druide, ranger urbain? 18

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Je suis en train de lire l'excellent guildmaster guide to Ravnica avec ses druides et je me suis rappeler un vieux débat que j'avais eu du temps de la 3.0 avec un ami. Il me soutenait que le druide par définition ne peut être urbain. Pour moi une vile a une écologie propre. Un désert peut avoir un druide gardien donc pourquoi pas une ville. En particulier une ville avec des égouts ou des parcs voir un zoo.

Dans l'excellent city scape, on y parle de ville sur des bords de falaises, près de marais etc. Ce qui influence forcément les druides de ces villes.

Donc ma question, pour tout système de jeu et tout types d'univers y compris space opéra, super héros etc etc: est ce que le druide, ranger urbain c'est une aberration ou ca a du sens?

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Pour moi, le druide urbain, c'est le clerc.

Et le ranger urbain, c'est le rogue.

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Ca a complétement du sens, c'est le principe des shamans urbains et des freeruners de Shadowru, ou même, hors du jdr, de personnages comme Jack Hawksmoor, le citygod et le Docteur, le chamane-terre du comics the Authority.

D'ailleurs, ce sont des classes qui ont réguliérement existé dans donj' et qui se trouvaient être assez agréable à jouer.

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Tout comme Thomas, ou du moins en partie.
Un druide urbain, c'est comme un paladin mauvais, c'est juste antinomique. En tout cas, dans un monde med fan.
Après il y a bien des écolos qui n'ont jamais vu une bouse de vache hein ? clin d'oeilmort de rire
Dans d'autres univers, pourquoi pas. Oui pour Shadowrun sauf que le shaman est plus proche des esprits que de la nature proprement dit.
Pour le ranger urbain (je crois bien que ça existait en 3.5), j'appelerai ça plutôt l'enquêteur ou le limier. Pas avec un compagnon animal mais plutôt un acolyte.

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Pourtant je trouve les concepts de druide urbain et ranger urbain pas inintéressants. D'ailleurs il y en avait un dans D&D3 et je me souviens que le ranger urbain avait presque un côté "vigilante" plutôt sympa.

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Il n'y a pas de druide urbain ou pas, il y a juste des druides.

La nature ne se limite pas aux forêts et si tu considères qu'elle a sa place, même petite, au sein des cités des hommes, alors le druide aussi.

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  • Julien Dutel
  • et
  • alanthyr
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Balanzone

Il y a ce que l'univers dit qu'il y a ? Et ce que le jeu dit qu'il y a ? plaisantin

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Balanzone

C'est vrai qu'avec un pot de géranium, le druide est content mort de rire

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  • Balanzone
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alanthyr

Un géranium, c'est une plante, des insectes pour le poléniser, des oiseaux qui mangeront ces insectes, etc.

Une ville ne se réduit pas à un tas de maisons. On a un peu tendance à l'oublier, mais la nature y a toute sa place : animaux domestiqués (chats, chiens, poules...) ou sauvages (rats, oiseaux, insectes...) et végétaux (arbres, herbes...) s'y trouvent en abondance sans qu'on le remarque forcément et tous vivent en équilibre, se nourissant des uns et des autres. Et je ne parle même pas des oiseaux qui iront se nourir la journée dans la forêt voisine pour revenir dormir en ville ou des animaux sauvages qui viendront chercher leur pitance dans les déchets humains la nuit venue (phénomènes récurent dans n'importe quelle ville). Ca s'appelle un écosystème et c'est bien plus vaste qu'un pot de fleur sur un bord de fenêtre.

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  • Thomas Robert
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Balanzone

C'est tout à fait vrai, je vois d'ailleurs des possibilités intéressantes avec les animaux sauvages (et notamment les rats et souris). Mais c'est une manière de voir les choses parmi d'autres, une manière que je qualifierais de moderne (la notion d'écosystème est hyper récente). Et j'ai envie de te demander: c'est quoi la mission du druide urbain ?

On peut aussi considérer le druide comme un représentant de l'ordre naturel face à la société humaine (dont la mission est de contrer l'invasivité de cette dernière). Et croire que dans ce cadre, les animaux ou plantes, qu'ils soient domestiqués, ou sauvages et vivant en symbiose avec l'humain, ne sont plus dignes d'intérêt pour le druide. Parce qu'au-delà des créatures qui y vivent, l'important pour le druide, c'est aussi leur habitat. Et qu'un habitat urbain ne fait pas partie des prérogatives du druide, qui le considèrera souillé par la société.

Et dans un cas comme dans l'autre, c'est une affaire de goût et d'univers je pense. Il n'y a pas d'absolu, surtout pas dans la 5e où l'impératif d'alignement a disparu pour les druides.

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  • Balanzone
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Personnellement j'aime imaginer le druide urbain comme une sorte de protecteur de sa cité qui a decouvert en elle un écosystème nouveau et etrange. Un druide qui parle a l'esprit de la cité comme il parlerait aux esprits de la terre. Et une aberration pour les autres druides qui ne comprennent pas ni sa posture ni ses pouvoir.

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  • Balanzone
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Thomas Robert

En préambule, je dirai (et je pense que nous sommes tous d'accord sur ce point) que le MJ fait ce qui lui semble juste à sa table. Les considérations qui suivent n'engagent que moi.

(la notion d'écosystème est hyper récente)

La notion d'écosystème est aussi vieille que la vie elle-même. Ce n'est pas parce que nous avons mis beaucoup de temps à les comprendres que les écosystèmes n'existaient pas. On pourrait même imaginer que des sociétés plus attentives que la nôtre à la nature (elfes, druides...) l'aient saisi et formalisé assez rapidement.

Et j'ai envie de te demander: c'est quoi la mission du druide urbain ?

Je répondrai "aucune", car il n'y a pas de druide urbain, pas plus qu'il n'y a de druide sylvestre, de druide des savanes, de druide désertique, de druide artique ou de druite océanique. Il n'y a que des druides.

On peut aussi considérer le druide comme un représentant de l'ordre naturel face à la société humaine

Mais la société humaine n'est qu'un aspect de la nature, tout comme les clans de castors qui changent le cours des rivières en construisant des barages, les termites qui bâtissent des termitières hautes de plusieurs mètres aussi dure que la pierre, les fourmilières où l'on cultive des champignons et élève des pucerons, etc. Des animaux qui utilisent voire transforment leur habitat à leur avantage, il y en plein. L'homme est un cas extrême, il est vrai, mais un cas parmi d'autres. Ou placer la limite entre ce qui relève de l'ordre naturel et ce qui n'en relève pas ?

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Julien Dutel

Personnellement j'aime imaginer le druide urbain comme une sorte de protecteur de sa cité qui a decouvert en elle un écosystème nouveau et etrange. Un druide qui parle a l'esprit de la cité comme il parlerait aux esprits de la terre. Et une aberration pour les autres druides qui ne comprennent pas ni sa posture ni ses pouvoir.

Que c'est bon ! Tout à fait !

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Un druide graffeur ou qui fait du parkour, ça c'est original ^^ Un personnage qui écoute la respiration de la cité à travers les égoûts, qui se repère grace aux vibrations des rails du métro...

Pendant un temps j'ai habité à Paris, et je prenais le métro chaque matin. Quand j'attendais sur le quai, je voyais régulièrement sur la voie des souris et des rats se faufiler entre les cailloux. Alors le métro arrivait en faisant un vacarme terrible, avant de freiner et s'arrêter dans un sifflement suraigu. Les souris étaient tellement habituées à ce chaos régulier qu'elle n'en tenaient plus compte. Elles étaient sûrement sourdes ou presque, et complètement intoxiquées par les particules émises par le freinage, les diverses fuites d'huile, etc. C'était leur vie, et elles n'avaient rien connu d'autre. Ces souris là sont sûrement très différentes du prototype de la souris de base, qui gambade dans les talus et se fait gober par une chouette en pleine campagne, de nuit. Dans le métro la nuit est perpétuelle, et il n'y a pas une seule trace de végétation. Les jours de fortes pluies, les voies et les tunnels sont inondés sans qu'elles n'aient d'échappatoires.

Votre histoire de druide urbain m'inspire beaucoup ! Mais je pense qu'il faut en faire quelque chose de nettement différent du druide classique. L'écologie spécifique des environnements urbanisés n'a rien de naturel, mais je ne pense pas que ce soit opposé au concept de druide. Pour moi, le druide défend avant tout une certaine idée d'équilibre des forces dans un environnement donné, plus que la notion de nature elle-même. Dans le med-fan classique c'est difficile à imaginer vu que le monde est encore très sauvage (en principe), mais dans un contexte futuriste ou contemporain, ça aurait toute sa place.

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On est dans du désaccord philosophique en fait plaisantin

(la notion d'écosystème est hyper récente)

La notion d'écosystème est aussi vieille que la vie elle-même. Ce n'est pas parce que nous avons mis beaucoup de temps à les comprendres que les écosystèmes n'existaient pas. On pourrait même imaginer que des sociétés plus attentives que la nôtre à la nature (elfes, druides...) l'aient saisi et formalisé assez rapidement.

Pour moi la notion d'écosystème est un filtre de compréhension humain sur quelque chose qui nous dépasse. Un truc qui vise à simplifier quelque chose que nous ne comprenons pas dans son entièrerté.

Et j'ai envie de te demander: c'est quoi la mission du druide urbain ?

Je répondrai "aucune", car il n'y a pas de druide urbain, pas plus qu'il n'y a de druide sylvestre, de druide des savanes, de druide désertique, de druide artique ou de druite océanique. Il n'y a que des druides.

La mission des druides est en théorie de maintenir un équilibre et de préserver un environnement. Comment faire ça dans une cité qui est par nature un truc qui évolue à toute vitesse ?

L'homme est un cas extrême, il est vrai, mais un cas parmi d'autres. Ou placer la limite entre ce qui relève de l'ordre naturel et ce qui n'en relève pas ?
Balanzone

Je suis un partisan de considérer toute vie comme une vie, qu'elle soit végétale, animale ou humaine. Mais reste que dans les univers d'heroic fantasy, comme dans nombre de religions, il y a une différence fondamentale qui est fait entre êtres pensants touchés par le divin (les humains, les elfes, les nains, etc.), et les animaux et monstres. Et pour moi le druide est quelqu'un qui a le rôle de protéger les deuxièmes contre les excès des premiers.

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Je manque de temps pour le moment pour contribuer plus mais si vous pouvez jeter un coup d'½il à Ravnica, faites-le. Le druide urbain qui y est décrit est formidable et change de la vision classique du druide Med fan.

Le druide du cercle du spore de Ravnica se spécialise dans les spores et autres champignons. Ils étudient la relation entre la mort et la vie à travers la décrépitude. Ils sont opposés aux morts vivants qui cherchent à avoir un monde de mort vivants. En gros opposé à Orcus. Par contre, ils ne sont pas opposés aux morts vivants en générale. Ils voient la mort et la vie comme un cycle naturel.

C’est des druides qui vivent dans les égouts, es parcs naturels de a ville etc. Leur environnement est différent du cliché du druide de la foret.

Oui il y a le druide et pas un druide et son environnement en générale. Cependant un druide qui vit dans un environnement arctique et un dans une mangrove n'auront pas le même rôle, les mêmes sorts et la même manière de préserver l'équilibre du lieu où ils résident.

Le druide urbain à donc un rôle propre à la ville.

La remarque sur le métro est tout à fait parlante.

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Sans rentrer dans une opposition urbain/campagnard, il y a les druides, et c'est tout.

La vie et la nature ne s'arrêtent pas au portes d'une cité! D'ailleurs, quelle serait la différence entre une métropole, une ville, une cité, une bourgade, un village? L'un contiendrait de la vie, et pas l'autre?

Non, il y a simplement différent profil de druides. Certains sont plus caricaturaux que d'autres, c'est tout.

On imagine souvent un druide "classique" comme une sorte de Merlin ou de Gandalf à la sauce "plouc surpuissant". Un vieux type crasseux et de mauvais caractère, avec des feuilles mortes dans les cheveux. Mais Merlin est surtout un conseiller royal; il vit dans un château (Camelot), et cotoie les plus important personnages de son temps! Gandalf voyage beaucoup, mais il ne dédaigne pas l'hospitalité des palais (Fondcombe, Minas Tirith...) Une jeune biologiste dans une expédition scientifique est, fianlement, aussi druide. Il peux y avoir des druides dans les plaines, au bord de l'océan, dans les déserts, les campagnes, ou les villes. Ils ne porteront pas les mêmes vêtements, et n'habiteront pas le même genre de demeures, mais ils auront la même passion / mission par rapport à la nature.

Coté Joueurs, imaginez simplement les enquêtes urbaines, avec un druide familier des parcs, squares et fontaines, amis des ceux et celles les fréquentants (employés, familles, petits trafiquants...), espionnant via les pigeons, rats, chiens et autres chats... Crédible, et utile!

Surtout que dans une ville médiévale (et jusqu'à la fin de la Renaissance en fait), les villes ne sont pas très dévelloppées, et les animaux y sont omniprésents. Chars à boeufs apportant des barriques, cheveaux, mules, jusqu'aux basses-cours et aux cochons qui vivent et mangent dans les rues! Chaque maison entretient ses clapiers à lapin, et un petit poulailler; les écuries sont entre les habitations (derrière pour les plus riches) et disposer d'un jardin potager, même petit est un avantage courant. Il n'y a pas de supermarché, approvisionné toute l'année d'aliments venus rapidement (magiquement?) de l'autre bout du monde: la nourriture viens, au mieux, de la sortie de la ville, et sinon, est produite dans la ville ell-même. Une ville n'est alors qu'un rassemblement de villages plus ou moins boueux se cotoyants et s'affrontants à l'occasion, pas un "tout urbanisé" en pierre, dénué de vie animale et végétale.

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On imagine souvent un druide "classique" comme une sorte de Merlin ou de Gandalf à la sauce "plouc surpuissant".

Alors, du coup, pour moi ce serait plutôt Radagast que Gandalf moqueur