évoquer est plus clair. Sinon, tant pis.

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En plus de ça, un certain nombre de trucs que tu cites ne sont pas pour moi des "adaptations" du jeu, mais des adaptations de la gamme comme ligne de produits (ce qui est à mes yeux très différent). Rajouter un supplément France n'est pas une adaptation du jeu en soi. Le jeu ne change pas en soi. C'est juste le développement d'un truc hors gamme officielle. Changer une maquette, chez nous en tous cas, c'est souvent une histoire de purs goûts. Rassembler deux livres en un ne change rien non plus en soi. Ce n'est pas le jeu en soi qui est adapté. C'est la manière de le vendre.

J'essaie de communiquer et dire quelque chose. Quand je vois que les mots que j'emplois sont mal compris, j'essaie d'expliquer quel était mon propos à l'origine en employant d'autres mots. Donc là j'essaie d'expliquer ce que MOI je voulais dire par "adaptation".

J'essaie de communiquer et dire quelque chose. J'essaie d'expliquer que je trouve que c'est élargir le propos à d'autres choses que la traduction, et de faire une différence entre adapter le produit externe et adapter le jeu.

Pour moi un JDR c'est bien plus que juste le texte brut d'un livre de base. L'univers graphique, et la "gamme" comme tu dit, tous ces "choix éditoriaux" font partie du jeu. Surtout si la gamme est déjà très étendue au moment où on fait le choix de la traduire ou pas...

Et honnêtement, dans 90% des cas, l'univers graphique n'est pas adapté. Dans la plupart des cas, il est adapté pour l'enrichir, pas pour le transformer. Mais dans 90% des jeu, l'univers graphique reste le même.

Je t'accorde que ce n'est pas un "absolu". Il y a des jeux qui sont traduits "tels quels". Je ne pense pas que ce soit une majorité.

Je prends ma bibliothèque : je compte les jeux adapté sur le fond ou la forme (pas la fabrication, c'est à dire changement de US Letter à A4 par exemple, ou compilation) sur les doigts d'une main. Et elle n'est pas petite. Je constate aussi que la plupart des jeux ayant eu une adaptation graphique importante sont, soit des jeux pas très mainstream (into the odd, dieux ennemis, etc), soit des jeux ayant réellement eu une mise en forme graphique vieillissante (Fading Suns).

On pourrait aussi s'intéresser à savoir si ces produits traduits "tels quels" sont plus ou moins des succès, et dans quels pays ils parviennent à l'être, et en partant de quel pays d'origine, car certains cultures sont plus proches que d'autres. Peut-être qu'il y a moins de travail d'adaptation pour faire un succès d'un jeu américain en france que l'inverse. Ou que d'un jeu japonais ou suédois vers le français. A ce stade je ne l'ai pas fait.

Américain à France : tu as deux cas. Le jeu est un gros jeu (D&D5, Star Wars, Warhammer, L5R, etc...) et on ne touche à rien. Ou alors le jeu est un petit jeu (Abstract Dungeon, Into the Odd, etc) avec un matériel graphique pas top et présent pour être présent, et il est rebossé. Et tu as les quelques exceptions (Dieux ennemis) où il y a un retravail d'univers intégral.

Japonais à France : Je n'ai qu'un jeu qui a fait ce chemin : Ryuutama. Pas de retravail de forme, pas de retravail de fond.

Suédois au Français : en général ils sont déjà passé par une édition en anglais. Mais de tous ceux que j'ai je n'ai pas vu de vrai retravail. Mutant year Zero est passé en A4, comme Symbaroum... mais ce sont les mêmes jeux, avec le même univers graphique. Je pense qu'il en va de même pour Tales from the Loop et qu'il en ira de même pour Coriolis.

Et par adaptation je n'entends pas que des choses propre au coeur du jeu, mais aussi la façon de le vendre, de l'illustrer, de le "marketer". Tu as le droit de penser que ça ne fait pas partie "du produit" si tu veux.

Non, je dis juste ("Quand je vois que les mots que j'emplois sont mal compris, j'essaie d'expliquer quel était mon propos à l'origine en employant d'autres mots.") que ce sont deux choses très différentes. Refaire une couv, c'est justement adapter le produit, pas le jeu. Adapter le jeu c'est transformer des choses en son coeur (In Nomine est un très bon exemple, ça c'est une adaptation du jeu).

J'espère que ce que je cherches à évoquer est plus clair. Sinon, tant pis.

jtrthehobbit

C'est parfaitement clair, c'est juste que je sépare, en tant qu'auteur, les choses. Si demain on me dit qu'on a envie de traduire le bouquin que j'ai sorti pour H&D en espagne ou en allemagne, et que l'on me dit "on va changer les illustrations" ou "on va changer la couverture", je regarde ce qu'on me propose, mais pour moi c'est absolument mineur. Même en changeant un peu le style, l'univers sera exactement le même, il n'aura pas été adapté. Seul le packaging l'aura été.

Si on me demande par contre de virer la religion monothéiste écrasante parce que ça pourrait faire hurler les puritains, là, on partira dans une véritable adaptation curlturelle au pays, avec un impact réel sur le jeu, l'univers, et les histoires racontées.

En gros, pour clarifier : changer le packaging c'est comme avoir une affiche différente en fonction de chaque pays pour un film. Ca n'adapte pas le film, mais sa présentation. Adapter, c'est demander à virer des scènes dans le pays X ou Y parce que ça ne convient pas à leur terreau culturel. Et c'est la même chose pour le JDR. In Nomine est une vraie adaptation en JDR. Dieux ennemis est une vraie adaptation. Fading Suns du 7e Cercle n'est qu'un changement de packaging. Parfois heureux, parfois non. Mais ça c'est pour la vente même.

Je sépare la vente et l'oeuvre. Ce sont deux trucs très différents, même s'ils sont liés.

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Dohnar

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  • SmirnovV5312