Choix éditoriaux et création 5

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Je crée ce sujet suite à une discussion sur le sujet Dragons sur l'interaction des choix éditoriaux avec le processus de création.
Je pense que le cadre étude pertinent pour étudier ça est de s'intéresser aux arbitrages qui sont fait qui implique le métier d'éditeur et la création.
La discussion a commencé sur le sujet Dragons, mais je trouve qu'Agate est pas très intéressant à étudier sur ce point parce qu'ils font toujours le même genre de choix. Ils veulent rajouter 300 pages de créa, ils organisent un vote pour avoir un plébisite et ils se retrouvent avec de nouvelles obligations qui leur demande beaucoup de temps et de moyens pour honorer et ça impacte leurs autres projet.

BBE, d'un autre côté, à des arbitrages beaucoup plus contrastré, qui essaye de concilier les deux. Sur PN2, les arbitrages sont quasi tous en défaveurs de la logique éditorialle mais au profit d'une bien meilleure créa: refonte de la maquette après que la Révolte soit maquetté, ajout de deux scénarios, explosion des pages du carnet de Vercours. Le seul arbitrage qui diminue la quantité que recoivent les précommandeur et celui de ne pas inclure la bourse de dès. H&D au contraire a une création très maitrisé, très peu de folies sont faites par rapport aux promesses de campagnes (ajout d'un ou deux scénarios je crois) et le cap est maintenu. Laelith est dans la même ligné, assez maitrisé mais avec quelques gestes (ajout d'un scénario de Denis Beck par exemple). BBE fait les arbitrages au moment du financement participatifs, jauge ce qu'il pense être capable de produire et s'y tiens. Après, BBE a une poisse qui fait que même lorsqu'un projet est très bien maitrisé les délais explosent à cause de facteurs externes.

Si vous voulez une boite qui est caricaturale dans l'autre sens, il y a WotC qui prend des risques minimum avec la 5e édition au détriment de la créa.

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BBE a une poisse qui fait que même lorsqu'un projet est très bien maitrisé les délais explosent à cause de facteurs externes.
Derle

Après cela dépend des délais, entre 1 et 4 ans, certains cas sont liés à des facteurs externes mais lorsque tu atteints des sommets (selon les éditeurs car là je ne vise personne en particulier, voire carrément des non livraisons) il n'y a pas que des facteurs externes mais bien un problème en interne (qui peut être exacerbé par des facteurs externes certes). Après externe-interne peut être difficile à cerner aussi, qu'est-ce qui est interne ou externe, un freelance, un sous-traitant, une crise sanitaire...

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Je pense que la meilleure stratégie est celle de BBE. Mais il ne faut pas oublier que BBE, c'est 20 salariés, plus des pigistes. Il ne faut pas oublier non plus qu'ils en sont là grâce à des ratés, et à des changements de stratégie.

C'est un cas intéresssant parce que BBE investit dans des valeurs sûres, parce qu'il en a les moyens. C'est un gros travail pas si facile, il faut assurer le suivi des gammes, sous le contrôle d'un gros éditeur américain qui prend parfois son temps pour valider, et certaines fois décide de revirements imprévisibles et radicaux (cf. D&D5).

BBE pourrait se "contenter" de ça, mais à côté investit dans des productions françaises, financées ou achetées (CAPITAINE VAUDOU, DONJON & CIE, WURM...). Alors ça n'est pas totalement altruiste, le potentiel de succès est calculé, il n'empêche que je ne vois pas d'équivalent parmi les éditeurs en tête du marché. Sans Détour le faisait un peu, mais avec des noms comme celui de Tristan Lhomme.

L'idéal serait de s'appuyer sur des valeurs sûres pour faire émerger des projets qui ne s'en sortiraient pas seuls. C'est un marché de niche, où il y a toutefois énormément d'offres, et ça n'est pas si facile d'y faire sa place. Je me souviens de financements qui n'ont pas aboutis, qui l'auraient peut-être été avec la visibilité offerte par BBE, comme METAL ADVENTURES.

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En matière créative, on peut toujours faire mieux, c'est un fait.

Mais à un moment, il faut se dire, " soit je rends le travail dans 10 ans et oui, il sera sublime de chez sublime, ou je le rends dans 6 mois et il sera juste bon ", beaucoup de créatifs sont dans cette logique des 6 mois (mettez la durée que vous voulez) pour deux raisons majeures, d'une parce qu'ils doivent bien payer leurs factures et de deux parce que quand on est créatif, on a plein de projets en tête, d'idées et que, si on reste 10 ans sur la même, cela peut devenir hyper frustrant.
Donc même si le créa n'a pas besoin de sous (et ça existe), il y a tout de même un moment où il rend sa création, pour passer à une autre.

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Better fast and good enough, than perfect but too late.

(mieux vaut rapidement et d'une qualité suffisante, que parfait mais trop tard)