[SPOIL] Comptes rendus - Campagne des Disparus de Clairval + Autres Scénarios implémentés 17

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Bonjour à toutes et tous,

Nous sommes un groupe de 3 joueurs et 1 MJ et nous sommes débutants dans le jeu de rôle. Nous prenons de plus en plus de plaisir à poursuivre le jeu de rôle. Avec les bons conseils donnés sur ce forum, j'ai pu donc enrichir la campagne de la boîte d'initiation en y intégrant d'autres scénarios déjà existants des Chroniques Oubliées, dans le but de justifier le passage de niveau et ajouter une longueur à l'aventure jouée.

Nous en sommes seulement à la seconde séquence de jdr que nous venons de terminer, ma joueuse doit rédiger le compte rendu de la seconde séquence. Pour le fun, j'ai demandé à une des joueuses de rédiger un compte rendu après chaque séquence dans le but de faire partager aux autres joueurs, mais aussi pour nous mêmes de tracer notre aventure et pouvoir la relire. Cela facilite aussi énormément les transitions entre chaque séquence pour ne jamais perdre le fil, et ce, surtout lorsque nous avons plusieurs mois espacés entre deux séquences.

N'hésitez pas à faire partager votre avis sur le compte rendu, l'idée est de pouvoir échanger et faire partager nos aventures. Attention au spoil. Je donne uniquement les titres des parties jouées lors de la fin de chaque séquence pour que vous, lecteurs puissiez vous y retrouver dans les aventures jouées et imbriquées entre elles. Je n'ai bien entendu pas influencé la rédaction du compte rendu en tant que MJ, justement pour pouvoir se rendre compte de l'observation du joueur qui peut être complètement différente de celle de la narration du MJ ou contenu écrit de l'aventure.

Merci à tous pour vos retours !

Le groupe se compose des personnages suivants : Karoom (Prêtre nain) + Lori (Voleuse humaine) + Felindra (Rôdeuse Demi-Elfe)

La rédaction a été faite par Felindra et porte son regard sur l'aventure déroulée au sein de son groupe.

Les disparus de Clairval

Séquence I – Partie I : L’auberge noyée

C’est par une pluie battante, que nous sommes parvenus à la première étape de notre voyage, l’auberge du Vieux Pont. Là, trempés jusqu’aux os, affamés et fatigués, nous avons pénétré dans l’établissement de Tom l’aubergiste, dans l’espoir de rencontrer notre guide, Jerro, avec qui nous avions rendez-vous.

Tout de suite, nous avons pu remarquer la présence de trois personnes, dont un vieux paysan et deux jeunes rôdeurs à l’allure bien suspecte, nommés Frelin et Jolin.

Après un appréciable et non moins frugal repas, composé d’une bonne soupe servie par l’aubergiste, nous avons retrouvé un peu de chaleur, suite à cette pluie torrentielle. Rapidement, nous avons interrogé Tom, au sujet de Jerro. Ce dernier nous a indiqué le connaitre, mais malheureusement notre guide n’était pas encore arrivé.

Nous avons ensuite questionné Tom, sur la présence des deux rôdeurs. L’aubergiste ne semblait nullement les connaître, pourtant son comportement soudainement étrange nous a mis la puce à l’oreille. Lorri s’est donc rendue auprès de ces deux clients et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’ils lui ont raconté être des habitués. Aussitôt, nous avons compris que Tom nous cachait quelque chose.

Souhaitant en savoir plus, Karoom lui a demandé de nous montrer les chambres à coucher, dans le but de pouvoir interroger notre hôte, en toute discrétion. Malheureusement pour nous, avant que nous n’ayons pu aborder le sujet, un grand fracas s’est fait entendre : la tempête s’était transformée en un véritable déluge. Mais cela n’était pas notre seul soucis, puisque quelques instants plus tard, un bruit, provenant de la cave, a retenti. Cette fois, plus aucun doute possible, il se passait quelque chose d’anormal. Les bruits en question ressemblaient à des cris bestiaux, ainsi qu’à de violents coups portés contre le battant de la porte, comme si quelque chose voulait s’échapper. Avant que nous n’ayons pu tirer au clair cette histoire, les deux rôdeurs se sont interposés de manière menaçante. Quelques instants plus tard, la porte a cédé et 6 répugnants hommes-rats se sont jetés sur nous. Tels deux couards, nos deux trublions se sont enfuis sans demander leur reste. Nous nous sommes alors retrouvés à combattre seuls ces être immondes.

L’affrontement a été très compliqué et pénible, mais nous leur avons tenu tête avec bravoure, malgré l’état très inquiétant de Karoom, qui a dû utiliser son unique potion de soin. Une fois le combat terminé, nous avons perçu des cris étouffés provenant de la cave. Sans plus attendre, nous nous sommes précipités, afin de secourir le prisonnier, qui n’était autre que Jerro, notre guide. Après que j’ai défait ses liens, nous sommes remontés et Jerro a accusé Tom l’aubergiste de trafic illégal de corne de licorne, d’où sa présence dans la cave de notre hôte, car il a été bien malgré lui témoin des agissements de Tom et des deux rôdeurs. Afin de se faire pardonner, Tom a accepté que nous lui confisquions sa marchandise illicite et que nous logions gratuitement dans son auberge pour la nuit, afin de récupérer après la pluie torrentielle et le combat contre les hommes-rats.

Partie II : Prologue aux disparus

Le lendemain, après une nuit difficile dans cette auberge où persistait une odeur de rat mort, nous avons pris la route en direction de Clairval. A mi-chemin, nous sommes tombés sur une charrette renversée et abandonnée. Entendant des cris provenant des buissons alentours, nous avons aussitôt dégainé nos armes et découvert 3 gobelins, qui malmenaient deux moines. Karoom a fait diversion, tandis que Lorri et moi-même nous sommes cachées, afin de les encercler. Malheureusement pour nous, le boucan produit par Karoom a attiré deux autres gobelins : quel idiot ce nain ! Après un combat assez rapide, deux de nos assaillants ont pris peur et se sont enfuis dans la forêt. Le combat terminé, nous avons accepté de servir d’escorte aux deux moines, jusqu’à Clairval.

Lorsque nous sommes parvenus aux portes du village, nous nous sommes rendus à l’auberge, sur les conseils de notre guide Jerro, où les moines ont conté nos récents exploits. En notre honneur, une fête a été organisée, durant laquelle s’est présenté à nous le Bourgmestre du village, Monsieur Carillon. Là, il nous a demandé de venir le trouver dès le lendemain matin.

Après nous être restaurés, avec un repas chaud et une bonne nuit, nous nous sommes donc rendus à la maison du Bourgmestre. Aussitôt, il nous a confié une mission des plus importantes, celle d’éradiquer la menace que représentaient les gobelins, sur le chemin de Clairval. Tels les héros que nous sommes, nous avons bien évidemment accepté cette quête, mais c’était sans compter sur notre incroyable talent. Afin que nous puissions nous équiper convenablement, Monsieur Carillon nous a offert des pièces d’argent : bien sûr, il en donné plus à Lorri ! Je déteste les humains !

Avant notre départ pour la forêt, nous nous sommes rendus chez le forgeron, où Lorri a acheté un arc court, puis nous sommes entrés chez le marchand qui nous fait un prix sur 2 potions de soin. Lorri lui a également pris un carquois de flèches pour son arc.

Une fois parés pour notre quête, nous sommes retournés à l’endroit où se trouvait la charrette des moines et nous nous sommes directement rendus jusqu’à la vieille bergerie, que nous avions trouvé la veille. Là, j’ai pu pister les traces laissées par les gobelins, ce qui nous a mené jusqu’à un chemin au c½ur de la forêt dense. Entendant soudainement de grands bruits sourds, nous nous sommes cachés aux abords d’une petite route. Quelques instants plus tard, un ours enragé a surgit et nous a attaqué. Nous avons vaincu la bête, grâce à une bonne stratégie de groupe, malgré la rage qui la possédait. Suite à ce combat, Karoom a examiné l’ours et découvert que des champignons multicolores, ceux consommés par les gobelins, avaient été ingurgités par l’animal sauvage, d’où son acharnement contre nous. Connaissant la faune et la flore mieux que personne, j’ai tout de suite indiqué à mes compagnons que ces champignons poussaient dans des clairières humides.

La nuit commençant à tomber, nous avons décidé d’établir un camp avant de continuer. Le lendemain, j’ai pisté les traces de l’ours, afin de trouver où il s’était procuré ces champignons. Après quelques instants de marche, nous avons débouché dans une clairière, où il en poussait des dizaines. Là, j’ai pu m’abreuver à une source d’eau au pouvoir régénérateur, grâce à mon amour pour la nature.

Soudainement, percevant des bruits de pas venant dans notre direction, nous nous sommes dissimulés dans les hautes herbes, tandis que deux gobelins passaient par là, dans le but de ramasser quelques champignons. Nous les avons alors suivi en toute discrétion, jusqu’à une immense cascade, derrière laquelle ils se sont engouffrés. N’arrivant pas à les faire sortir, nous sommes entrés à leur suite et avons débouché sur un tunnel étroit, avant d’atterrir finalement dans une grande caverne rocheuse. Karoom a alors décidé de chercher quelques pierres précieuses, mais sans grand succès : ce qu’il peut être cupide !

Suite à cela, nous nous sommes planqués durant trois longues heures, pensant apercevoir un gobelin passer. Malheureusement, il ne s’est rien produit. Comprenant qu’il nous fallait avancer, nous sommes tout d’abord allés vers la caverne sur notre droite, où trônaient une statuette gobelin en or et trois coffres, que nous avons laissés afin de revenir les piller plus tard, puis nous nous sommes rendus en direction de la caverne sur notre gauche en entrant. Là, 6 gobelins endormis. Nous sommes parvenus à en assassiner 3 durant leur sommeil en faisant preuve de la plus grande discrétion, tandis que les survivants, effrayés, sont partis se cacher derrière une grande herse. Pour les atteindre, il nous a fallu franchir un étroit passage sous le feu des flèches tirées par les archers gobelins, ce qui n’a pas été de tout repos, étant donné notre équipe de bras cassés. Par trois fois nous sommes tombés de la corniche et j’ai été gravement blessée, mais heureusement sauvée in extremis par les soins de Karoom.

C’est finalement lui qui a détruit la herse, ce qui nous a permis d’achever les derniers gobelins, pour ensuite rencontrer leur imposant chef, Mange les tripes : sympa comme nom ! Après un affrontement pénible face à ce gobelin à la taille démesurée, durant lequel Karoom a été un valeureux nain (coup critique), nous avons fini par trouver Brenus, un barde retenu prisonnier. Lorri l’a libéré de ses liens et nous sommes retournés chercher la statuette gobeline en or, mais lorsque nous avons ouvert le premier des trois coffres qui se trouvaient là, un gaz toxique s’en est échappé. Etant déjà très mal en point suite à ces épreuves épiques, je me suis effondrée au sol et mes deux compagnons ont dû me porter dans un premier temps jusqu’à la sortie de la grotte, puis dans un second temps jusqu'à la source de la petite clairière avec hâte car j'agonisais, dont l’eau magique m’a sauvée in extrémis une fois de plus.

Après ce terrible périple – surtout pour moi qui ai failli y passer – nous sommes rentrés à Clairval, où nous avons été acclamés tels des héros. Le Bourgmestre nous a offert une belle récompense, 15 pièces d’argent chacun. Une fois nos exploits contés, nous sommes allés nous reposer à l'auberge de Clairval, exténués.

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Séquence II – Les disparus de Clairval : Partie I

Suite à nos récents exploits, face aux gobelins et à leur chef, nous avons demeuré au village de Clairval, afin de reprendre du poil de la bête.

Le troisième jour, Karoom s’est réveillé totalement affolé en constatant le vol de la statuette en or, dérobée plus tôt aux gobelins. Aussitôt, nous sommes descendus voir l’aubergiste. Arrivés dans la salle commune, Lorri a tout de suite remarqué que l’ambiance était quelque peu morose, comparée à notre retour, trois jours auparavant. Après une rapide discussion avec l’aubergiste, nommé Anselm, nous nous sommes rendus auprès du Bourgmestre. Là, nous avons trouvé un Monsieur Carillon très inquiet, qui nous a conté l’enlèvement soudain de tous les enfants du village et a expressément demandé notre aide. Aussitôt, nous avons débuté notre enquête.

Tout d’abord, nous avons rendu visite au Marchand, Garrick Doigts d’argent. En entrant dans sa boutique, Karoom a bousculé une pile de caisses de craies. Non mais, quel lourdaud ! Garrick s’est laissé interroger et grâce à lui, nous avons appris que tous les habitants étaient atteints de fatigue et de fièvre depuis deux jours. Cela nous a paru très étrange et nous avons tout de suite pensé que l’enlèvement des enfants et le mal-être des habitants étaient peut-être liés. Nous avons profité de notre présence chez le marchand pour nous équiper. Nous avons tous acheté une potion de soin, puis Karoom a pris une ration, Lorri une corde et une lanterne, et moi des menottes. Autant dire que ce marchand nous a bien eu, car nous sommes ressortis fauchés comme les blés.

Afin d’enquêter au mieux et de trouver rapidement une réponse aux inquiétudes du Bourgmestre, nous nous sommes divisés en deux groupe. Karoom et Lorri sont allés inspecter les maisons et leurs extérieurs. Grâce à leur examen minutieux, ils ont pu trouver de petites traces de pas, aux orteils griffus. Malheureusement, aucune possibilité de les pister. Pour ma part, je suis retournée à la chambre de Karoom, voir si le vol de la statuette pouvait avoir un lien avec le reste. Je n’ai rien trouvé, à part que le vol avait sûrement été commis par des professionnels. En l’occurrence, il ne semblait y avoir aucune connexion entre les deux évènements.

Je suis tout de même allée inspecter les traces de pas trouvées par mes compagnons et j’ai pu déterminer leur origine. Il s’agissait soit d’un groupe de kobolds, soit de gobelins. Les enfants auraient-ils été enlevés par ces petits êtres malicieux ?

Nous sommes ensuite partis à la pêche à l’information : nous avons interrogé les gardes, avons inspecté la palissade, rendu visite au forgeron, Tom Bras de fer, et au boulanger, Perré Le joufflu, mais rien de rien. Finalement, nous sommes rentrés à l’auberge pour la nuit, bredouille, et avons demandé à l’aubergiste de nous loger dans le dortoir. Mais avant d’aller nous coucher, nous avons questionné un villageois prétendant avoir vu du mouvement au cimetière, ainsi qu’une personne jeter un objet dans le puit du village, quelques jours auparavant. De plus, Karoom a insisté pour faire une partie de bras de fer. Problème, il a misé deux de mes pièces d’argent, qui ne me sont jamais revenues, étant donné que ce manchot a perdu. Décidément, il n’a rien dans la tête, ni dans les bras !

Dès le lendemain, nous nous sommes rendus au puit se trouvant au centre du village. Là, je suis descendue grâce à la corde de Lorri, tout en éclairant l’étroit passage d’une lanterne. Bien sûr, je me suis cassé la figure et j’ai atterri dans une caverne souterraine. Une fois en bas, je me suis avancée afin de récupérer un objet brillant, que je pensais être ce fameux indice jeté dans le puit, lorsque j’ai réalisé qu’une forme noire aux yeux rouges me fixait. Apeurée, j’ai hurlé à mes amis de me rejoindre. A leur arrivée, la forme en question s’est précipitée vers Karoom et nous avons découvert une énorme araignée. Nous l’avons vaincu assez rapidement, grâce aux deux coups critiques de Lorri. Ce combat a été et restera sûrement le seul combat mémorable de toute sa vie !

Alors que nous nous pensions tirés d’affaire, une seconde araignée s’est jetée sur nous, mais cette fois, il s’agissait de la Reine. Un nouveau coup critique de Lorri nous a permis de gagner le combat. Finalement, cette humaine servirait-elle à quelque chose ? Pour autant, nous n’avons pas pu achever l’araignée, car elle s’est enfuie dans un tunnel infranchissable pour nous.

Suite à ce combat, j’ai libéré Karoom de la toile qui le retenait prisonnier, grâce à ma dague, puis nous avons récupéré l’objet brillant échoué au sol et nous sommes finalement remontés. L’objet en question était une bouteille, dans laquelle demeurait un fond de poudre somnifère. Aussitôt, nous avons compris la raison du mal-être des habitants : ils avaient tout bonnement été empoisonnés.

Pour terminer cette journée, nous avons rendu visite au charpentier, dernier habitant que nous n’avions pas encore rencontré. Il nous a alors raconté quelque chose de très intéressant. En effet, Aras Feuilles de chêne, a pu constater que les portes des maisons contenant des enfants, avaient toutes été marquées de croix faites à la craie. Autrement dit, le criminel savait où se trouvait chacune de ses victimes. Aussitôt, nous sommes retournés chez le marchand, chez qui nous avions vu des craies un peu plus tôt dans la journée. Là, il s’est rappelé en avoir vendu une et une seule à Cardo, un jongleur itinérant, se déplaçant de village en village à l’aide d’une carriole.

Sans plus attendre, nous sommes retournés chez Monsieur Carillon, afin de faire un point sur notre enquête. Entendant que Cardo était notre principal suspect, le Bourgmestre nous a aussitôt autorisés à sortir de Clairval et à nous rendre à l’auberge du Vieux pont, lieu où Cardo avait l’habitude de se rendre. Avant notre départ du lendemain, nous sommes retournés à l’établissement d’Anselm, afin de nous reposer.

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Séquence III – Caraverne

Le lendemain matin, c’est par un temps nuageux que nous sommes partis tous les trois en direction de l’Auberge du vieux pont, afin de trouver Cardo, le jongleur itinérant, principal suspect de notre enquête.

Arrivé à l’auberge, nous avons pu constater que l’établissement était rempli d’une dizaine de voyageurs et de marchands. Rapidement, nous nous sommes installés à une table, puis l’aubergiste, qui n’était nullement Tom comme dans nos souvenirs, nous a proposé un potage qu’il venait tout juste de préparer. Nous avons profité de notre discussion avec lui pour l’interroger au sujet de Cardo. Malheureusement, ni lui, ni ses clients, ne semblaient l’avoir aperçu, alors qu’il avait justement prévu de passer par l’auberge. Suite à ces maigres renseignements, nous sommes allés nous coucher.

Le matin suivant, nous avons été interpellés par trois marchands, accompagnés de deux gardes, se trouvant de l’autre côté du petit pont de pierre accolé à l’auberge. La roue de leur charrette étant embourbée, nous sommes aussitôt partis en direction du village des Deux ponts, afin d’acquérir le matériel nécessaire pour les sortir de ce pétrin. Nous sommes entrés chez le charpentier du village, où nous avons acheté une planche de bois et des pelles, à l’aide des 6 pièces d’argent que les marchands venaient tout juste de nous donner. Nous avons ensuite pris quelques minutes supplémentaires afin de questionner les habitants sur notre suspect numéro 1. A l’auberge, Karoom a pris le temps de faire un bras de fer. Je n’arrivais pas à croire qu’il remette ça, après son échec cuisant à Clairval ! Mais après coup, il s’est avéré que je suis mauvaise langue, car il se trouve qu’il a cette fois gagné le défi, en défonçant le bras de son adverse. Enfin, nous sommes repartis en direction de la charrette.

Avant notre arrivée, nous avons perçu des cris de terreur, ainsi que des bruits de chaine. Aussitôt, nous nous sommes précipités en direction des marchands, mais une fois aux côtés de la charrette, nous avons retrouvé le corps inerte de l’un des deux gardes, criblé de flèches. J’ai rapidement pisté les traces de pas laissées et nous sommes parvenus à une caverne, au beau milieu de la forêt. Du fin fond de la grotte, nous sont parvenus des cris d’effroi, ainsi que des hurlements de bêtes. Afin d’avancer parmi les ténèbres environnantes, Lorri a sorti sa lanterne. Puis, Karoom a détecté un piège au plafond, que notre amie humaine a tenté, je dis bien tenté, de désamorcer. N’y parvenant pas, des pierres nous sont tombées sur la tronche en nous causant quelques blessures. Enfin, nous avons réussi à pénétrer entièrement dans la caverne.

A notre droite, le deuxième garde décapité, ainsi qu’un marchand mort, au fond, un ours enragé enchainé, les deux autres marchands attachés et 5 kobolds priant leur déesse ours. Qui peut bien être assez stupide pour prier une bête féroce, dont la seule envie est de vous arracher la tête ? C’est vrai quoi ! Ils sont cons ! Mais je ne me suis pas posé plus de questions et mon instinct de rôdeuse a pris le pas. J’ai aussitôt visé le kobold tenant en joue l’un des marchands et l’ai tué du premier coup. Karoom en a achevé un autre, en l’aplatissant comme une crêpe avec son marteau, puis j’en ai explosé un troisième. Ce qu’on peut être badass, parfois !

Malheureusement, l’un des deux kobolds restant s’est soudainement sacrifié en libérant l’ours enragé et c’est là que les choses se sont gâtées. Karoom a dû se soigner à cause d’un kobold lui ayant enfoncé une lance dans le torse, puis j’ai réitéré un coup critique. Le nain s’est de nouveau trouvé très mal en point, cette fois à cause de l’ours, et Lorri à dû le sauver in extremis, grâce à une potion de soin. Ensuite, Lorri a décidé de libérer les marchands de leurs liens et de les convaincre de fuir, ce qui n’a pas réellement fonctionné, puisqu’au lieu de leur parler à l’aide d’un langage compréhensible, elle s’est mise à crier des bruits inaudibles, tout en gesticulant de manière très inquiétante (échec critique test de charisme). Autant dire que pour une humaine sensée avoir du charisme, elle s’est carrément vautrée !

Finalement, après un long et pénible combat, nous avons réussi à vaincre cet ours terrifiant. Lorri a fouillé la grotte, sans rien trouver de particulier, puis nous sommes ressortis de cet endroit sinistre. Les marchands nous ont remercié et après les avoir escorté jusqu’à Clairval, nous ont offert 10 pièces d’argent chacun.

Les disparus de Clairval

Partie II - Un petit tour en forêt

Grâce aux pièces offertes par les marchands, en récompense de nos exploits, Lorri s’est acheté une potion de soin, puis nous sommes repartis sur le chemin entre Clairval et l’Auberge du vieux pont, toujours à la recherche de Cardo.

Au premier croisement, nous avons tout de suite remarqué des traces de roues, mais la pluie récemment tombée nous a empêché de les suivre. Qu’à cela ne tienne, nous avons continué notre enquête avec l’envie de la mener à bien.

Tout d’abord, nous avons remarqué que la route entre le village et l’auberge était truffée de sentiers et de croisements. Nous les avons tous recensés en les empruntant un par un. C’était un risque à prendre, étant donné l’avance que Cardo avait sur nous, mais il n’était pas question de louper le moindre indice.

Le premier sentier, à gauche de l’Auberge du vieux pont, ne nous a mené qu’à une falaise donnant sur une rivière.

Le second, en face du précédent, nous a fait atterrir sur un chemin bordé de champignons et s’arrêtant dans un marécage.

Le troisième, un peu plus loin en direction de Clairval, s’est avéré plus intéressant. En effet, nous y avons croisé un chasseur blessé, accroupi au beau milieu d’un champ d’orties. Ce dernier nous a confié, après que nous l’ayons conduit à l’auberge, que les gobelins avaient peur de ces fameuses plantes urticantes.

Arrivé au quatrième sentier, nous avons rapidement noté que des rubans rouges étaient accrochés aux arbres. Etrange ! Plus loin, nous avons fait la rencontre d’un homme de grande taille, pas très finaud. Ce gars, un peu simplet, a demandé notre aide, afin de retrouver la grande route. Une fois en sécurité, il nous a expliqué la manière de trouver le repère des gobelins : il nous fallait chercher et suivre trois pierres blanches.

Malgré ces deux indices intéressants, nous avons choisi de laisser libre cours à notre besoin d’exploration et nous avons continué de fouiller les autres sentiers. Sur l’un d’eux, des traces de chariot fraîches. Nous les avons suivi, mais quelle déception lorsque nous sommes tombés nez à nez avec un marchand, se tenant à côté d’un grand chariot tiré par des b½ufs. Une fois n’est pas coutume, l’une des roues était bloquée et tels les grands héros que nous sommes, nous avons aidé ces braves marchands à la réparer. Au passage, nous les avons questionné au sujet de Cardo et pour une fois nous avons enfin obtenu un indice le concernant : les deux marchands l’avaient aperçu la veille et il leur avait paru quelque peu effrayé.

Grâce à cette précieuse information, nous avons continué à explorer les derniers sentiers. Sur le suivant, nous avons trouvé une carriole renversée, ainsi que deux ânes broutant l’herbe environnante. Nous avons inspecté la carriole, mais rien. Plus loin, en revanche, nous avons découvert des traces de pas griffus, comme celles autour des maisons des enfants enlevés, mais sans possibilité de les suivre. Bien que nous nous doutions qu’il s’agissait là de la carriole et des ânes de Cardo, nous avons persisté à suivre les deux derniers sentiers, mais nous n’y avons rien trouvé, si ce n’est un piège à loup, dans lequel cet idiot de nain a marché ! Il ne sait même pas mettre un pied devant l’autre !

Finalement, nous nous sommes rendus près du sentier menant aux marécages, car nous y avions vu une flopée de champignons, ceux consommés par les gobelins. Après avoir passé une nuit à la belle étoile et nous être restaurés en utilisant une ration de Karoom, nous avons emprunté le sentier. En fouillant un peu, nous avons découvert les trois pierres blanches, comme indiqué par le simplet, et un tout petit chemin s’est dévoilé à nous. Quelques instants plus tard, nous avons perçus des cris de gobelins et avons finis par découvrir leur campement.

Autour d’un feu de camp, 6 gobelins, bien installés à côté de leurs huttes, ainsi qu’une grande cage au fond, un prisonnier à l’intérieur.

Sans plus attendre, nous avons attaqué la petite troupe de gobelins. Lorri en a tué un instantanément, puis ce fut à mon tour de faire mouche et enfin à Karoom. Nos victimes s’enchaînaient les unes après les autres.

Suite à ce combat assez rapide et plutôt facile, ma foi, Lorri s’est mise à fouiller les huttes, à la recherche d’objet à dérober, et elle a trouvé un coffre contenant 30 pièces d’argent. Nous les avons réparti équitablement entre nous trois, puis nous sommes allés en direction de la cage. Là, nous avons découvert deux prisonniers : Cardo, le fameux jongleur que nous recherchions, ainsi qu’une femme. Cardo nous a aussitôt conté ses malheurs et nous avons appris que les gobelins avaient enlevé son épouse, de manière à faire chanter le pauvre jongleur en l’obligeant à participer à l’enlèvement des enfants. Cardo nous a alors expliqué que tous les gamins se trouvaient dans le Château du Baron de Clairval.

Grâce à cette histoire, nous avons compris que Cardo n’avait pas eu le choix et qu’il n’était en aucun cas coupable. De ce fait, nous l’avons délivré, ainsi que sa femme, et ils nous ont offert un médaillon de bonne santé.

Suite à toutes ces aventures, nous les avons conduit à l’Auberge du vieux pont, puis nous sommes repartis en direction de Clairval. Mais, étant parfois malchanceux, un ours enragé – encore un ! – s’est soudainement jeté sur nous. Grâce à notre expérience des combats, nous l’avons vaincu assez rapidement, suite à un coup critique de Karoom. Enfin, nous avons pu rentrer à Clairval, avec l’idée d’aller retrouver le Bourgmestre, afin de lui faire part de nos récentes découvertes.

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Salut, c'est bien sympa tout ça mais comment elle s'y prend pour se rappeler de tant de détails ?

Ce message a reçu 1 réponse de
  • McCloud
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Fafa_Papa

Merci pour ton message.

Elle prend des notes pendant notre partie puis elle remet tout au propre entre deux sessions. Je lui conseille de le faire dès le lendemain de notre partie afin de ne rien oublier tant que c'est frais ! A chaque lecture du compte rendu au début de chaque session, je dois dire que je suis plutôt agréablement surpris à chaque fois par les détails apportés, on dirait que j'ai choisi la bonne personne pour ce rôle là !

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C'est ce que je me disais, mais j'aurais un peu peur que le fait de prendre des notes ne la sorte du jeu, la déconcentre…

En tout cas elle fait ça très bien en effet.

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Séquence IV – La jeune fille et la licorne

C’est à l’auberge de Clairval que nous nous sommes levés le lendemain matin. A la sortie de l’établissement, nous avons été abordés par une personne encapuchonnée. Cet individu, plutôt mystérieux, nous a alors demandé 5 pièces d’argent en échange d’informations précieuses. Après concertation entre nous trois, Karoom a finalement accepté l’offre de l’inconnu. Nous avons pris place à une table de l’auberge et là, cette personne nous a dit savoir où trouver des renseignements sur les deux rôdeurs, Frelin et Jolin, ceux qui avaient participé au trafic de corne de licorne avec Tom, l’ancien gérant de l’Auberge du vieux pont. Aussitôt, nous avons été enchantés par cette information, car nous étions persuadés que ces deux pleutres étaient les fameux voleurs de notre statuette gobeline en or. Sans plus attendre, nous sommes partis en direction de l’Auberge du vieux pont, lieux où nous étions censés recueillir les renseignements nécessaires, afin de les débusquer.

Bien évidemment, le voyage n’a pas été de tout repos, puisque nous nous sommes faits attaqués par 6 kobolds, mais nous les avons vaincus très rapidement. Dès ma première flèche, j’ai fait un one shot, puis ils ont fini par s’enfuir après avoir vu quelques-uns de leurs semblables tomber au combat. Quelle bande de froussards !

Arrivés à l’auberge, nous nous sommes installés afin de nous restaurer, avec une bonne assiette de viande pour Karoom et moi, et un petit potage pour Lorri. Elle est au régime, ou quoi ! Mais avant que nous n’ayons pu interroger l’aubergiste, la porte s’est soudainement ouverte avec fracas et trois armoires à glace, armées de haches, ont fait irruption dans la pièce. Rapidement, l’un des d’eux s’est mis à gueuler en nous demandant qui avait osé toucher à sa fille. N’ayant pas la réponse, Lorri a tenté de le calmer et il nous a finalement conté les malheurs de son enfant avec un peu de persuasion. Nous avons accepté de le suivre et d’aider sa fille Lisal, en échange d’informations concernant Frelin et Jolin, qu’il avait l'air de connaître.

Rehïr, car tel était son nom, nous a conduit sur un sentier menant à son campement de bûcherons. Là, nous avons fait la rencontre de Lisal, cette pauvre jeune fille en pleurs. Nous avons tout de suite constaté que ses larmes n’avaient rien de naturel et nous avons tenté de la questionner, mais Lisal nous a seulement expliqué que ses pleurs avaient débuté durant son sommeil. Karoom, grâce à son ½il vif, a noté que la jeune fille se touchait régulièrement la cheville gauche, comme si quelque chose la gênait. Nous avons demandé au père de nous montrer la chambre de sa fille, pensant y trouver un indice, mais rien de rien. Nous avons repris l’interrogatoire de Lisal, qui prétendait n’avoir rien vécu de particulier les jours précédents ses pleurs interminables. Pourtant, Lorri a tout de suite compris que la jeune fille nous mentait et qu’elle n’osait parler en présence de son père, qui ne la quittait pas d’une semelle. Karoom a donc fait diversion, en demandant à Rehïr de lui faire visiter le camp. C’est à ce moment-là qu’elle s’est enfin livrée à Lorri et moi.

Lisal nous a avoué avoir rencontré une licorne, quelques jours auparavant, et s’être liée à elle. Lorsque Karoom est revenu, nous avons demandé au père l’autorisation d’emmener sa fille en forêt, afin d’éclaircir ce mystère. Rehïr a accepté, mais à condition que nous soyons accompagnés de deux de ces hommes. Quelques instants plus tard, nous sommes partis, Lisal en tête, afin de trouver cette fameuse licorne.

Soudainement, alors que nous marchions tous côte à côté, Lisal s’est mise à courir. Aussitôt, nous avons dû la suivre au pas de course, malgré les nombreux obstacles présents en forêt. Je suis la seule à avoir réussi à suivre la cadence, car Karoom et Lorri se sont tous deux vautrés. Quels manchots !

Après une course folle, j’ai rattrapé Lisal, qui se tenait aux côtés d’une licorne, prise au piège par une meute de loup. Aussitôt, j’ai remarqué que la licorne était blessée à la patte gauche, tout comme Lisal semblait ressentir une gêne à la cheville, quelques instants plus tôt.

Au début, la situation m’a parue désespérée. La licorne était acculée par les loups, Lisal était inconsciente, suite à une morsure assez brutale, et pour ne pas arranger les choses, Karoom et Lorri n’étaient pas encore arrivés. Lorsqu’ils nous ont enfin rejoint, notre ami nain a été pris à partie par le mâle Alpha, qui ne s’était pas encore montré. Rapidement, j’ai l’ai focus, en sachant que si nous parvenions à le vaincre le reste de la meute s’enfuirait. J’ai finalement réussi à l’achever et les loups restants sont partis, sans demander leur reste. Après un combat difficile, où nous avons cru perdre Lisal et la licorne, dont la vie semblait être liée, la majestueuse créature nous a remercié d’un hennissement et s’en est allée.

Suite à toutes ces aventures, nous sommes tous retournés au campement des bûcherons, en un seul morceau, et nous avons pris un peu de repos.

Au matin, Rehïr nous a enfin donné l’information que nous recherchions. Il nous a indiqué sur une carte l’emplacement du campement de Frelin et Jolin. Entre temps, j’ai dû offrir ma potion de soin à Karoom, qui, malgré une nuit à la belle étoile n’était pas parvenu à se rétablir complètement.

Nous avons fini par partir à recherche des deux rôdeurs dans la forêt. Arrivés à destination, nous avons tenté d’être discrets, ce qui s’est avéré peine perdue pour Karoom et moi, mais surtout pour Karoom. Je crois que Lorri s’est senti bien seule sur ce coup-là.

Nous avons remarqué deux tentes, un feu, ainsi qu’un coffre. Nous avons tout d’abord attendu une heure, sans qu’il ne se passe rien. Puis, j’ai observé les alentours, mais toujours rien. Finalement, Karoom s’est avancé et s’est encore pris le pied dans un piège à loup. Lorri a dû le libérer, puis il s’est de nouveau fait piéger, un peu plus loin. Quel nul ce nain !

Après ses mésaventures, Karoom s’est soudainement pris une flèche venant des arbres alentours. Frelin et Jolin sont alors sortis de leur cachette et nous ont attaqués. Le combat n’a vraiment pas été simple, car Lorri et moi-même avons été gravement blessées, mais il n’était pas question de laisser filer ces deux voleurs de statuette. Nous nous sommes donc acharnés sur eux, mais quelle galère !

Finalement, je suis parvenue à vaincre Jolin, puis le nain à pété quelques dents à Frelin et l’a achevé d’un coup de marteau. Après ce combat jouissif, nous avons fouillé les deux tentes et, dans un petit coffre ne payant pas de mine, notre statuette gobeline en or. Quelle bande de connards ! Lorri a ouvert le gros coffre qui se trouvait dehors, mais nous n’y avons trouvé que 20 pièces d’argent et une statuette toute pourrie en bois. Mais qu’importe, nous avions retrouvé celle que qui nous appartenait.

Nous sommes finalement rentrés à Clairval et cette fois, nous étions bien décidés à aller voir le Bourgmestre.

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Séquence V – Les disparus de Clairval

Partie 3 - Le cimetière hanté

Dès le lendemain matin, nous sommes allés rendre visite au marchand, afin de refaire notre stock de potions de soin, puis nous nous sommes rendus chez le Bourgmestre. Là, nous lui avons révélé toutes les informations que nous avions réussies à dénicher au cours de notre enquête. Au début, Monsieur Carillon pensait Cardo coupable, mais Lorri a pu le convaincre du contraire. Par contre, lorsque nous avons évoqué le nom du Baron, le Bourgmestre a tout de suite formé une troupe de soldats et de villageois, afin d’aller lui rendre une petite visite. Bien évidemment, nous les avons suivis et lorsque nous sommes parvenus devant l’imposant château, c’est un pont-levis relevé que nous avons trouvé. Comme personne ne venait nous ouvrir après avoir crié, le Bourgmestre nous a confié qu’une entrée secrète existait. Sur ses conseils, nous nous sommes donc rendus au cimetière, afin d’y trouver Matéo, le Fossoyeur.

Arrivés à l’entrée du cimetière, nous avons d’abord trouvé une grande grille de métal, que nous avons pu facilement ouvrir, puis nous avons pénétré dans ce lieu lugubre et angoissant. Nous avons ensuite rencontré un vieillard, assis sous un arbre. A notre vue, le vieil homme, quelque peu sénile, nous a mis en garde contre des monstres aux yeux rouges rôdant dans les parages.

Rapidement, nous nous sommes dirigés vers la maison de Matéo, et tandis que nous avancions, des bruits commençaient à se faire entendre. Une fois arrivés devant la demeure du fossoyeur, nous avons trouvé la porte d’entrée défoncée. A l’intérieur, tout était sans dessus-dessous et bien sûr, Matéo n’était nulle part. Je n’ai trouvé aucune trace de lui, malgré ma vision aiguisée, et nous sommes donc retournés voir le vieillard, qui ne nous a rien dit de plus.

Après avoir constaté que plusieurs sentiers parcouraient le cimetière, nous avons entrepris de tous les explorer, afin de retrouver Matéo. Certains ne menaient nulle part, tandis que d’autres nous ont réservé quelques surprises.

L’un d’eux nous a conduit à une crypte cachée, contenant un sarcophage. Devant, se tenait un homme gémissant, apparemment un guerrier, étant donné son arme et son bouclier. Mais rapidement, nous avons réalisé que nous pouvions voir à travers son corps et qu’il s’agissait en réalité d’un fantôme. Malgré notre tentative pour communiquer avec lui, nous n’avons rien compris de ce qu’il voulait et Karoom a donc décidé de défoncer la grille. Bien sûr, elle n’a pas cédé et le fantôme s’en est allé. Ce nain, tout dans les bras, rien dans la tête ! Mais en s’enfuyant, le fantôme a laissé tomber son arc et son bouclier. Je me suis emparée de l’arme, qui s’est avérée être l’arc de feu de Gardamus – swag ! – tandis que Karoom a pris le bouclier, qui était tout pourri. Bien fait pour lui !

Suite à cela, nous avons continué d’explorer, bien que nous venions très certainement de rater une superbe occasion de trouver plein de truc cool. C’est là que nous sommes tombés sur Matéo, se cachant dans les buissons. Le fossoyeur nous a expliqué fuir des squelettes l’ayant attaqué, mais à peine sa phrase était-elle terminée, que ces fameux squelettes se jetaient sur nous. Ce combat restera le plus mémorable de toute notre vie, mais pas pour les bonnes raisons.

Matéo est très rapidement tombé inconscient, tandis que nous en avons bavé grave ! Nous n’avions pas le nécessaire pour vaincre ces squelettes et les dégâts qu’ils nous infligeaient étaient carrément violents. Nous avons donc fini par fuir jusqu’au village, portant Matéo, heureusement pour nous, les squelettes étaient lents puis nous sommes allés nous reposer à l’auberge. Durant le repas, Matéo nous a parlé d’une clé cachée chez lui, permettant d’ouvrir le fameux passage secret menant au château du Baron.

Dès le lever du soleil, nous avons rendu visite au forgeron, afin de lui acheter des bâtons, armes contondantes permettant de vaincre les squelettes insensibles à mes flèches, faute de mieux. Nous sommes ensuite retournés chez Matéo, où Lori a retrouvé la fameuse clé. Alors que nous aurions dû retourner auprès du fossoyeur, notre esprit aventureux a pris le dessus et nous avons entrepris de terminer notre exploration du cimetière. Mais à peine avons-nous fait trois pas, que trois nouveaux squelettes nous sont tombés dessus. Cette fois pas question de fuir, c’était bien assez humiliant hier. Rapidement, nous avons remarqué que l’un des squelettes transportait un objet brillant, ce qui nous a aussitôt encouragés à tout donner pour le récupérer. Problème, ce fut bien plus facile à dire qu’à faire : Karoom s’est fait dépouiller comme un malpropre. Pauvre nain ! Finalement, après un long combat, nous avons vaincu, mais quelle galère ! Lori a fouillé le squelette brillant et a découvert une ceinture de force de géant.

Après avoir trouvé un trésor de plus, mais surtout après en avoir bien bavé contre ces satanés squelettes, nous sommes retournés à Clairval, en vie, ou presque.

Nous avons laissé passer la nuit pour retourner au cimetière le lendemain, en compagnie de Matéo. Après quelques pas, nous avons finalement atteint le passage secret, menant au château du Baron. Après l’avoir ouvert, Matéo s’en est allé et nous avons emprunté l’escalier qui se présentait à nous. Nous avons tout d’abord découvert un couloir de pierre, que nous avons traversé, moi en tête, à l’aide d’une lanterne.

Brièvement, Karoom et moi-même avons eu l’impression d’être observés et tandis que nous nous enfoncions de plus en plus dans ce dédale de couloirs, cette sensation étrange s’intensifiait. Puis, nous sommes arrivés devant une fosse, dont le sol s’est dérobé sous nos yeux. Un gouffre de plusieurs mètres est alors apparu, avec comme indice sur notre gauche l’inscription murale suivante : « Chaque homme, dans sa nuit, s’en va vers sa lumière ». N’étant pas très érudits, nous avons tenté de trouver un autre passage, mais sans succès. De retour devant la fosse, après une réflexion intense du groupe, nous avons éteint la lumière de notre lanterne qui a finalement révélé un chemin invisible. Après l’avoir traversé, une seconde énigme nous est apparue : « La joie est un escargot rampant, le malheur un coursier sauvage ». Sur une idée de Lori, Karoom est passé en rampant, ce qui a déclenché un piège qu’il est parvenu à éviter. Pour une fois, je tire mon chapeau à l’humaine, mais qu’elle ne s’y habitue pas trop. Nous sommes donc passées après le nain, pour arriver sur notre gauche dans une grande pièce, pleine de geôles et de chaines. Soudainement, après nous être avancés une créature venant du fond du couloir s’est jetée sur nous. Il s’agissait d’une goule tentant de nous mordre, que j’ai vaincue en deux secondes avec mon arc de feu sans être surprise. Après cet insignifiant combat, nous avons fouillé la geôle sans rien trouver, à part une inscription magique indéchiffrable.

Nous sommes finalement ressortis de la pièce et nous avons continué notre chemin. Au bout, nous avons découvert une porte fermée. Karoom, avec toute sa finesse, l’a fracassée, et nous avons enfin pénétré dans la cour intérieure du château.

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Séquence VI – Les disparus de Clairval

Partie 4 - Le château du Baron

Après avoir emprunté les escaliers menant au château du Baron, nous avons atterri dans la cour intérieure. Là, tout était étrangement calme et nous avons pu remarquer que tous les habitants du château été changés en statue de pierre. Aussitôt, une forte angoisse s’est emparée de nous et afin de me rassurer, je me suis mise à observer les alentours. J’ai pu noter la présence de plusieurs portes fermées, ainsi que celle d’un puits. Nous l’avons examiné, mais n’y avons rien trouvé.

Ensuite, nous nous sommes dirigés vers l’une des portes, qui n’était ni piégée, ni fermée à clé. Pourtant, Lorri a tout de même tenté de la crocheter, avant de se rendre compte que cela ne servait à rien. Quelle débile ! Karoom est passé en tête et nous avons découvert les écuries du château. A part 5 chevaux pétrifiés et du foin, rien de bien intéressant.

Nous avons continué notre exploration des lieux, jusqu’à trouver les cuisines. Là, des bouts de viande et de corps, qui avaient été dévorés par de grandes créatures carnivores. Enfin, la troisième porte abritait une grande salle à manger, totalement sans dessus-dessous. Mais, ce qui a attiré notre attention, était l’escalier qui montait à l’étage. De là où nous étions, nous pouvions entendre des rires gras, ainsi que des cris d’effroi. Enfin, c’est moi qui ai entendu, car mes deux compagnons se sont vautrés pour leur test de sagesse.

Comprenant que nous étions en présence d’ennemis, Karoom et moi-même nous sommes planqués dehors, tandis que Lorri, gourde comme elle est, a pris les escaliers, avec une discrétion sans pareille. Nous l’avons entendu crier et quelques instants plus tard, elle a déboulé dehors en nous hurlant la présence de deux ogres. Karoom a tout de suite compris qu’il nous fallait impérativement établir une stratégie. Instinctivement, mon esprit vif a élaboré un plan. J’ai demandé à Lorri d’attirer les ogres vers les écuries. Une fois les monstres à l’intérieur, elle s’est rendue invisible et elle en est ressortie, afin de se mettre à l’abri. J’en ai profité pour tirer une flèche enflammée dans le foin par une des fenêtres depuis les remparts, ce qui a mis le feu aux écuries et infligé des brûlures aux deux ogres. Karoom et Lorri ont alors consolidé la porte de leur corps, mais également de quelques planches que l’humaine trimballait avec elle depuis un moment – tu m’étonnes qu’elle n’ait pas réussi son jet de discrétion. Mais les ogres, aussi bêtes soient-ils, ont tout de même réussi à sortir et se sont rués vers Karoom. Après quelques blessures causées par le feu qui les consumait, j’ai tué l’un d’eux en lui décrochant une flèche dans chaque ½il. Lorri s’est chargée du deuxième.

Avant de continuer notre chemin, nous avons fouillé les corps des deux créatures. Sur le premier, un vieux grimoire utilisable seulement par un magicien, ainsi que des colliers tribaux et une clé. Sur le second, un bouclier magique récupéré par le nain.

Nous avons poursuivi notre ascension vers l’être humain qui criait quelques instants plus tôt. Il s’agissait du baron du château, plutôt mal en point. Aussitôt, il a demandé notre aide pour libérer les enfants de l’emprise d’un nécromant et afin que nous comprenions bien la dangerosité de cet être, il nous a raconté une petite histoire.

« Il y a longtemps, un nécromant est apparu et a invoqué des morts vivants. Le Baron de l’époque l’a arrêté et emprisonné, mais un villageois a fini par découvrir le passage secret menant au château, ainsi que la prison du nécromant. Après l’avoir libéré, la créature a pétrifié tout le monde et a orchestré l’enlèvement des enfants de Clairval, afin de retrouver sa jeunesse perdue. »

Sans plus attendre, nous sommes montés à la plus haute tour du château, afin de vaincre cet être diabolique. Nous avons alors trouvé les enfants agenouillés, en pleurs, près du nécromant, ainsi que trois zombies faisant barrage de leur corps. Le nécromant réalisait un rituel, afin de voler les âmes des enfants, tandis que ses sbires veillaient à son bon déroulement. Mais c’était sans compter sur notre passé de héros. Malgré quelques galères, nous sommes parvenus à arrêter le nécromant tout juste à temps, avant que les enfants ne soient perdus. Enfin, j’ai tout de même fait le plus gros du boulot, étant donné que c’est moi qui lui ai porté le coup fatal !

Lorsque le nécromant s’est écroulé au sol, les zombies ont fait de même et les enfants ont pu récupérer leur âme. Tous ceux qui avaient été pétrifiés sont revenus à la vie. Le Baron nous a chaudement remerciés, tandis que le Bourgmestre nous a offert 200 pièces d’argent. Afin de célébrer cette grande victoire, le village de Clairval a organisé une énorme fête en notre honneur, durant laquelle le nain a bu assez de bière pour le restant de ses jours.

THE END

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  • KIX
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Ça vous fais pas mal de rencontre. ^^ Là, ils sont bien vus à Clairval. 😁

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  • McCloud
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Cris Crise

C'est clair ! c'était pas mal comme début dans le JDR et assez enrichi avec les petits scénarios implémentés, je recommande de faire dans cet ordre pour s'initier. Suite de la boîte d'initiation en commande participative soutenue, nous poursuivrons plus tard sur la suite. En attendant, nous allons nous mettre à Anathazerin bientôt et passer un cran au-dessus ! merci pour ton commentaire.

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Très sympa tes résumés. Vous voilà prêt à affronter Anathazérin.... là où les choses sérieuses commencent...clin d'oeil

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Merci Sansfi pour ton commentaire content

On essaiera de faire de même pour Anathazerin avec notre joueuse scribe !

On commence Anathazerin bientôt, l'implication des joueurs n'en sera que plus grande.

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Hellow. Où pourrais-je trouver les scénarios ajoutés, comme Caraverne et Prologue aux Disparus ? J'en ai cherché quelques autres cités dans le coin comme Une bien mauvaise troupe, mais je ne tombe que sur des liens morts. confus

Merci de votre aide. content

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Caraverne est le mini-scénario dans le livre de base.

Pour les autres scénarii, je t'envoie le lien par MP

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  • NoOb
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JeffL

Bonjour, je serais également intéressé par ces scénarios stp j'aimerai monter également une campagne avec la boite d'initiation et les scénarios en plus . Merci d'avance et bon jeu à vous

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McCloud

Bien sympatique ce compte rendu !
Je compte faire jouer la campagne de la boîte d'initiation bientôt à un groupes de joueurs comprenant des débutants, en y incluant l'auberge noyée et la licorne (même si j'avais prévu un ordre différent). Pour l'instant, j'ai 3 PJs. Donc ton retour m'est d'autant plus pertinent, il me permet de mieux apréhender le déroulement de la campagne. Merci content

Et j'aime bien l'idée de retrouver Jolin et Frelin ! J'ai aussi imaginé un scénario dans le cas où ils s'échaperaient (même si de mon côté, j'ai d'autres plans pour eux)

J'ai quelques questions malgrés tout :
Est-ce que l'ajout des scénarios alternatifs n'ont pas diminués l'importance/l'urgence de retrouver les enfants ?
Concernant le prologue, c'est un scénario existant ou c'est une de tes créations ?
Niveau difficulté, comment tu t'es adaptés pour la licorne (prévues à la base pour 4 joueurs de lvl 1 ou 2) et pour le reste des scénarios ? Est-ce que tu penses que les combats contre les squelettes et contre le nécromant sont à rééquilibrer ?

Je n'ai pas accès à Caraverne car je n'ai pas le livre de base confus Mais je pense avoir assez de détails avec ton compte rendu pour broder un scénario moi même