Butin de navire coulé 19

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Bonjour à tous,

Lors de leur passage dans les Îles Vierges, mes PJ vont être confrontés à l'intrigue suivante proposée dans La Révolte :

"Un navire éventré est posé par 50 m de fond sur un banc de corail. Par temps calme, la mer transparente agite mollement ses voiles. Des requins semblent avoir élu refuge dans le navire, qui leur a servit un moment de garde-manger. Que contient-il ? Comment le récupérer ?"

Dans l'idée, le navire aura coulé quelques jours plus tôt seulement. Sachant que la plupart des cargaison sont en général périsables (cacao, tabac, coton, teintures, cartes, livres de bord...), quel butin intéressant puis-je donc permettre à mes PJ de récupérer qui ne souffre pas d'un court séjour dans l'eau ?

Pour le moment j'ai noté :

  • Or
  • Fer
  • Perles
  • Outillages
  • Boulets
  • Canons (?)
  • Armes (?)
  • Draps (?)

A moins évidemment qu'on puisse espérer sauver des denrées perrisables contenues dans des tonneaux étanches. Mais était-ce bien le cas ? Et dans ce cas, lesquelles étaient le plus susceptibles d'être sauvées ?

Merci d'avance, une fois de plus, pour vos conseils !

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On conservait dans des tonneaux ce qui risquait d'être gâté par l'humidité, grignoté par la vermine, ou encore subtilisé/consommé par l'équipage.

50 mètres de fond, il me semble que c'est beaucoup pour un banc de corail. Un navire naufragé est peut-être encore en partie émergé. Il peut y avoir des naufragés à proximité... affamés, malades (éventuellement contagieux), ou voulant défendre leur épave, avec ou sans personnalités importantes (otages possibles), avec ou sans cartes et livre de bord, avec ou sans armes...

Quelques suggestions de cargaison et équipement récupérable :

Faïence et porcelaine, dans un état variable en fonction de la violence du naufrage.

Matériel de pharmacie, de médecine, d'imprimerie ou autre matériel spécialisé (si tu veux leur balancer un outillage exceptionnel)

Longue-vue

Instruments de pilotage (nocturlabe, très tardivement montre marine)

Rhum (si les tonneaux ne sont pas endommagés)

Poudre (idem)

Nourriture (idem)

Sucre, cacao (idem, il faudrait vérifier si le cacao était transporté dans des tonneaux)

Bois

Câbles et autres pièces de rechange

Le mieux est peut-être de déterminer la cargaison à l'aide des tableaux des Carnets (p. 522 et suivantes) et puis de te demander si telle ou telle marchandise a survécu à l'immersion.

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Merci pour ces précisions.

Quid des canons ? Est-ce qu'un canon ayant passé une poignée de jour sous l'eau est récupérable ? (et encore faudrait-il arriver à le remonter...)

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  • WolfRider4594
  • et
  • Jeychard
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Canard

Quelques jours c'est rien sous l'eau ne vont pas endomagé un canon. On a remis en état de tirer des canons ayant passés 2 ou 3 siècles sous l'eau ou quelques décénies dans la terre.

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Canard

Je pense que ça peut survivre à quelques jours sous l'eau.Par contre pour les sortir de l'eau avec les moyens de l'époque ça paraît compliqué.

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Oh oh ! C'est bon à savoir, merci !

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Le texte de la révolte demande à mon avis quelques ajustements pour profiter de l'idée. Déjà le courant agite mollement les voiles... le courant marin n'est pas comme le vent, il est en général continu, il n'y a pas de bourasque, les voiles ne s'agiteraient pas même si elles sont tendu par le courant. Mais c'est un détail.

50 m sous l'eau c'est énorme pour un banc de corail, le corail vit généralemnt beaucoup moins profond et à 50 m tu ne vois rien au fond vu de la surface même dans une eau très claire, alors tu peux y voir les voiles et les hauts de mats si le navire est posé droit mais le fond j'ai de gros doute sur la possibilité de la chose. Ayant fait pas mal de plongé bouteille, à 30 m s'il y a un peu de courant tu ne distingues rien ou presque du fond, juste les banc de sable s'ils sont blancs, donc sans doute les voiles. S'il y a un peu de houle ou plus de courant c'est carrément difficile de voir quelque chose sur un banc de corail.

Mais déjà à 20 m c'est loin d'être facile d'y descendre en apnée. Si le plongeur descend sans autre moyen c'est physiquement difficile, s'il est lesté pour descendre rapidement, il faut décompresser... et il faut avoir un peu de temps en bas, pour faire remonter quoique ce soit. Remonter des trucs d'en bas, je supose que c'est en attachant une corde avec un bon système de poulis, c'est chaud, la houle ou le courant étant de sacré sac à emmerdes, il faut vraiment que ça vaille le coup. La houle s'il y en a rend l'opération super difficile, l'objet remonté risquant de frapper le sol lors des creux. Si c'est dans une baie abritée, c'est plus compliqué de trouver 50 m de fond, et d'imaginer une raison pour qu'un navire ait la coque éventrée. Une barrière de corail non loin et il s'est déchiré la coque dessus ? Alors c'est coton de s'en approcher avec un navire, et dangeureux avec une barque. Le navire a été coulé par des ennemis ? ça c'est possible mais je ne sais comment il se retrouverait droit dans le fond avec ses mats et ses voiles.

Il y a peu de chance que les requins cherche à bouloter du plongeur, c'est assez rare qu'ils s'attaquent à l'homme et c'est en général basé sur une confusion de leur part (le surfeur avec sa planche ressemble trop à une tortue...), mais ça peut arriver. Surtout si les vague risque de projeter un plongeur sur le récif de corail, ceux ci étant suffisament tranchant pour faire de multiples petites plaies... Par contre je suppose que les marins de l'époque pouvait en avoir une peur bleu.

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J'ai un peu adapté le pitch aux circonstances de mon event. Dans mon scénar, le navire en question est posé sur un banc de sable et non un récif coralien. Il a été coulé par un navire flibustier anglais, qui lui aussi voudra mettre la main sur ce qui peut-être sauvé de la cargaison coulée. De quoi créer d'éventuels conflits d'intéêts avec l'équipage des PJ qui a trouvé l'épave le premier (les derniers jours étaient particulièrement brumeux, les anglais avaient perdus la trace du navire qui a sombré peu à peu après l'attaque).

Pour les 50m, c'est malheureusement trop tard, j'ai déjà précisé cette donnée lors de la dernière partie, je ne vais pas pouvoir revenir dessus. Tant pis, je serais un peu coulant sur les contraintes d'obscurité et de pression, histoire de pas trop bloquer le jeu.

Je pense que mes joueurs vont envisager d'élaborer une cloche de plonger, un peu comme dans Black Flag, probablement avec un tonneau gourdroné et lesté.

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Sous l'eau il y a de la lumière jusqu'à 20 m environ, puis de la pénombre jusqu'à 30 m. Ensuite c'est très rapidement complètement sombre. A 50 m on ne voit rien sans éclairage même à midi dans une mer aussi claire et limpide que la mer des caraïbes.

Comme le dit Ours, plonger en apnée à plus de 20 m c'est impossible pour des non-professionnels. Et c'est très dangereux sans cloche à plongeur. Si tes PJs veulent rester plus que quelques secondes à cette profondeur, il seront obligés d'en utiliser une. Sinon je crois qu'il y a dans Entre Ciel et Terre un rituel pour respirer sous l'eau, mais sans certitude. J'ai du voir ça en classant les cartes... Je crois...

Les requins n'attaquent jamais des humains sous l'eau et rarement nageant en surface. D'autre part les requinbs doivent êtres perpetuellement en mouvement pour ne pas mourir asphyxiés. Ils n'élisent jamais domicile nulle part, mais peuvent rester dans les environs d'un récif si c'est un bon terrain de chasse.

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  • Jeychard
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WolfRider4594

Oui dans ECET il y a la voie d'Agwé dans les voies du vaudou qui a deux pouvoirs intéressants pour ce cas:

- 4- ivresse du noyé (ECET p.277) visions respiration de la baleine (rester longtemps sous l'eau).

-4-remonter à la surface (ECET p.277) visions : un morceau d'épaves remonte à la surface.

Donc c'est deux pouvoirs niveau 4 sur la voie ça reste accessible, le plus dur c'est de trouver un hougan ou un mambo (prete vaudou) qui utilise cette voie.

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Bonjour à tous,

Je reviens sur un petit détail.

Quelle forme prend une cargaison de fer ? Du minerai brut ? Des barre de fer ? Dans ce derniers cas, de quelle poids chacune ?

Merci encore et à très vite.

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  • Ours
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Canard

Je n'ai pas là de suite la réponse, mais je ne pense pas qu'un navire transporte le minerai de fer brut, pour traverser l'atlantique. Au iveau de la rentabilité, ce serait une grande perte de place et de poids je pense.

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Oui c'est aussi ce que je me disais.J'en ai déduis qu'il était transporté sous forme de lingot de fer ?

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Peut être peut on s'inspirer de l'antiquité ? Une épave romaine a été retrouvée avec une cargaison de barres de fer de diverses tailles.

Voici la source archéologique : https://www.persee.fr/doc/galia_0016-4119_2006_num_63_1_3297

Même si ce n'est pas du tout la même époque, peut être s'en inspirer pour la cargaison de fer a récupérer ?

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Super source, merci ! A défaut de mieux, ça fera l'affaire !

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On ne transporte jamais du minerai brut sur de longues distances quand on peut le transformer en lingot. C'est pour ça que les fonderies sont toujours proches des mines.
A noter que les navires transportant des lingots de métal non précieux, comme le fer, l'utilisait presque toujours comme lest.
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D'après l'encyclopédie méthodique de marine, le fer est "le meilleur lest" et à défaut on place des cailloux et des pierres (jamais du sable, du sucre ou du sel). Le fer c'est donc autant une cargaison que du lest. Le vin peut aussi faire lest.

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  • WolfRider4594
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Merci pour ces précisions.

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Sneak

Normalement sur un navire le lest est placé au point le plus bas de celui-ci, donc au fin fond de la cale. A l'époque de PN c'est plein de flotte le fond de cale. Donc du sable, sel ou sucre ça le fait pas vraiment même dans de la toile cirée l'étanchéïté n'est pas à 100%.

Par contre des lingots de métal c'est tout bon. Même si l'humidité ammène une couche de rouille, comme ils seront fondus pour être utilisés ce n'est pas gênant.