Le Mur de l'échelle du savoir [CONCOURS pour la PP LAELITH] 73

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"Votre Roi Dieu est mort"

Vous rappelant que vous êtes tous mortels...

Je déteste cette ville, non, plus précisément je déteste sa surface. Et je vous déteste vous, tous...Vous avez voulu nous emprisonner, murant vos caves et les tunnels qui donnaient accès au monde du dessous. Vous aviez peur, et plutôt que d'affronter le danger, vous avez préféré l'enfermer, l'emprisonner, pour l'oublier, pour continuer vos petites vies pathétiques, vous croyant en sécurité. Vous avez eu tort, car à l'abri de vos regards, le danger que vous craigniez tant a grandi, a grossi pour devenir si fort que vous ne pourrez jamais l'arrêter...

Douleur, lorsque l'air pur pénètre mes poumons, me faisant regretter l'air lourd et vicié des souterrains que j'arpente d'habitude. Comme à chaque fois, il me faut quelques minutes pour m'habituer et pouvoir enfin respirer normalement. La nuit enveloppe ma silhouette sombre, elle me protège, m'offre la protection de son obscurité. Je suis sorti parfois de jour, mais l'expérience est trop... douloureuse, le bruit qui meurtrit mes tympans, la foule qui me bouscule, et le soleil, cet affreux soleil qui m'éblouit jusqu'à me rendre aveugle et dont la morsure sur ma peau est plus douloureuse que celle d'un chien des enfers.

Mes pas me mènent toujours plus haut. J'évite quelques pauvres hères, un groupe de jeunes braillards aviné, une patrouille que le cliquetis des armures trahit avant même que je les vois. Les ombres m'offrent leur protection et je continue ma progression, échappant à vos regards.

Je monte, toujours et encore, et je m'interroge comme à chaque fois. Qu'est ce qui vous pousse à toujours vouloir aller plus haut ? Et lorsque vous avez atteint le sommet, vos tours continuent à s'élever vers le ciel, comme si vous vouliez atteindre... quoi ? Stupide et pathétique. Cette obsession vous hante tellement que vous en oubliez que vos pieds resteront toujours rivés au sol et que vos constructions ont besoin de solides fondations. Car sans une base solide et durable, tout s'écroule, tout se brise, comme un château de carte soufflé par le vent.

Vous avez fait une erreur, une grossière erreur en désertant le sous sol en nous laissant en prendre possession pour en faire notre royaume. Car le jour où nous le souhaiterons, vos éphémères constructions disparaîtront lorsque le sol se dérobera sous vos pieds, brisant ainsi vos rêves futiles d'élévation. Vous serez englouti et cette ville immonde ne sera plus qu'un mauvais souvenir.

Le Mur de l'Echelle du Savoir. Mes pas m'ont mené jusqu'à cette construction où s'accumulent les inepties stupides et inutiles. Mes doigts courent sur la pierre froide, jusqu'à trouver... un espace libre.

Votre Roi Dieu est mort.

Et bientôt votre monde s'écroulera.

Ecrit en lettre de sang...

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Rien ne m'obligeait à rester à Laelith mais j'avoue que dès le début, la cité m'a fasciné. J'y ai tout de suite vu un potentiel en matière d'aventure alors je suis pas parti. Et mis à part quelques sorties dans les contrées avoisinantes - et dans un plan éloigné, mais ça c'est une autre histoire - je ne l'ai plus jamais quittée. Il faut dire que l'endroit ne manque pas d'occasions de vivre de sa condition d'aventurier.

J'en ai vécues des aventures ici, mais certaines m'ont plus marquées que d'autres. Par exemple, j'ai eu l'occasion de rencontrer le célèbre Langue Coupée. Eh ouais, comme je te le dis. C'était une sacrée affaire. J'enquêtais sur un meurtre, un marchand je crois. Les indices êtaient maigres et les compagnons que j'avais trouvé pour l'occasion peu portés sur la réflexion. De fait, ils sont rapidement partis dans l'idée que c'était un confrère jaloux qui avait commandité l'affaire. Moi j'étais sceptique parce que j'avais trouvé un cheveu d'or sur place. Pas juste blond, vraiment en or.

Ouais bon, là comme ça, ça semble anodin, mais j'avais au cours d'une précédente aventure rencontré une créature dotée d'un corps de boeuf, d'ailes et d'un buste humain. Et elle arborait une magnifique chevelure d'or. Je l'ai d'ailleurs occise et j'ai ramené sa tête à mon commanditaire, un certain Lucius Strack, un riche collectionneur, qui m'avait dit à cette époque que c'était la seule créature au monde à posséder une chevelure en or massif. Quand j'ai vu ce cheveu, j'ai donc aussitôt associé les deux.

Je suis donc monté voir Strack pendant que mon groupe suivait son autre piste, mais le bougre avait refourgué la tête plusieurs mois avant à un membre de la Guilde de Langue Coupée, en paiement d'une dette. J'ai donc écumé les tavernes pour tenter de rencontrer le maitre de la guilde. Ça a fini par payer, puisque trois jours plus tard, j'étais enivré, baillonné, emmailloté puis bringuebaladé dans les souterrains de la ville. Ça secouait tellement que j'ai du gerber à plusieurs reprises. Et j'ai pu rencontrer le fameux Langue Coupée. On a causé de mon affaire, du cheveu d'or. Il a souri, il m'a remercié - j'ai pas compris pourquoi - et m'a fait ramener en haut.

Le lendemain, le fils de mon macchabée était assassiné. A ce que j'ai compris après, le gamin bossait pour Langue Coupée et piquait un peu dans la caisse du boss depuis plusieurs mois. Le maitre de la guilde cherchait un coupable mais sans succès. Le fils du marchand avait du récupérer un cheveu d'or sur ses fringues pendant ses filouteries. Puis il avait eu une altercation avec son père. Au cours de laquelle il a perdu ce cheveu. Ce qui l'a conduit à sa perte. Ne histoire incroyable....

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20 ans… Cela fait déjà 20 ans que Laéta (voir post ci-dessus) a rejoint ma table de jeu. Elle en avait assez de rester au placard (comprenez sa chemise cartonnée colorée) et m’avait réclamé si elle pouvait reprendre du service avec des amis PJs. Avoir une Courtisane (règles Casus s’il vous plait) à sa table était assez atypique pour moi qui avait déjà du mal à apprendre le métier de MJ. Laéta est née à Laélith avec un autre MJ que moi. Ayant fui la Cité 4 fois Sainte, elle s’est retrouvée perdue dans les déserts secrets pour finalement échouer à Glénor, Ville-Etat au carrefour de plusieurs royaumes. Avec ses amis, elle mit en échec les fameuses Capes Noires, des cultistes déséquilibrés cherchant à ouvrir un portail à leurs folles divinités. Elle rencontra le Dieu-Magicien Xarxar de la civilisation perdue de Darla, mis sur le trône d’Al-Sheera le jeune Calife Yanis, devint la Sultane de Nadjida. Pendant longtemps, elle vécue une idylle avec le Prince des Voleurs Azir d’Al-Sheera. Aujourd’hui Laéta vit toujours à Glénor où elle a créé sa propre Maison des Plaisirs. Cela fait plusieurs fois qu’elle me réclame de retourner dans sa cité natale. N’ayant jamais connu Casus Belli première génération lorsqu’ils étaient édités, je ne suis pas en possession des célèbres hors-séries. Mais grâce à BBE et à la réédition augmentée (je devrais être en possession d’une Offre Lithoracle –Enigme) de ce célèbre cadre de campagne, mon petit doigt me dit que La Belle va enfin voir son souhait exhaussé en 2017.

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Le mjÇ est un mec de ta race..Le joueur regarde la carte..Hum c est où Tarace?
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"Notre Très Saint Roi-Dieu Nin Premier a mis en place une police secrète pour enquêter sur la mort suspecte du Défunt Teaphanerys XIV et pour éviter que cela ne se reproduise. Les provinces sont en cause. Les terrasses vont être ratissées. Méfiez vous de Couic"

Anonyme.

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"La nature reprendra ses droits sur la civilisation"

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XRUREED
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« Abdel Seymar, il a du caractère… » A ces mots, la joyeuse troupe d’étudiants se mit à rire. Je restais seul, interloqué, à ne pas comprendre. Aussi le lendemain, je menais mon enquête. Un camarade étudiant finit par me donner l’adresse de son atelier. J’avais toute la matinée essuyé des refus polis de mes congénères sans comprendre leur réaction fuyante.
En arrivant devant l’entrepôt, je constatais l’activité bourdonnante de l’atelier. De hautes fenêtres laissait filtrer une lumière claire, presque aveuglante. Lorsque je m’approchais, un molosse m’arrêta et me demanda ce que je voulais. Je balbutiais quelques mots d’excuse au moment où un demi-elfe s’approcha. Après quelques questions abruptes, il se présenta sous le nom de Devel et me dit qu’on pourrait avoir besoin de moi, si je cherchais un travail. J’acquiesçais et c’est ainsi que je pénétrais dans l’enceinte de l’imprimerie.
Devel m’expliqua que Maître Seymar était arrivé il y a trois ans avec une nouvelle machine qui permettait de reproduire à l’infini des ouvrages de qualité. Je lui demandais d’où il tirait sa magie mais Devel me rit au nez. Nulle magie ici, affirmait-il ! De la science, oui. Et il m’expliqua comment, à l’aide d’une presse que quatre hommes manipulaient avec énergie et de quelques caractères de plomb, Maître Seymar opérait ce miracle de la connaissance.
J’intégrais l’équipe des compositeurs immédiatement. C’était un travail lent, fastidieux et méticuleux. Mais les odeurs d’encre et de papier emplissaient mes narines et je ne pus m’empêcher de tomber sous le charme de l’entreprise. Je vis le maître des lieux, accompagné de son ingénieur, un gnome répondant au nom de Philemon de Fraid, inspecter quelques épreuves et s’enfermer avec le vénérable professeur d’Hoist pour une conversation que j’imaginais pleine d’intelligence. Il régnait ici une atmosphère particulière dans laquelle se mêlaient la concentration des corps et les sueurs de l’esprit. Comme si le savoir devenait quelque chose de tangible.
En partant, Devel me donna mes pièces et m’encouragea à revenir le lendemain. Sur le chemin du retour, j’eu la désagréable sensation d’être suivi. Je me retournai plusieurs fois, sans rien remarquer.
Ce n’est qu’en passant la porte de mon immeuble que je distinguais avec précision une robe rouge juste avant qu’elle ne se dissimule au coin de la rue.
Tous les soirs, pendant la semaine qui suivit, j’apercevais la même robe rouge, au même endroit, au même moment. J’en vins à appréhender cet instant en frissonant. Lorsque je m’en ouvris à Devel, celui-ci se contenta de me répondre que la Cité était pleine d’esprits fermés qui refusaient de voir le progrès que la liberté pouvait accorder.
Cependant, au cours de la deuxième semaine, je fus victime d’une agression. J’étais certain que le prêtre de l’oiseau de feu qui me suivait était là, au coin de la rue. Mais il ne fit rien pour me venir en aide. Le lendemain, je me présentais à l’imprimerie et annonçais à Devel que je ne travaillerai plus pour lui. Contrairement à mes craintes, Devel ne fit aucune objection. A peine avais-je finis ma phrase que déjà il s’approchait d’un autre curieux.

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Voiles blanches sur l'onde paisible

Jettent au port des visages anonymes

Qui dans cette troupe le plus s'avine

Dans les bras de la Lulu s'échine

Ici des doigts creusent et s'acharnent

À tisser l'espoir qu'une merveille

Surgira du creuset ou du rouet

L'ultime objet de leur désir

Cité d'or cité d'ailleurs

C'est ici que règne la Splendeur

Dix mille mains posées sur son c½ur

S'illuminent chaque jour à toute heure

Palais d'or palais dormant

Où sommeillent les manticores

Pierre vivante dans le temps immobile

Murmure dans l'ombre du trône bénit

Brume d'argent qui s'élève à l'aurore

L'esprit vise les mots précisent

Le Savoir, Mythes et la logique

S'y confondent dans la méprise

Et dans ce temps se négocient

Sur les marches abruptes des marges s'affinent

Au pied du temple marchandent les hommes

Attendant l'or et la puissance

Cité Sainte Ô voyageur

C'est ici que règne le pire et le meilleur

Dix mille mains posées sur son c½ur

Le Roi Dieu veille sur toi à toute heure

Rues cruelles que nie la moindre brise

Des ténèbres que seule la lune incise

Murs en ruine qui chuchotent l'indicible

Avenue mornes que fuit l'âme lucide

Et sous le sol grouille la marmaille

Enfants niés par des parents sans mémoire

Dans les dédales milles fois souillés

Attendent l'heure de la ripaille

Cité d'airain si t'es d'ailleurs

C'est ici que règne la terreur

Dix mille mains posées sur ton c½ur

Te consument chaque jour à toute heure

Et dans la faille glissent les soupirs

Au fond du gouffre chantent les martyrs

Dans l'eau glacée des yeux se figent

Et dans le Lac dansent de noirs souvenirs

Poème a deux voix de Heron Petit et Path Happon

Accompagnent en vers vos anniversaires, mariages et autres évènements

Impasse de la Passe d'oie - Echelle de la main qui travaille

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Damien, David, Laura et leurs amis sont en colonie sur le bord du lac d'Altalith.
Lors d'une balade matinale, l'un des moniteurs les interpelle.
- "C'est bien les gamins, vous êtes sages. Si vous voulez, cet après-midi, je vous ferai visiter les ruines de Laelith."
- "C'est quoi Laelith ?", demande le petit Damien.
- "C'est une vieille ville, mais il n'en reste pas grand chose", répond le mono.
- "Et pourquoi a-t-elle disparu comme ça ?", insiste le petit garçon.
- "Et bien tu sais, c'était une ville très peuplée et très connue. Il s'y passait des choses formidables et les gens y vivaient des aventures incroyables. Mais à cause d'une émission de télévision, du jour au lendemain, les gens ont cessé de croire au fantastique et au merveilleux, et la ville a périclité jusqu'à disparaître."
- "Et bien moi, je crois au fantastique et au merveilleux", lui répond Damien. "Tu sais quoi ? Un jour, mes amis et moi, on reconstruira la ville".

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PRIEZ VO DIEUX ET VOTRE ROI LAELITHIENS

LA MEUTE VOU TRAQURA POUR C QUE VOS PROFANATEURS ONT FAIT

LA GRIFFE

splash

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Brève de comptoir :

- meuuh non jsuis pas bourré !

- si

- non jte dis !

- si et en plus tu hurles, tu t'entends pas.

- heey hoo ! Jte dis que jvais bien, j'encaisse moaaa !

- bon comme tu veux, de toute façon moi c'est moi et toi t'es toi, c'est comme ça jte connais maintenant.

- Quoi ? Comment ça tais-toi ?! Toi tais-toi !

- hein ? Mais non t'as pas compris ...

- dis que jsuis con en plus ! Tu viens de me dire tais-toi !

- oui mais toi t'es toi, c'est comme ça, pas grave.

- mais non jme tait pas ! Toi ta gueule !

- raaa mais c'est pas vrai ça, bon tu sais quoi ? Moi jme rentre et toi ... tais-toi !

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Brève de comptoir :

- bon faut que tu m'aides.

- ah oui ?

- ouais, je vais ouvrir un autre débit de boissons dans le quartier et j'hésites entre plusieurs noms commençant par BAR.

- dis toujours.

- le BARbar, le sliBAR, le BARaime, le codeBAR, le BARon, le BARjo, le BARnum, le BAR orque, le BAR aux maitres, le BAR à thym, le BARiton, le BARbotte, le BAR et vous, le BARbouse, le BAR hier, le BARbiche, le BARbouille, le beau BAR, le BARouf, le BAR de fer, le BARbu, le cléBAR ...

- heuu tu veux que je te dise ?

- quoi ?

- laisse tomber, ressers moi plutôt un autre verre.