Campagne "Les voiles noires", pour 2 PJ. 11

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Bonjour à tous,

Nouveaux rôlistes, nous avons entrepris avec des amis des séances "crash test", qui finalement s'amoncellent en campagne ! Je suis le MJ de la table et souhaite partager avec vous ce début de campagne qui pourrait inspirer certains. Egalement, je suis preneur de vos éventuels retour afin de progresser. Enfin, j'ai vu qu'il n'existe que peu de campagne pour 2 Personnages Joueurs, ce qui me motive d'autant plus à vous partager mes deux premiers scénarii content.

Préambule :

A l'origine, possédant le Recueil de scénario H&D, je souhaitais entreprendre la campagne "Les ombres de Roquesaltes" de Klan l'acier afin de poursuivre sur Invincible avec 5 PJ. Mais le confinement est passé par là. Alors en attendant, pourquoi ne pas essayer d'inventer, ainsi que d'essayer en petit comité de prendre en main l'univers du jeux de rôle ? Qui plus est, j'ai la chance (?) de vivre avec deux amis colocataires qui joueront la grande campagne, alors autant passer le temps autour d'une table et s’entraîner !

"Les Voiles noires" commence au niveau 1, jusqu'au niveau... Et bien je ne sais pas encore. Niveau 5 idéalement, sinon peut-être jusqu'au niveau 10. Ecrire est un exercice difficile... Sachez que je construis mes scénarios en bac à sable, dans le sens où j'ai ma trame principale avec mes éléments importants, puis mes PJ pourront clairement entreprendre les actions qu'ils souhaitent. Ainsi j'ai construit mes séances au fur et à mesure de leurs faits et gestes. Il en découle que j'ai retranscrit le rendu de mes séances en scénario "générique", mais qui risque clairement d'être pauvre en anticipation des actions des PJ. Je publierai sur ce topic très prochainement le détail de mes scénarii, ici ne figure qu'un résumé.

L'histoire :

"Les voiles noires" est une campagne prenant place dans la ville d'Andelin (CdC), cité portuaire cosmopolite dirigée en sous-terrain par de puissantes guildes. Le pouvoir politique du comte n'y est que faible, sachant pertinemment qu'il risque sa vie s'il tente de s'opposer aux décisions prises par les guildes. Andelin souffre de peu de vandalisme, la garde étant efficace en nombre et en patrouille. Il y règne une ambiance sereine, sous un climat méditerranéen (très chaud et sec l'été, avec de violents orages). Nous sommes d'ailleurs en plein mois de Juillet. Seule hantise : la mer infestée de requins et ses pirates qui ont attaqués la côte il y a quinze ans, sauf Andelin qui a été totalement épargnée. Aucun habitant n’ose prendre la mer, ni même pêcher. Seule la guilde des bateliers et ses gnomes ont le courage d’arpenter les flots.

Nos PJ flânent sur les quais, par une magnifique fin de matinée, quand le cri d'une femme attire leur attention.

Scénario 1 : Les nouveaux picks-pockets

Une créature étrange a agressé puis volé le précieux médaillon familial d’une riche tisserand. Personne n’a jamais vu une telle bête auparavant : une sorte de chien amphibien, qui s’est empressé de se jeter à l’eau une fois son méfait accompli. Nos PJ vont se voir proposer une belle récompense s’il retrouve ce médaillon. Cette aventure les mènera hors de la ville jusqu’à un mystérieux pêcheur, dont le chien est son familier. Cet individu vit à Antelomi, aujourd’hui village fantôme à une journée de marche d’Andelin. Il avouera, d’une voix tremblante et apeurée, « Les voiles noires ».

Scénario 2: La menace pirate

Nos PJ apprennent que ce sont les pirates qui ont implanté les Rôdeurs des quais (Livre des monstres H&D), et qu’un détachement de la flotte de Crinière-noire va arriver incessamment sous peu à Antelomi. Il s’agit de Torkar Dent d’Acier, fidèle lieutenant de Crinière-Noire. Dans le village, ils feront la connaissance des derniers résidents, une famille de trappeurs composée du père, la mère, et un fils de 20 ans. Ils ont été impuissant lors de l’attaque des pirates 15 ans plus tôt, et ils leur vouent une haine terrible. Ils ignorent que Turian est un pirate déserteur, aujourd'hui sous la menace de ses anciens confrères. Ils seront de précieux alliés lors du débarquement de Dent d’Acier. Ces derniers sont très nombreux, et le combat s’annonce très difficile. Cependant, un fait étrange bouleverse nos héros : le capitaine communique par dessus le pont du navire avec ce qui ressemble à un homme poisson ! Une tête d’humanoïde avec des petites nageoires sur les joues et sur sa tête écailleuse. Ils vont apprendre de la famille qu’il s’agit des Sahuagins dont les légendes locales font part, mais personne n’en avait encore jamais vu. Ce n'était alors que des fables pour effrayer les enfants afin qu’il ne s’éloignent pas du village et ne se baignent pas la nuit ; une tanière existerait près d’Antelomi.

Nos PJ en inspectant la côte découvriront cette antre aquatique (donjon), et y découvriront une moitié de tablette de pierre écrite dans une langue inconnue, mais où figure la signature de Crinière Noire : un mât sombre sur lequel est attaché une voile noire.

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Voilà pour le moment ! Concernant la trame globale, voici l’histoire :

Crinière Noire souhaite piller Andelin, et souhaite obtenir le soutien des Sahuagins. Ces derniers possèdent un puissant artefact pouvant influencer le cour des marées. Une fois la ville innondée et déstabilisée, elle pourra l’envahir avec des navires type Drakars (des requins pourraient également être de la partie..). Pour cela elle pactise avec eux en acceptant de leur fournir les composants nécessaires pour activer l'artefact : 13 enfants âgés de 13 ans provenant de la localité à inonder, afin qu'ils soient sacrifiés fournissant ainsi un bain de sang dans lequel l'artefact devra être plongé. Aussi elle s’engage à leur fournir en pâture nombre de ses prisonniers. Pour obtenir les enfants, elle souhaite utiliser la capacité naturelle des Rôdeurs des quais à être nuisible. En effet, ils prolifèrent extrêmement vites, puis lors d'une pleine lune ils se concentrent en formidables nuées causant un véritable chaos sur leurs passages. Des pirates infiltrés dans la ville pourraient alors aisément kidnapper des enfants. Il s’agira pour nos PJ de comprendre le plan de Crinière Noire, et de le déjouer d’une façon ou d’une autre ! Grosse difficulté, le pacte est signé sur deux tablettes de pierres différentes, et nos héros n’en possèdent qu’une partie : celle où Crinière Noire s’engage à fournir les composants et les prisonniers (le nombre des enfants et leur âge sont précisés). La seconde tablette parle quant à elle de l’artefact et de son effet.

Je réfléchis actuellement au 3ème scénario. Les PJ doivent déchiffrer la tablette. Est ce que j’en fais une véritable quête ou bien l’information est facile à obtenir et ils doivent d’ores et déjà rechercher activement la seconde partie.. ou les deux en même temps !

Je suis ouvert à toute proposition de votre part !

Très prochainement je vais mettre en ligne les comptes rendus de séances de mes joueurs, cela pourra vous éclairer sur le déroulement de l’histoire. Également je mettrai mes deux premiers scénarios dans le détail (avec les tests et DD tout ça tout ça ^^ ). Concernant mes PJ, il figure une Feliz roublarde fille de noble, ainsi qu’un Aasimar magicien érudit, apprenti du père de cette Feliz. Ce noble est un PJ qui a son pesant d'or dans le déroulement de leur histoire, puisqu’il s’agit d’un mage puissant et reconnu, membre de l’Académie, mais surtout conseiller politique du comte d’Andelin. ( Mage Niv 14 Eminence grise).

Merci à tout ceux qui auront lu mon post jusqu’au bout !

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En attendant que mes joueurs finissent de rédiger proprement le profil de leur personnage, voici leurs résumés des deux premières séances content

Carnet de Prianne Dione Ane¸ka DE FELIXIS-sshshr

[Nyx Magenn]

Séance 1 :

Je me promenais sur les quais d’ANDELIN lorsque je croisais Zedichus, l’apprenti mage de mon père. Alors que nous bavardions une femme se mit à crier. Elle venait tout juste de se faire agresser par une sorte de chien amphibien tout droit sorti de l’eau et aussitôt reparti par ce même chemin une fois le méfait accompli. Une fois arrivés à ses côté elle nous apprit qu’elle était Dame Noémie de Vertfontaine et que la créature lui avait volé son médaillon. Son garde du corps, Damator (très agréable à regarder), n’avait rien pu faire. Ce médaillon étant l’héritage de sa grand-mère et le symbole de sa noblesse, elle nous promis 100 PO si nous le lui rapportions.

En nous renseignant auprès d’un garde malchanceux et à petite vessie, nous apprîmes qu’il s’agissait de la deuxième attaque de la sorte. La première ayant eu lieu 3 ou 4 jours auparavant sur un homme qui se vit voler ses bagues et chevalières ce jour-là. Le garde en poste à ce moment, Marnir, en fut témoin.

Aussi un gnome docker nous apprit que ses compagnons et lui-même avaient découvert pour la première fois de leur vie ces créatures une dizaine de jours auparavant. Ils en avaient repérés quelques-uns dans une crique à 2h de marche vers l’ouest. Nous avons donc pris la route et nous rendîmes dans ladite crique. Des empreintes de pattes palmées nous guidèrent à une grotte. A l’intérieur, il nous fallut choisir entre deux chemins, nous prîmes à droite, là où il y avait le plus de traces. La caverne était vide mais nous y découvrîmes différentes babioles amassées. Nous y avons récupérer 17 PO, quelques anneaux et chevalières, un sifflet et un bol mais pas de trace de médaillon. Alors que nous allions partir, 3 créatures nous attaquèrent. Après les avoir tué nous décidâmes de rapporter une carcasse en ville.

Avant de rentrer nous avions besoin de nous reposer et en profitâmes pour surveiller les environs. Au bout d’une heure nous vîmes arriver un bateau de 9m environs, avec un mât noir. Un homme à priori seul se trouvait sur le navire. Nous vîmes un de ces « chien » sortir du bateau et nager en direction d’Andelin, à l’Est. Après environs 4h d’attente il revînt, avec un/des objets brillant(s), et l’homme l’aida à remonter sur le pont. Ils repartirent vers l’Ouest.

Après avoir évité un ours (et perdu un bout de la carcasse de chien amphibien) nous arrivâmes en ville. Arkil, le chef des gardes nous apprit qu’il y avait eu une nouvelle attaque vers 17h45 (Ce qui correspond au temps qu’aurait mis la créature que nous avions vu).

Nous allâmes prendre conseils auprès de mon père, Alessor Xanth Icharus DE FELIXIS sshshr. Ce bon vieux Nestor, notre valet de maison nous introduit et nous fûmes accueillis chaleureusement. Nous présentâmes la carcasse à père et, après une incantation il nous certifia qu’il n’y avait rien de magique chez ces créatures. Nous réfléchîmes ensembles : Est-ce que cet homme à réussit à dresser ce chien amphibien ? Plusieurs ? Il semblerait que les créatures que nous avons tuées vivaient en meute mais étaient-elles liées à celle que nous avons vue sur le bateau ? Pourquoi ces créatures apparaissent-elles aujourd’hui près de notre ville ? Existaient-elles auparavant ?

Il nous indiqua Lord Saint-Clair, un amoureux de la chasse qui serait peut-être à même d’analyser la carcasse de la créature que nous avions rapporté.

Il mentionna également ANTELOMI, une petite ville/village en ruines à 1 jour de voyage à l’Ouest. Il s’agit d’une ancienne ville de pêcheurs à l’abandon à cause des incessantes attaques de pirates.

Avant d’aller me coucher père m’annonça qu’il désirait s’entretenir avec moi le lendemain pour prendre connaissance de ce qu’il m’est arrivé ces dernières années et la raison de mon départ précipité.

N.B : Ma ficelle est toujours sur la charogne de cette créature hideuse !

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Voici le deuxième résumé, qui clôture également la fin du premier scénario ! N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! content

Notes de Zedichus

Séance 2 :

Repos effectué a la propriété des Felixis, après une brève discussion avec Alessor le père de Nyx, la décision fut prise de rendre visite a un notable de la ville, Lord Sinclair, un ami d’Alessor, chasseur réputé afin d’identifier le cadavre de la créature que nous détenons, et qui aura était placé dans un sac de lin par les domestiques des Felixis.
Malheureusement, la seule identification que nous avons obtenue fut celle de Nyx elle-même par St Claire, pour mon plus grand amusement, car celle-ci venait de me demander de garder son identité secrète, je n’avais alors pas compris sa démarche, alors que Lord Sinclair semblait être un ami de la famille Felixis.
Concernant la créature, aucune nouvelle information n’est venue s’ajouter a ce que nous sachions déjà. Nous avons alors pris congé de Lord Sinclair sans pour autant ne pas remarquer que notre hôte avais dû tenir, avant sa retraite, un rang de dignitaire au sein du culte du Noir-Sceau.

Nous avons pris la décision de partir au village abandonné dont nous avais parlé Alessor à l’ouest de la crique visitée la veille. Une fois déposée la dépouille et avoir été ravitaillés par la famille Felixis, nous avons pris la route. Après 3 h de marche, nous avons repéré deux chiens amphibies rejoindre la mer. Nous les avons pistés, ils nous ont alors mené tout droit vers une autre caverne dans une nouvelle crique, que nous avons décider de marquer, mais de ne pas explorer, et de reprendre notre route.
Une fois arrivé au village abandonné, nous avons décidé d’attendre le couvert de la nuit pour infiltrer le village, nous nous somme positionnés sur une colline en surplomb cachée dans la forêt afin d’assurer une surveillance et obtenir des informations sur la fréquentation du village.
Nous avons repéré l’embarcation au mât noir que nous avions vu la veille, deux hommes sortir de la forêt depuis la colline opposée munis de deux sangliers morts, l’un d’eux était plus âgé pour rejoindre une femme devant une habitation de notre côté du village, probablement une famille.
Plus tard nous avons repéré un homme avec un chien amphibie se diriger vers le bateau et si affairer quelques minutes puis rentrer dans une habitation du coté opposé du village.

A la nuit tombée, nous avons infiltré le village, inspecté le bateau puis nous somme dirigés vers l’habitation de l’homme au chien. Malheureusement, je me suis fait repéré par le chien a proximité de la petite maison, ce qui nous a forcé à se cacher, moi derrière la maison voisine, Nyx sur le toit. Pendant que je contournais la maison voisine, l’homme était sorti de son habitation armée d’une épée et de son chien. Encore une fois le sort s’abattit sur nous, Nyx en sautant sur un toit voisin, chuta au sol entre les deux maison voisines, devant l’homme. La situation a commencé à escalader, mais revint rapidement au calme lorsque nous avons convaincu l’homme que nos intentions n’étaient pas mauvaises ou du moins c’est ce que nous avons cru. Une erreur qui aurais pu nous coûter chère par la suite.
L’homme nous offrit le souper. Une fois servi, je prétexta que la soupe était trop chaude, pour ne pas y toucher, je ne pris qu’une petite cuillère dans le doute d’une supercherie de la part de l’homme, son chien nous fixait avec grande attention. C’est alors que je constatai avec exaspération que Nyx s’était jetée de bon c½ur et sans aucune considération sur la nourriture. Au vu des événements qui suivirent, je devrai m’entretenir avec elle très sérieusement.

Alors que l’homme s’éclipsa pour se rendre dans ce qui était supposément sa chambre, je me suis tenu prêt au cas d’une attaque. Méfiance justifiée, Nyx s’effondra sans crier gare dans son bol de soupe. Je résistais aux effets de la substance, c’est alors que je me suis levé en sortant ma dague prêt au combat, tandis que l’homme sorti armé d’une longue pagaie. Nix inconsciente, le combat ne fut pas aisé, mais j’en sorti vainqueur. Le chien mort et l’homme grièvement blessé, à la vu du cadavre fumant de son chien, il capitula.
Une fois bien ligoté et la maison inspectée, pris possession de trois médaillons dont le médaillon de Verrefontaine, une chevalière et une bourse de 14 pa ainsi qu’une lettre de menace d’une certaine « Crinière noire », le tout disposé sur la table du salon. Après négociation, l’homme accepta de tout nous raconter, après une nuit de repos, en échange des deux médaillons restant, de sa bourse et de 5 po supplémentaires, de quoi fuir ses anciens collègues de piraterie. Apparemment, des pirates arriveraient dans deux jours.
Pour ma propre sécurité, je fis goûter sa propre médecine à l’homme pour qu’il ne puisse pas être une menace durant la nuit. Je disposai du corps du chien dans un linge et allongeai Nyx inconsciente sur le lit, son visage poisseux de soupe de poisson qui avait commencé à sécher.
J'ose espérer que la leçon lui sera profitable, son erreur aurait pu lui coûter la vie et la mienne de surcroît.
Une fois m’être assuré que l’homme dormait et d’avoir bloqué la porte d’entrer avec un banc, je monte la garde toute la nuit dans l’attente du réveille de Nyx.

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Félys Roublarde / Historique Noble

[ Nyx Magenn / Prianne Dionne Ane¸ka DE FELIXIS- sshshr ]

Mon nom est Prianne Dione Ane¸ka de la noble famille DE FELIXIS –sshshr. Comme l’indique la particule finale associée à notre nom nous sommes des félys des logis, la plus haute caste de notre race.

Bien des siècles auparavant, mon ancêtre, Alesso Segovi Seghil DE FELIXIS-sshshr, fût le premier Félys à entrer dans le monde de la politique ; le premier à représenter et défendre les intérêts de notre peuple dans un monde en pleine mutation. De génération en génération les DE FELIXIS- sshshr ont soigneusement entretenu cette position en politique. Notre arbre généalogique est jonché de brillants conseillers, chanceliers, secrétaires d’Etat ou encore grands officiers qui ont participé à façonner l’Histoire. Ainsi, de fil en aiguille notre famille se bâtît une très bonne réputation, encore pérenne aujourd’hui. Notre nom est gage de sagesse, fiabilité et loyauté au sein de l’Empire.

Mon père (dont le prénom est un hommage à notre illustre ancêtre), Alessor Xanth Icharus DE FELIXIS- sshshr, est souvent sollicité pour son savoir et son discernement. Erudit en magie et en politique, il est un membre reconnu de l’Académie. Sa notoriété et son influence font de lui un conseiller proche du Comte d’ANDELIN, Padrog DE VOLARIS auquel il offre ses conseils avisés.

J’ai donc grandis dans ce milieu aisé et raffiné, entourée d’une famille aimante. Vers mes 9 ans (l’équivalent d’une vingtaine d’années en âge humain), comme mes frères je commençais à faire mon entrée dans le monde, décidée pour ma part à suivre les traces de mon père. Une affaire m’interloqua, aussi je décidais de surveiller une puissante guilde dont les agissements me paraissaient suspects. Ô combien avais-je raison de douter de leur intégrité ! Je poursuivis mon enquête jusqu’à FLAMLIN, capitale provinciale du GRAMLIN et cité d’échanges commerciaux stratégique. Il faut croire qu’ils m’avaient repérée car j’ai été piégée ! J’avais rendez-vous pour un dîner chez un homme influent que je soupçonnais mais à mon arrivée j’ai instantanément su qu’ils m’avaient percée à jour. Nulle trace de cet homme et la salle à manger était sans dessus- dessous. Les meubles retournés, des vitres et de la vaisselle cassées et quelques traces de sang comme si deux personnes s’étaient battues et dont l’issue avait été funeste. Quelqu’un tenta de m’assommer mais je réussi à l’esquiver et me défendre. Je ne pus identifier cette personne, probablement un simple homme de main payé pour faire le sale travail. Néanmoins je lui laissais une belle griffure sur l’½il gauche en guise de souvenir. Je parvins à m’échapper péniblement et non sans blessures de leur guet-apens. Qui que soient mes ennemis, ils avaient tenté de me faire inculper de la soi-disant disparition de cet homme. Si je n’avais pas réussi à m’enfuir peut-être même m’auraient-ils incriminée d’un meurtre fictif.

Je trouve une certaine satisfaction à l’idée que cette personne « disparue » est probablement encore forcée de se cacher étant donné qu’ils n’ont pas réussi à se débarrasser de moi. Bien fait, ce n’est que justice ! Qu’il croupisse caché dans l’ombre, comme un rat !

Ayant contré leur plan ils n’ont donc aucune preuve contre moi mais je n’en reste pas moins en danger. Les juges, les gardes et les miliciens se font corrompre les uns après les autres ! Je n’ai plus aucune confiance en la « justice » et encore moins à ceux qui l’appliquent ! J’évite autant que possible les gardes et les miliciens, ce ne sont pas de mauvais bougres mais ces idiots ne sont que les pantins de mes ennemis. Aussi, j’ai très vite senti qu’ils avaient lancé des personnes à ma recherche et cela ne m’étonnerait guère que des assassins soient encore après moi dans le GRAMLIN.

C’est pourquoi, depuis environ deux ans, je vis comme une roublarde, dans le déshonneur, à me cacher parmi les vauriens et les truands que j’exècre. A force de les côtoyer j’ai appris leur langage et leurs artifices. Désormais je vis sous le nom de Nyx Magenn. J’ai dû abandonner mon confort et transformer mon magnifique pelage blanc en une fourrure aussi noire qu’une nuit sans lune. Régulièrement je dois tailler celle-ci afin ne pas trahir ma caste. Seule une bague gravée du sceau familial, accrochée à mon cou et cachée sous mes vêtements ma rattache à mon passé. J’ai appris à passer incognito et à aiguiser ma discrétion ainsi que de bons réflexes pour parer le danger. Je suis désormais plutôt douée pour agir dans l’ombre et rester vigilante quand bien même je serais assoupie.

Deux année déjà à devoir vivre cachée, humiliée et en dessous de ma condition. Maintenant que du temps a passé je vais enfin pouvoir voir ma famille, brièvement et discrètement, et demander conseil à mon père. Je savais que la maison familiale était surveillée c’est pourquoi, je n’y étais pas revenue avant aujourd’hui… Pour la sécurité des miens ! A cause de cet ennemi invisible j’ai été contrainte de rester loin de ma famille, de les laisser soudainement sans nouvelles, dans l’inquiétude et l’ignorance totale de ce qui avait bien pu m’arriver. Pire que tout, ils ont tenté de salir notre nom, de bafouer notre honneur. Moi vivante je ne laisserai jamais cela arriver ! Mes chers parents, mes très chers frères, ne vous en faites pas. Je ferai tout ce qu’il faut pour rétablir la vérité et je ferai triompher la justice moi-même s’il le faut. Et enfin, le nom DE FELIXIS- sshshr sera lavé de tous soupçons !

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Personnalité du personnage : Chaotique-Neutre

Trait de personnalité : Je regarde les gens de rang inférieur avec mépris mais gagnez mon respect et je vous considérerai comme mon pair.

Idéal : Mon sang est bleu, comme celui des miens. Et le sang passe avant tout.

Lien : Mon honneur et celui de ma famille ont été bafoués. Je dois laver notre nom.

Défaut : J’apprécie les plaisirs de la vie plus que tout autre chose.

Roublarde :

- Motivation :

Survivre. En cavale. Ne crois plus en la justice. Cherche à prouver son innocence par tous les moyens, il en va de mon honneur et celui de ma famille.

- Opinion/ rapport vis-à-vis de la loi et les autorités locales :

Ne fais plus confiance en la « justice » et encore moins en ceux qui l’appliquent (Forte suspicion de corruption et de manigances politiques).

Etant une fugitive elle fuit autant que possible les autorités locales ou toute autre institution en rapport avec la loi/justice.

Parfois, lorsqu’elle est témoin de ce qu’elle considère être une injustice, elle se permet de se distraire en jouant des tours à quelques miliciens/ soldats. (Exemple : aider un petit voleur miséreux en faisant tomber discrètement son poursuivant). Voir les forces de l’ordre humiliés ainsi lui procure une immense satisfaction. Bien entendu elle ne s’accorde cela que sous condition de rester dans l’ombre afin d’être sûre qu’elle ne se fera en aucun cas repérer. Car en effet sa vie passe avant celle d’un inconnu quand bien même l’injustice serait conséquente (auquel cas son manque de foi et son dégoût envers la justice ne s’en trouvent que renforcés).

Bien qu’elle ne respecte pas les lois, elle ne tue pas sans raisons. En revanche, elle n’a aucun scrupule à assassiner un ennemie ou quiconque qui tenterait de l’empêcher d’accomplir sa quête.

Si un innocent, un peu idiot, se met en travers de sa route et tente de l’arrêter pour X raison elle le mettra en garde, une fois seulement, puis n’hésitera pas à le mettre hors d’état de nuire, quitte à le blesser, mais en essayant autant qu’elle peut de ne pas le tuer.

Les autres malfrats ou guildes de voleurs ne l’intéresse pas. Elle ne se considère pas de leur niveau et les méprises élégamment. Elle est son propre maître.

- Pourquoi partager une aventure avec quelqu’un ?:

Intérêt commun : la survie et complément de compétences. Une quête commune.

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Très sympa ce petit compte rendu !

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Merci beaucoup ! joyeux Voici l'historique de Zeddicus, et très bientôt les résumés du second scénario La menace pirate !

Zediccus Zul’Zorander, magicien Aasimar :

Fils d'un magicien Aasimar, Karacticus Zorander et d’Alana Zul, une magicienne humaine. Zeddicus est né à Talbeth-hav et élevé dans le district de la corniche. Il fut quelquefois amené à être surveillé par l’archimage Danaël elle-même, étant un voyou sur deux pattes mû par la curiosité et non par la méchanceté.
Durant son adolescence, ses études furent principalement menées par son père. Celui-ci put se rendre compte des prédispositions intellectuelles exceptionnelles de son fils, favorisant ainsi son apprentissage. Celui-ci ne tarda alors pas à aborder la magie ainsi que les savoirs interdit, la spécialité de Karacticus. Un domaine dans lequel Zeddicus se développa particulièrement, rapidement, au point de devenir quelques années plus tard, une référence dans le domaine.
Du fait, que ses deux parents soient utilisateur de la magie, il ne tarda pas à démontrer un grand potentiel pour la magie. C’est tout naturellement qu’il chercha à devenir un magicien, perpétuant ainsi une certaine tradition familiale.
Conservant son espièglerie de jeunesse, Zed développa un sens aigu du sarcasme durant son adolescence ainsi qu’une certaine obstination, privilégiant les sagesses cachées dans les anciens grimoires aux avis approximatifs et partials de tout un chacun.
Cependant, aucune méchanceté ne motive son comportement, Zed avait bon c½ur, plaçant tout simplement la logique et la curiosité comme qualités majeures d’un Homme ½uvrant pour le bien commun.


Formé à la magie dans la citadelle par son père et l’archimage, il fut durant cette période confronté à un problème mystérieux : un texte indéchiffrable dans un grimoire très ancien, qu’il découvrira dans la bibliothèque de Danaël. La seule information au sujet de ce problème, qu’il réussit à obtenir de la magicienne elfe, au gré d'années d’études et de formation, était que ce texte recelait la clef pour obtenir une magie oubliée extrêmement puissante et plus dangereuse encore, pratiquée par un peuple depuis longtemps disparu et oublié lui aussi, ce qui exacerba sa curiosité plus encore.
À l’âge de 23 ans, ces éruditions le menèrent a penser que des éléments de réponse concernant le peuple évoqué dans l’ancien grimoire de son maître, pourraient se trouver en terre de Yelin. Une région plus au sud d’Alarian.
Avec l’accord et les conseils de l’archimage, il prit la décision de partir pour Andelin où se trouvait un magicien du nom d’Alessor, qui selon lui, serait en mesure de l’aider à la fois dans ça quête et dans la poursuite de sa formation de magicien.
Deux ans plus tard, Zed se trouve toujours à Andelin, a la recherche d’informations sur le mystère qui le taraude toujours, sous le mentorat d’Alessor.

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Personnalité du personnage : Neutre Bon

Traits de personnalité : Je place la curiosité au dessus de tout autre trait de caractère.

Idéal : Bien commun. C’est par la connaissance partagée que l’homme s’extrait de l’ornière et illumine son chemin par la vérité.

Lien : Au cours de mes études, je suis tombé sur un problème mystérieux ou un texte ancien indéchiffrable, et je me suis juré de résoudre cette énigme.

Défauts :J’estime qu’un texte dans un grimoire ancien vaut souvent mieux qu’une opinion, même avertie.

Sarcastique.


Historique d’érudit, domaine d’étude Magie / Savoirs interdits

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Voici la suite de la campagne, première séance du second scénario "La menace pirate" !

Carnet de Prianne Dione Anezka DE FELIXIS-sshshr

[Nyx Magenn]

Séance 3

Le lendemain de notre rencontre avec Turian mon réveil fut douloureux et hautement désagréable. Cet énergumène avait osé droguer mon repas, à moi ! Un Félys DE FELIXIS ! Certes il ne me connaît que sous le nom de Nyx Magenn, mais tout de même ! Moi qui lui avais fait l’honneur de manger dans son taudis répugnant je me retrouvais remerciée avec un mal de tête terrible ainsi que mon magnifique pelage souillé de ragoût de poisson séché ! Je suis reconnaissante à Zediccus de m’avoir porté jusque dans un lit bien que j’aurais apprécié qu’il nettoie un peu la mixture qui me collait au visage avant qu’elle ne sèche. Aujourd’hui encore je suis indignée de ce qu’il s’est passé et, même si je ne l’avouerai jamais à Zediccus, j’ai honte d’être tombée dans ce piège… Les plaisirs de la vie sont ma faiblesse et j’affectionne beaucoup le poisson néanmoins je jure que plus jamais je ne me ferai avoir de la sorte, quand bien même la nourriture serait délicieuse !

Pendant que je me démenais à me nettoyer Z me conta ce qu’il s’était passé et comment il avait réussi à maîtriser Turian ainsi les informations qu’il avait pu commencer recueillir. Le pauvre avait fait nuit blanche pour faire la garde, il n’en dit rien mais je vis bien qu’il était épuisé. Nous allions enfin cuisiner Turian pour en apprendre plus lorsque qu’un homme à l’extérieur de la maison nous ordonna de sortir en nous menaçant. Il s’agissait d’Artor, le voisin. Il avait entendu qu’il y avait eu du grabuge pendant la nuit et venait défendre son ami. Nous sortîmes bien que je tenais toujours Turian en otage sous je joug de ma dague. Après leur avoir sommairement expliqué pourquoi nous étions là et que des pirates allaient bientôt débarquer sur ces terres il nous fût enfin possible de discuter. Il était temps pour Turian de dévoiler son passé à son cher voisin. Lorsqu’il avoua qu’il était pirate, Astur, le fils d’Artor que nous n’avions pas vu caché sur le toit, sauta sur notre otage pour le battre en le traitant de traître. Ces villageois vouaient une profonde haine envers les pirates qui avaient détruit leur village, torturé, violé et tué la plupart de ses habitants. Ils en voulaient également à ANDELIN qui n’avait rien fait pour les protéger. Je réussis à séparer les deux hommes et, enfin, nous avons pu avoir nos réponses.

Turian s’était engagé dans la piraterie, parmi l’équipage de Crinière Noire. Lorsqu’il se rendit compte que ce n’était pas pour lui il essaya de déserter mais il se fit prendre par Torkar Dent d’acier, un des lieutenants de Crinière Noire et le plus cruel d’après Turian qui ne cessait de sangloter, effrayé. Nous apprîmes que c’était les pirates eux-mêmes qui avaient implantés ces chien-amphibiens qu’ils appellent « des rodeurs » mais nous ne savions pas dans quel but. Ils en avaient implantés deux couples, or d’après Turian il y en avait désormais une trentaine. Sa mission était de surveiller le développement des rodeurs afin de transmettre ces données aux pirates lorsque ceux-ci reviendraient, en l’occurrence dans les 48h qui suivraient. A l’annonce de l’arrivée imminente de pirates la famille d’Artor annonça immédiatement qu’ils se battraient, une question d’honneur et de vengeance. Y compris la mère, Enola qui, cachée, avait écouté notre conversation et avait surgis de nulle part (un trait de famille apparemment), annonçant qu’elle ne comptait pas rester derrière. Turian nous informa que la flotte de Crinière Noire comprenait une vingtaine de navires dont des drakkars ; ce qui nous inquiéta car ces bateaux, capables de remonter les fleuves et les rivières, sont une réelle menace pour les villes plus dans les terre. Inquiète pour ma famille à Andelin je me promis de trouver ce que manigançaient ces maudits pirates. Nous savions que seul un bâtiment viendrait à ANTELOMI, le carnassier, avec pour Capitaine le fameux Dent d’Acier ainsi qu’une dizaine de matelots. Ils resteraient à priori la nuit et la journée suivante. Nous n’avions pas le temps d’aller chercher du renfort à ANDELIN. De toute façon les gardes, et surtout ceux qui leur donnent les ordres, ne sont que des hypocrites qui n’auraient surement pas levé le petit doigt tant que cela ne les concernerait pas directement ! Ensemble nous élaborâmes un plan. Déplacer les meubles de Turian vers une maison mieux placée dans la ville, un endroit où nous pourrions les encercler et avec peu d’accès de repli pour eux. Condamner sa vraie maison ainsi que celle d’Artor et préparer des filets pour les entraver, nous en avions trois. Il fut établi que Turian les accueillerait comme il aurait dû le faire si nous n’étions pas arrivés, pendant que nous autres serions cachés à l’orée de la forêt. Il tenterait de persuader d’emmener certains pirates dans une grotte de rodeurs afin qu’ils puissent faire leur propre analyse. S’il y arrivait ce serait l’occasion pour nous de nous débarrasser de quelques-uns en amont. Ensuite, nous avions décidé de profiter de la nuit pour couvrir une attaque surprise.

Un peu moins de deux jours plus tard, à l’aube, ils arrivèrent. Ils étaient neuf. Postée à une tour de garde à l’ouest de la ville je pu prévenir à l’avance mes compagnons grâce à un signal lumineux que je leur envoyais avec mon miroir de voleuse. Z encouragea Turian qui était pétrifié de peur. Il lui expliqua qu’il s’agissait là d’une chance unique de racheter ses fautes ; un chemin de rédemption en aidant ceux qu’il considérait comme ses amis. Nous nous mîmes en place, Artor et sa famille à l’est de la ville tandis que Z et moi nous postions à l’ouest. Le début du plan se passa comme prévu. A un moment dans la matinée je vis Torkar parler depuis son navire à ce qui semblait être des hommes-poissons, dans l’eau. Puis ils disparurent. Plus tard, nous vîmes Turian se diriger vers la cachette d’Artor pour leur parler puis repartir vers son bateau. Alors que nous allions vers eux pour savoir ce qu’il s’était dit nous rencontrâmes Astur à mi-chemin. Il nous expliqua que Turian les avait prévenu que les pirates n’iraient pas voir la grotte et surtout qu’ils partiraient le soir-même. Il fut décidé que nous les attaquions sur le champ, profitant simplement de l’effet de surprise. Nous commençâmes à les encercler discrètement. Torkar et cinq de ses hommes se trouvaient dans la « maison » de Turian et trois montaient la garde. Malheureusement, Artor se pris les pieds dans les décombres et fît un boucan du diable, réduisant à néant notre effet de surprise. Torkar comprit. Il cria à ses hommes de lui ramener la tête de ce « traître de Turian » et se précipita sur Artor. Le combat fut rude. Les parents d’Astur oublièrent d’utiliser leur filet et je ne vis aucune trace de Turian. Alors que j’étais moi-même aux prises avec trois pirates je criai son nom afin qu’il vienne nous aider, le traitant de lâche. Artor et Enola se battirent avec force et courage mais je compris que s’en était fini d’eux lorsque je vis Torkar se rediriger vers moi. Je vis Zediccus s’effondrer sous les coups de deux pirates qu’il n’avait pu achever. Grâce à mon agilité féline je réussi à m’en sortir en ne cessant de grimper et descendre des toits des maisons, usant alternativement de mon arc et de ma rapière. Grâce à cette technique je pouvais ainsi plus facilement distancer mes assaillants. Je vis même l’un d’eux tomber du toit et mourir en essayant de me suivre. Astur cria le repli aussi je me précipitais vers Zediccus pour l’emmener avec moi. Je vis Turian non loin, il lui avait fait les premiers soins stabilisant mon compagnon. Je lui ordonnai de m’aider à le transporter. Puis, rejoint par Astur, nous nous repliions vers la tour de garde Ouest, sans être suivi. Nous installâmes Z pour qu’il puisse récupérer. Astur commença à malmener Turian, lui demandant où il était, lui criant qu’il était un lâche et que ses parents, qui lui faisaient confiance étaient morts à cause de lui. Je les séparai. Il nous fallait du repos au cas où les pirates nous traqueraient. Comme je m’y attendais Astur refusa de dormir. Comme je le comprends, ce pauvre garçon venait tout juste de se retrouver orphelin de ses deux parents, comment aurait-il pu dormir ? Il décréta que Turian, sanglotant, pétrifié et misérable, resterait à côté afin qu’il le surveille puis commença son tour de garde. Après m’être assurée qu’il ne le tuerait pas pendant la nuit et lui avoir exprimé mes condoléances je m’écroulais de fatigue près de Z. Nous y étions presque… il ne restait que trois pirates et Torkar.

Qu’était-il donc arrivé pour que Turian ne soit pas présent au combat ? Les pirates sachant désormais que nous enquêtions sur eux, allaient-ils prévenir Crinière Noire ? Une attaque sur ANDELIN pourrait-elle se précipiter à cause de cela ? Quels sont leurs plans ? Quelles étaient ces créatures que nous avions aperçues plus tôt ? Il fallait à tout prix que nous sachions ! C’est sur cette certitude je m’endormis.

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Notes de Zedichus

Séance 4

Je me suis réveillé péniblement, une douleur intense sur le côté me fait remarquer la déchirure importante que je porte sur le flanc, ainsi que les preuves évidentes des soins qui m’ont été administrés.
C’est alors que je comprends la situation, nous nous trouvons dans la tour de garde qui surplomb le village, le combat de la veille n’a pas dû tourner à notre avantage.
Après avoir réuni mes esprits et les souvenirs de la veille, je remarque enfin Nyx, profondément endormie juste a coté. Je me rendis alors au sommet de la tour, où Turian et Astur se trouvent aux aguets, le village en mire. Je me suis approché pour être témoin d'une scène macabre : Dent-d’acier et ses sbires, profanant le corps des parents du pauvre garçon en les donnant en offrande à ces créatures aquatiques, que nous avions repéré Nyx et moi la veille. J'ai beaucoup de peine pour Astur, nul ne devrait assister à une telle démonstration de cruauté. Après une discussion des plus agitée où Turian m’informa que les créatures devaient être des Sahuagins, je retournai me coucher, ne pouvant plus tenir debout.


Au petit matin, nous fûmes réveillés, Nyx et moi, par nos deux compagnons. Les pirates avaient entrepris de finir le travail, prêt à quitter le village, pour nous retrouver et nous éliminer.
Un plan échafaudé, nous avons pris position et patiemment tendu une embuscade à ces vauriens avec un subterfuge de ma création. Nous avons pu ainsi obtenir l’ascendant sur nos adversaires et capturer Dent-d’acier vivant, mais non sans dommage pour lui-même et Turian.
Après un interrogatoire des plus infructueux, dans lequel la torture de Nyx fût des plus inefficace tant Dent d’Acier semblait fidèle à son chef Crinière Noire, il était temps d’en finir avec lui. Astur lui trancha la gorge sans l’ombre d’une hésitation. Espérons que cet acte sanglant lui apportera la délivrance de son fardeau vengeur.
De retour au village avec la dépouille du capitaine, nous avons entrepris avec Nyx de le placer sur son navire pour l’incendier, dans l'espoir que tout pirate qui souhaiteraient retrouver Dent-d'acier ne cherche pas plus loin. Mais avant cela Nyx repéra au loin la tête d’une de ces créatures, un Sahuagin, émergée de l’eau puis disparaître de nouveau. Leur présence ne semble pas anodine, les légendes dont m'a parlé Turian ne doivent pas être si mythiques qu’elles en ont l’air et cette fameuse grotte submergée doit exister quelque part. Après tout, ce bougre a respecté les conditions de l'arrangement que nous avons conclu, je m'acquitte de ma dette envers lui en souhaitant que cette somme lui permette de rester dans le droit chemin qu'il vient enfin de retrouver. Nyx m'informa qu'elle avait également donné une petite quantité d'or (5po) à Astur pour son propre renouveau.
Après un repos bien mérité, nous nous sommes séparés. Nyx et moi-même sommes repartis pour Andelin alors que nos deux compagnons de fortune partirent pour se créer une vie nouvelle, loin de ces événements tragiques.
Arrivés à la demeure familiale des Felixis, nous nous sommes arrêtés. Les domestiques se sont occupés de ma robe déchirée, leur confiant sans pudeur au milieu du sallon, pendant que Nyx prenait son bain.
En attendant le retour d'Alessor et l'inévitable discussion sur les Sahuagins, nous nous rendons chez Madame de Vertfontaine pour restituer son médaillon.

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Carnet de Prianne Dione Ane¸ka DE FELIXIS-sshshr

[Nyx Magenn]

Séance 5

Après être passé chez mon père nous nous décidâmes avec Zedichus de restituer le médaillon de Dame de Verfontaine. Sa demeure était facilement repérable grâce à sa grande tour. Nous fûmes très bien accueillis, cette Naomie sait très bien recevoir. Elle offrit même une magnifique robe de mage à Zedichus… bien qu’elle m’oublia par mégarde sûrement ! Zedichus trouva le moyen d’insulter ce très charmant Damator. Le tact n’est vraiment pas son fort, il faudra que mon père lui enseigne la subtilité du langage diplomate et de la bienséance s’il ne veut pas avoir de problème avec la bonne société. Après tout, qu’il le veuille ou non, il est associé au nom et à l’honneur des De Felixis !

Enfin ! Comme promis, elle nous offrit 100 PO bienvenus à chacun et nous demanda un résumé de ce qu’il s’était passé. Nous l’informions que le vol était du fait d’un voleur sans préciser son nom ni s’il était encore en vie. Sans avoir eu le temps de nous concerter nous décidâmes de ne pas l’effrayer en ne lui parlant ni des Sahuagins ni des pirates mais lui avons tout de même conseillé de prendre ses distances avec la ville, prétendant ne pas connaître l’évolution ni la capacité d’expansion de ces créatures. Elle nous dit qu’elle partira d’ici un mois. Avons-nous bien fait ? Elle était si aimable, j’espère qu’elle ne sera pas en danger à cause de nos non-dits.

Quand nous prîmes congé il fut temps pour nous de nous renseigner sur ces fameux Sahuagins. Zedichus alla à la bibliothèque et prévenir la garde pendant que je me renseignais auprès de dockers. Les recherches de Zedichus, qui se mit malgré lui la bibliothécaire sourde et sénile à dos, furent fructueuses. Ce sont des créatures qui vivent en communauté dans des cités sous-marines « civilisées ». Elles seraient hostiles et cruelles et, d’après les légendes, garderaient un artefact très puissant dont le coût pour s’en servir serait innommable (cruel/cher). Ils vivraient pour certains dans une grotte sous-marine à moins d’une journée de marche d’Antelomi. A priori elles seraient plutôt nocturnes, chassant la nuit avec des lances. Dents pointues, pieds palmés, nageoires sur les bras, yeux globuleux, chevauchant des requins.

Les gardes eux, croient à peu près notre histoire mais ne peuvent rien faire sans preuves.

De mon côté je n’ai pas eu beaucoup plus d’infos si ce n’est que ces légendes existent depuis des centaines d’années. Et en parlant avec un docker gnome j’apprends qu’il n’y a apparemment rien à signaler sur les mers, pas de pirates en vue depuis quinze ans. En usant de mes connaissances de roublard, j’ai trouvé une taverne qui était pour l’heure un repère de truands, afin d’obtenir des informations sur d’éventuel pirate en ville. Malheureusement, l’ambiance était à une joyeuse bagarre, j’ai pu seulement entendre une conversation entre trois types qui évoquaient des casses passées et des casses à venir. Perte de temps. Il était temps de rentrer chez moi.

Après un repas avec ma famille nous entamèrent une discussion entre mon père, Zedichus et moi. Après notre rapport Alessor fut très préoccupé, nous conseillant de faire très attention. Sans preuves il ne peut nous donner son appui politique, les guildes ont trop de pouvoirs dans l’ombre. Difficile de mettre en ½uvre des défenses. Il va donner des infos au compte-goutte pour tâter les réactions. Il nous offrit 200 PO afin que nous puissions nous acheter des potions de respiration sous l’eau.

Au petit matin le lendemain nous achetâmes les fameuses potions (4 potions de respiration et 1 potion de soin offerte par le sang-dragon commerçant, pour un total de 380 PO) et nous commencèrent notre voyage.

Six rôdeurs nous attaquèrent ! L’une de ces maudites créatures tenta de me dérober une de mes précieuses potions ! Nous les exterminâmes toutes et arrivèrent à Antelomi. Nul trace de vie… En passant par la forêt pour rester discrets (au cas où les Sahuagins nous surveillaient) nous nous installâmes dans la tour de garde pour un repos court ; découvrant au passage qu’étrangement il n’y avait plus aucun corps des pirates que nous avions tués…

N.B : Il ne me reste que 15 flèches et 7 PV et 29 PO

- J’ai toujours en ma possession le cimeterre de Torkar. Je peux l’examiner pour trouver des preuves de sa piraterie ou le revendre.

- Nous pouvons utiliser le bateau de Turian, toujours à quai.

- Le cadavre du rôdeur est toujours conservé chez mes parents.

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Dernière séance du deuxième scénario "La menace pirate" !

Notes de Zedichus

Session 6
Nous avons pris un repos court à l'arrivée d'Antelomi, pour que Priam puisse se reposer un peu après l'embuscade des rôdeurs que nous avions encaissé sur le sentier.
Après discussions, nous avons convenu qu'il serait plus judicieux de partir à la recherche de la grotte à l'aube. Il ne nous restait donc qu'a procéder à la fouille d'Antelomi pour obtenir des ressources supplémentaires comme le réapprovisionnement des denrées, de l'eau et s'assurer que le bateau de Turian soit toujours opérationnel.
Le bateau étant toujours en état de naviguer, nous avons pris la tour de garde comme abri pour la nuit, cependant, je n'ai pas eu une nuit totalement calme, la fin de celle-ci fut ponctuée par un cauchemar très troublant, où Dent-d'Acier me tranchait les doigts, le même tourment qu'il avait subi quelques jours plus tôt des mains de Priam, a l'endroit même où je me trouvais.
Même si je n’ai qu’observé Nyx agir, je ne suis pas à l'aise avec tout ça. De plus, je n’ai pas cherché à l’arrêter. L'acte semble m'avoir atteint plus que je ne le pensais.

Au matin, nous sommes partis pour Antelomi, puis naviguons vers l'ouest en quête de cette grotte. Après trois heures de navigation, nous identifions la grotte, mais subissons une embuscade de trois Sahuagins sur le bateau. Percutant violemment notre navire, Prianne perdit l’équilibre et passa par dessus bord ! Quelques secondes plus tard, je la vis littéralement bondir hors de l’eau pour revenir sur l’embarcation, les yeux hagard et la fourrure mollement collée sur sa peau. Je crois que les Felys n’apprécient guère être jetés à l’eau lorsqu’ils ne le désirent pas… Après un repos court et avoir pansé nos blessures, nous étions prêts à investiguer la grotte. Nous bûmes chacun une de nos quatre potions afin de pouvoir respirer sous l’eau durant une heure.
La grotte était étroite, mais suffisamment large pour que l'on puisse passer sans contrainte. Quelques mètres plus loin nous découvrions une source lumineuse bleutée venant d'une ouverture dans le sol, ouverture donnant sur une cavité, sommairement meublée en mobilier tailler dans la pierre, éclairée par des torches des plus atypiques, ainsi qu'un pan de mur à l'allure étrange.
Un ennemi y était assis de façon distraite, en prenant appuie sur la paroi, je parvins à me propulser avec force pour neutraliser le plus rapidement possible ma cible. L’ennemi embroché, Prianne put l'achever facilement. Dès lors, je pris le corps et le plaquais contre le mur pour éviter qu'il ne soit facilement repérable, malgré le sang qui s'échappait de ses blessures. Le mystérieux pan de paroi était en réalité une porte en pierre sombre et lisse fermée à clef. Prianne, échouant lamentablement à forcer la serrure, je me dirigeais alors vers la droite dans un tunnel, avançant prudemment, en prenant appuie sur les parois rocheuses pour faire le moins de bruit possible et économiser mes forces.
Je parvenais à m'en sortir, mais Priam semblait avoir beaucoup plus de mal dans ce milieu aquatique, nous découvrons alors un ennemi un peu plus robuste que les Sahuagins rencontrés jusque-là, dans une pièce au bout du tunnel. Je subis quelques dégâts, mais nous sommes parvenus à l'éliminer de la même façon que le précédent. Nous remarquons avec horreur que cette créature était en train de se nourrir de cadavres accrochés sur le mur, dont les parents d'Astur. Priam accrocha le Sahuagins sur le mur et prit la tête du groupe pour explorer le deuxième tunnel à gauche de la porte en pierre.
Le couloir formait deux coudes à angle droit. Quand Priam arriva au deuxième, elle passa à deux doigts de se faire arracher la tête par un immense requin. Nous avons asséné le maximum de dégâts à cette farouche créature, tandis qu'elle fut rejointe par un de ces Sahuagins robustes portant une clef des plus intéressantes à son cou. Nous sommes venus à bout de ces créatures, mais je me retrouvais à l'article de la mort. La clef récupérée, nous arrivons dans la dernière pièce où se trouvait un coffre en pierre. Après avoir contrôlé la pièce pour s'assurer qu'aucune menace ne se trouvait sur place, je me précipitais pour ouvrir le coffre. Malheureusement celui-ci était piégé, ce qui me blessa mortellement.
Je repris conscience une heure plus tard, sur le bateau. Priam m'expliqua tout ce qui s'était passé pendant mon inconscience : ma stabilisation, le contenu du coffre, le transport de mon corps inconscient vers l'entrée de la grotte, la porte de pierre et la pièce où elle découvrit une tablette de pierre signée du sceau de crinière noire, mais aussi que de la magie avait pu être utilisée pour la protéger. Elle m'annonça avoir abandonné, sagement à mon avis. Préférant me ramener sur le bateau, elle me porta les soins nécessaires et éloigna le navire de la grotte en route vers Antelomi.
Une fois remis, nous décidions de retourner à la grotte, profitant qu’elle soit vide d’individu pour le moment. Les cadavres des créatures qui nous avaient attaquées sur le bateau en début de journée s'étaient transformés en masse gélatineuse en liquéfaction sous le soleil brûlant. Je récoltais alors une quantité de cette masse dans une des fioles vides que je gardais dans ma sacoche avant de tout envoyer par-dessus bord. Une fois arrivés à la grotte, nous consommions nos deux dernières potions de respiration aquatique. Rendus devant la pièce, nous vîmes un requin en train de dévorer le cadavre laissé sur place. La bête éliminée, Priam ouvrit à nouveau la porte. Je la saisis alors par l'épaule pour lui faire comprendre de rester en arrière et j'avançais dans la pièce. Effectivement, la tablette était protégée par un puissant sort, un sort ancien et obscur, qui agirait sur les courants marins. je réussis à désactiver le sort suffisamment longtemps pour récupérer la tablette et quitter la pièce, le piège se réactivant pendant que la porte se refermait.

Nous repartîmes pour Antelomi, afin de se reposer pour la nuit. Nous avons partagé le butin du coffre. Une dague ainsi qu'un anneau qui sembleraient avoir des propriétés magiques, restent sous la garde de Priam, en attendant que l'on puisse les identifier plus clairement. Nyx avait pu expérimenter la dague contre le requin, et elle s’est sentie plus efficace en combat. Également, en se reposant, ses blessures semblaient se soigner plus vite.
De retour à la tour de garde, le premier quart fut assuré par Priam pendant que je prenais mon repos tant attendu.

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Je n'ai plus autant de temps libre que durant le confinement, ci-bien que je n'ai toujours pas de suite. Encore une fois, si vous avez des idées je suis preneur content Je pensais à un contact elfe arpatenant à un navire elfe également, dont leurs pires ennemis sont les Sahuagins. Ils les aideraient dans leur quête de récupérer le second morceau de la tablette. Le mage du navire pouvant leur apporter une respiration aquatique, et des hyppocampes géants en monture. Ils devraient infiltrer une forteresse Sahuagin. Mais je sèche en péripétie ^^'.