Dernières sorties



2087

Par David Bry

Protégée par un dôme de la pollution du monde extérieur, Paris en 2087 est grise, entre chrome, verre et métal, ses multiples buildings et passerelles se dressent au-dessus des brumes radioactives verdâtres sous lesquelles ne vivent plus que les exclus, les mutants et les gangs.

Derrière la grande muraille périphérique, les irradiés des banlieues n’ont pas la chance de vivre dans la cité : chaque jour, leur nombre augmente et leur colère gronde, malgré les efforts de l’armée de la ville pour les contenir.

Gabriel est détective. Un jour, il reçoit un appel d’une femme, qui souhaiterait le voir enquêter sur le meurtre de sa sœur.

Quand il se rend chez elle le lendemain, il ne retrouve que son corps et la tête tranchée d’un psilien, ces humains que les mutations ont rendus télépathes.

Sur cette tête est accroché un papier, qui porte le nom du détective.

Ainsi commence cette histoire aux méandres vertigineux, qui mènera Gabriel dans les rues sales et sombres de Paris, sur les passerelles tentaculaires qui surplombent le brouillard et relient les grandes tours de béton et d’acier.

Comme lui la vérité vendra chèrement sa peau, et ses enjeux dépasseront peut-être les frontières de l’imagination du détective, précipité avec le lecteur dans une descente aux enfers que rien ne pourra arrêter.

La banlieue gronde, les gangs s’agitent. Cette fois, peut-être que l’armée ne pourra pas les retenir.

David Bry nous offre un récit entre roman noir et cyberpunk à la Blade Runner, machiavéliquement bien construit, qu’il exécute avec virtuosité. Au fur et à mesure que l’on suit, haletant, Gabriel sur les passerelles de Paris au rythme effréné de son enquête, l’univers s’enrichit d’éléments cruciaux, comme autant de pièces d’un jeu d’échecs qui se mettent en place pour un final magistral et explosif, digne d’un excellent polar.


ADC11
Prix : 19,90 €
Format : grand format + couverture souple
Nombre de pages : 416 N&B
ISBN : 978-2-363281-02-9
DISPONIBLE


 

La gamme

Tire d'aile • Tome 1 • Les Loups d'Uriam

DISPONIBLE

Tire-d’Aile vient à la vie dans l’atelier de maître Saule, un magicien particulièrement talentueux. Être de bois et de magie, il découvre un monde féerique peuplé de créatures merveilleuses où les sylphes virevoltent dans le vent et où les animaux sont parfois d’éloquents orateurs...

Le Dit de Cythèle • Tome 1 • La Ronde des vies éternelles

DISPONIBLE

Alors qu’elle est inconsciente, une guerrière de l’armée de la République se voit entraînée dans une étrange ville par une petite fille au visage familier. Alors qu’il donne un cours à l’Académie de magie, un mage s’évanouit et est assailli par la vision d’un cadavre...

Les Gentlemen de l'étrange

DISPONIBLE

Syrine, marseillaise de 16 ans, vient de déménager en Bretagne. Depuis quelques mois, elle ressent d’étranges douleurs dans le dos, a de brusques envies de viande crue et sent une « présence » en elle. Ses nuits sont émaillées de cauchemars terrifiants...

Le Dit de Cythèle • Tome 2 • Les Larmes du démon

DISPONIBLE

Cythèle, la prêtresse du dieu des morts, revient à Corollis où l’histoire de son cruel destin a eu des conséquences inattendues. Guidée par la prophétie sibylline de son dieu, elle se donne pour quête...

Le Dit de Cythèle • Tome 3 • La Citadelle du titan

DISPONIBLE

Cythèle et ses compagnons laissent derrière eux un monde en proie au chaos. Dans la forteresse de Triliock, les quatre aventuriers errants décident de partir pour le Nord de Mytheiril, un continent de glace...

Bloody Marie

DISPONIBLE

L’humanité s’est répandue dans la galaxie, et ses colonies finirent par être séparées par la distance. Il y a trois générations, les hommes et les femmes ont recommencé à voyager, donnant naissance à un nouvel espoir...

Le Dit de Cythèle • Tome 4 • Le Souffle du dragon

DISPONIBLE

Cythèle et ses compagnons, après avoir quitté un Asgard déchiré par la guerre, reviennent sur Thorion Weir, le monde d’origine de la prêtresse de Plutonis, pour retrouver l’âme d’Irgolène, dernier membre de la famille...

Anges foudroyés

DISPONIBLE

Tire-d’Aile vient à la vie dans l’atelier de maître Saule, un magicien particulièrement talentueux. Être de bois et de magie, il découvre un monde féerique peuplé de créatures merveilleuses où les sylphes virevoltent dans le vent et où les animaux sont parfois d’éloquents orateurs...

2087

DISPONIBLE

Pour que le jour continue de se lever, Tire-d’Aile doit mourir : c’est sur cette révélation que s’achevait le voyage du garçon en terres d’Uriam. Terrifié, celui-ci s’enfuit dans la forêt. Ses amis, Nacre le loup blanc et Sulran l’homme des bois, se lancent à sa recherche...

Actualité

2087 est dispo !

18/05/2012

Comme annoncé la semaine dernière, aujourd'hui paraît 2087, alors si vous ne faites pas partie des veinards qui ont pu se rendre aux Futuriales samedi dernier, c'est le moment de découvrir ce roman noir cyberpunk de David Bry dans un Paris crade et embrumé ! Merci à tous d'être venus si nombreux !

Pour ceux qui veulent rencontrer David Bry, on vous rappelle les quelques dédicaces déjà prévues !
- le 20 mai, au Salon du livre de Saint-Cyr-sur-Morin
- début juin (date encore non communiquée), à la FNAC des Halles à Paris
- le 29 septembre, à la librairie l'Antre-Monde à Paris
- le 7 octobre, au Salon du livre d'Esternay

Enfin, on vous laisse avec quelques mots de l'auteur :

BBE : 2087 est ton premier roman de science-fiction. Pourquoi, après ces cadres fantasy, as-tu décidé de créer cet univers dystopique, futuriste et sombre ? Quels sont les thèmes qui demeurent, malgré un cadre différent ?

David :
Tout est parti d’une chanson, et d’une image qu’elle a fait naître dans mon esprit : celle d’un policier qui avait perdu quelqu’un, et qui, désespéré, ne pouvait que regarder brûler sa maison. Gabriel, le personnage principal du roman, venait alors de naître (même s’il a énormément évolué après) et, sans le savoir, je venais de poser la première brique de 2087. À partir de cette première idée, très loin de ce que j’écris habituellement, j’ai eu envie de me plonger dans l’histoire de ce héros torturé vivant dans un monde futuriste, noir et froid, dont j’avais eu la première image en arrière-plan de cette maison enflammée.

Malgré le changement d’univers, quelques thèmes que j’affectionne particulièrement sont en effet présents dans 2087. Il y a d’abord le choix, qui s’oppose à la notion de destin. Faire un choix est quelque chose de très fort, de parfois très lâche, d’autres fois extrêmement courageux. Le choix parle beaucoup de soi-même. J’aborde également dans ce roman d’autres sujets qui me sont chers, comme l’amitié, les marques du passé, les liens tissés entre les êtres et qui sont parfois mis à rude épreuve.




2087 en exclusivité aux FUTURIALES !
10/05/2012

 À l'occasion de la sortie du roman 2087 dans la collection À dé couvert, un roman noir cyberpunk dans un Paris crade et embrumé, David Bry l'auteur vous donne rendez-vous aux FUTURIALES ce samedi 12 maià Aulnay-sous-bois pour une sortie en...




La collection À dé couvert à l'honneur !
18/01/2012

Tout d'abord, nous sommes heureux de vous annoncer la sortie dans toutes les librairies et sur notre boutique en ligne de Anges foudroyés, le nouveau roman de Philippe Tessier...




Appel à texte Anthologie Space Opera: un mois de plus !
21/09/2011

L'appel à textes lancé il y a quelque mois pour une Anthologie Space Opera sur le thème des rapports entre colons humains et écosystème (et sur le premier contact) devait se terminer à la fin du mois de septembre, mais suite...




Bloody Marie dispo + interview
27/05/2011

Aujourd'hui sort dans toutes les bonnes librairies de France et de Navarre Bloody Marie, le roman inédit de space opera pirate de Jacques Martel. A cet occasion, nous vous présentons une petite interview d'un auteur influencé...




Bloody Marie à Aulnay-sous-bois en avant-première
11/05/2011

Ce samedi 14 mai aura lieu  la deuxième édition du festival les Futuriales au parc Dumont d'Aulnay-sous-bois. L'occasion pour Jacques Martel de dédicacer en avant-première des exemplaires de son roman...




Interview pour le Dit de Cythèle tome 2 et 3
17/03/2011

Les Larmes du démon et la Citadelle du titan sont les deuxièmes et troisièmes tomes du cycle de fantasy le Dit de Cythèle, dont l'univers a été créé par l'auteur pour ses propres parties de jeu de rôle. Pour vous donner envie de vous plonger dans...




Appel à textes pour anthologie SF planet opera !
04/03/2011

Dans un an environ, en début d'année 2012, Black Book Editions sortira une anthologie de nouvelles SF planet opera. L'appel à textes est ouvert, donc nous invitons les auteurs, experts et jeunes talents...




Un roman disponible cette semaine !
21/02/2011

Après Créatures pour Polaris, d'autres nouveautés sont à prévoir dans les semaines à venir !
Pour commencer, vous allez pouvoir vous replonger dès cette semaine dans la richesse...




Des romans à gagner !
25/01/2011

Jusqu'au 31 janvier prochain, le site ActuSF, en partenariat avec Black Book Editions, vous propose de participer à un concours qui vous permettra de gagner le roman poético-med-fan de Philippe Tessier, Les loups...


Interview pour le Dit de Cythèle tome 2 et 3

17/03/2011

Les Larmes du démon et la Citadelle du titan sont les deuxièmes et troisièmes tomes du cycle de fantasy le Dit de Cythèle, dont l'univers a été créé par l'auteur pour ses propres parties de jeu de rôle. Pour vous donner envie de vous plonger dans le monde de Nicolas Cluzeau, voici une interview peaufinée par notre responsable roman.

Interview Nicolas Cluzeau

"je continue toujours de jouer de toute manière, car c’est quelque chose qui n’a pas de fin" - Les Larmes du démon

BBE : Tu as dit avoir écrit La Ronde des vies éternelles dans une période très sombre de ta vie, ce qui avait influencé la tonalité de ce premier tome. Est-ce toujours le cas ? À quelles évolutions peut-on s’attendre dans ton style et dans l’atmosphère pour ce second tome ?

Nicolas Cluzeau : Il est vrai que La Ronde a marqué un tournant dans ma vie, et aussi dans ma carrière littéraire. Une sorte de pierre blanche. Ou noire, pour rester dans le ton. Mais il fallait ensuite aller de l’avant. Ne pas m’appesantir sur un ouvrage né de mes démons et de mes angoisses. Pour Les Larmes du Démon, j’ai commencé une vaste entreprise de reconstruction de ce que j’avais détruit dans le premier tome. Cependant, cette reconstruction a aussi un prix, comme l’on verra. Donc le livre a plus une ambiance positive malgré les morts, les massacres et les tueries. Quant au style, il reste toujours soutenu et riche, mais moins que pour La Ronde. Un peu plus d’humour, aussi, peut-être. J’avais besoin de rire un peu après l’immense coup de dépression noire de La Ronde.

BBE : Qu’est-ce qui t’a donné envie de te diriger vers cet univers démoniaque assez atypique, au lieu d’un autre nombreux plan de ton multivers ?

NC : En fait, c’était un plan démoniaque que j’avais déjà développé dans le cadre d’une novella qui n’a jamais été publiée. Je voulais développer un peu l’aspect non fini du Multivers, aussi. Comme beaucoup de Strates inférieures, DesrelWhurd a été un des essais manqués de plusieurs démiurges, et a été laissée à l’abandon. Je voulais montrer qui étaient ces princes-démons et leur clique, pas des princes d’un enfer comme nous le montrent les diverses religions de notre monde, mais simplement des plans qui n’ont pas eu le bonheur d’être développés jusqu’au bout, ou qui ont été abandonnés, mais où la vie, aussi différente soit-elle, avec toutes ses anomalies et ses aberrations, a pu grandir et obéir à différentes lois.

BBE : Dans ce tome, tu mêles infiltration, humour et polar. Est-ce une volonté consciente pour dépasser La Ronde des vies éternelles, pour ne pas enfermer ce cycle dans un ou quelques genres, ou alors une continuité logique, qui t’a paru évidente ?

NC : C’est pour moi une évidence, en fait. Je ne planifie pas vraiment le ton et le genre que je veux donner à un récit, un roman, une nouvelle. Je le sens, ou je ne le sens pas couler de mon imagination. Structuré, toujours, mais aussi dans une grande marmite où je mélange tout ce qui m’est cher : le dépaysement total, les mystères, les scènes d’action et de grand spectacle (comme diraient mes joueurs de jeu de rôle : « Nicolas, tu as encore mis un sacré paquet de fric dans les effets spéciaux » hé hé). Pour en revenir à ta question, je suis pour la fusion des étiquettes en une seule, et j’écris ce que j’aimerais lire, essentiellement, parce que ça me plaît d’imaginer des histoires intenses imprégnées d’énigmes et de drames éminemment humains – même à travers des personnalités ou personnages non humains.

BBE : Comment as-tu pensé la structure politique et sociale de ce monde démoniaque ? Est-ce qu’il s’agissait pour toi de t’inspirer de schémas existants pour critiquer, refléter ou pousser à son paroxysme un modèle existant, ou au contraire as-tu cherché à expérimenter quelque chose de plus atypique, d’original, en essayant de te détacher au maximum des systèmes connus ?

NC : A mon arrivée en Turquie, je me suis imprégné de son histoire récente et de son histoire ancienne, des coups d’état divers qui ont eu lieu au vingtième siècle. Le coup d’état qui a lieu sur la Strate inférieure de DesrelWhurd peut avoir été inspirée de cette connaissance récemment acquise, je l’avoue sans honte. De là, je me suis efforcé de m’éloigner du modèle pour arriver à la critique d’une société où le paraître écrase l’être, ou des aberrations sociales se créent à partir de la collaboration de certains à un système de valeurs inutiles, qui vit par l’oppression d’une frange de sa population, population qui accepte d’autant plus son destin pour la chance de pouvoir y réchapper par une ignoble loterie.

BBE : Un cliché bien connu réduit les littératures de l’imaginaire à des genres d’évasion, qui « fuient » le réel. Qu’en penses-tu ?

NC : Je méprise les étiquettes qu’on met sur les genres. La littérature est, ou n’est pas, quel que soit le thème abordé. En effet, les lecteurs ont l’impression de fuir le réel, mais en fait un auteur, comme il m’est déjà arrivé de le dire, puise toute son inspiration dans une imagination nourrie d’autres auteurs, de la mythologie, des légendes, des événements de sa vie, et surtout du monde qui l’entoure. Vouloir dire qu’on s’évade, je le croyais moi aussi, je l’ai cru longtemps, mais nous ne faisons que nous évader au cœur de nous-mêmes, dans notre psyché, pour la creuser, pour la comprendre, car que nous soyons lecteurs ou écrivains, nous essayons avant tout de nous comprendre nous-mêmes. Les années jeu de rôle – et je continue toujours de jouer de toute manière, car c’est quelque chose qui n’a pas de fin – m’ont permis de me découvrir une identité, une personnalité que je dissimulais dans les replis d’une carapace engendrée par l’enfance, l’adolescence, les problèmes familiaux. Donc, pour moi, la réponse est négative : on ne fuit pas le réel, on s’y enfonce plus encore pour trouver une réponse à ses attentes quotidiennes.

BBE : As-tu déjà pensé que notre monde réel était une strate de ton multivers, et si oui, à le prendre comme cadre d’un roman ou d’une nouvelle ? Lequel de tes personnages pourrait-on voir débarquer ?

NC : En fait, je ne l’ai jamais pensé : j’en suis sûr. Car je l’ai écrit dans mon tout premier roman, Embûches. J’y décris l’arrivée des « Nordhommois » sur Thorion Weir comme des exilés de la « Terre des Origines » après une grande catastrophe. Il s’agit bien sûr de notre monde quelques milliers d’années plus tôt, même si je n’ai pas décidé d’une période quelconque pour faire un parallèle avec les trois mondes de la Trinité titanique. La plupart de mes nouvelles se déroulant sur notre Terre à nous sont imprégnées de divers éléments que j’ai déjà utilisés dans mes romans et nouvelles au sein de Thorion Weir. Il suffit de les déceler. Quant à faire débarquer un personnage sur Terre, je n’ai pas d’idées particulières, ni d’envie en ce moment. Peut-être plus tard.

"J’avais juste des envies personnelles de combats épiques" - La Citadelle du titan

BBE :

Pourquoi avoir choisi le cadre glacé des mythes nordiques, plus courant en fantasy que le monde démoniaque du précédent tome, par exemple ?

NC : Tout simplement parce que c’est un des aspects culturels de notre monde, avec les mythologies grecques et, dans une moindre mesure, celtiques, avec lequel je me sentais le plus à l’aise. Je m’y sens toujours à l’aise, mais j’y ai aussi ajouté quelques mythologies supplémentaires depuis, comme la mythologie d’Asie centrale. Il est vrai que l’ambiance se prêtait aussi au vent de la légende, à ce souffle épique qui m’a porté sur ces terres. Et après un monde de feu, un monde de glace et l’Asgard éternelle me semblaient appropriés pour faire la transition.

BBE : Les combats épiques prennent ici de nouvelles dimensions. Est-ce une manière de préparer la fin du cycle ou de se « lâcher » après les tensions et le suspense dus à l’aspect « infiltration et espionnage » du deuxième tome ?

NC : Non, rien de tout cela. J’avais juste des envies personnelles de combats épiques impliquant des navires aériens et des dragons à cette époque. Aussi, je les ai mises en scène dans le cadre de l’intrigue qui, même si elle est assez linéaire, implique là aussi plusieurs groupes de personnages différents dont le destin est d’entrer en collision à un moment ou à un autre. Le décor nordique s’y prêtait, ainsi que l’arrivée de nouveaux personnages, et le départ d’autres.

BBE : Dans ce tome, le point de vue des opposants à Cythèle (le groupe d’Euronémès, les armées de Gunnar) est bien davantage mis en valeur que dans les précédents. Pourquoi ce changement ?

NC : Je voulais juste montrer un autre groupe de personnages qui ne s’embarrassent pas de scrupules, mais dont les desseins, finalement, sont beaucoup moins meurtriers que Cythèle. Le contraste est saisissant, d’ailleurs, dans les buts de chacun des groupes. Finalement, Euronémès, Turiya et Barhan ne font qu’accompagner, dans un premier temps, un libérateur venu mettre à bas un tyran, alors que les actions de Cythèle et de ses compagnons vont aller, pratiquement avec leur aval, à l’encontre de cette révolution, dans un état d’esprit plus conservateur – cependant, avaient-ils le choix, c’est la question que l’on peut se poser. C’est là un paradoxe que j’adore mettre en scène. Le groupe de héros qui commet finalement un acte conformiste, et le groupe de criminels qui s’associent par intérêt, mais tout de même, aux héros d’une révolution justifiée.

BBE : Est-ce que l’existence de personnages comme Ambre, Triliock ou Merraz précède et inspire l’écriture, ou les crées-tu spécifiquement pour les besoins d’une narration particulière ?

NC : Ils précèdent l’écriture. Je crée toujours, comme pour le jeu de rôle, les personnages qui vont intervenir dans un récit ou un roman bien avant de me lancer dans l’écriture. Je détaille leur parcours, ce qu’ils vont faire, quelle est leur personnalité, et ensuite le récit doit s’articuler autour d’eux et de leurs actions/réactions, et non le contraire. Souvent, comme d’habitude, ils ont tendance à vouloir vivre tout seul et à échapper à mon contrôle. En général, je sais comment finit une histoire et j’ai un plan de trame plus ou moins détaillé, mais l’intervention de personnages et leurs personnalités sont souvent source de changement qu’il me faut gérer de manière plus ou moins drastique.

BBE : Comment choisis-tu les personnages qui vont rejoindre ou quitter l’histoire ? Est-ce défini à l’avance, avant même d’avoir entamé l’écriture ?

NC : Je pourrais te renvoyer à ma réponse précédente. Je ne dirai pas qui rejoint et qui quitte l’histoire ici, car ce serait dévoiler certaines parties de l’intrigue et de la suite qui va avoir lieu dans Le Souffle du dragon. Cependant, je dirai ceci : je n’ai pas un choix exactement prédéfini. Je m’adapte à la personnalité de celui ou celle qui vit dans le récit. S’il semble logique qu’il y ait un départ, alors je le mets en scène et explique les raisons dans un dialogue. Vers la fin de l’écriture de La Citadelle du titan, je savais qui allait continuer à suivre Cythèle, et qui allait partir. Mais avant, j’étais encore dans l’expectative, et c’est bien, j’adore me surprendre moi-même. Ce doit être ça, le côté schizophrénique de l’auteur qui lui procure un immense plaisir.


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